de Katherine Pancol
Souvent la vie s’amuse.
Elle nous offre un diamant, caché sous un ticket de métro ou le tombé d’un rideau. Embusqué dans un mot, un regard, un sourire un peu nigaud. …
Il faut faire attention aux détails. Ils sèment notre vie de petits cailloux et nous guident. Les gens brutaux, les gens pressés, ceux qui portent des gants de boxe ou font gicler le gravier, ignorent les détails. Ils veulent du lourd, de l’imposant, du clinquant, ils ne veulent pas perdre une minute à se baisser pour un sou, une paille, la main d’un homme tremblant.
Mais si on se penche, si on arrête le temps, on découvre des diamants dans une main tendue… Et la vie n’est plus jamais triste. Ni le samedi, ni le dimanche, ni le lundi…
Il s’agit de la troisième partie de cette trilogie entamée avec La valse lente des tortues et Les yeux jaunes des crocodiles (si on peut lui donner ne serait-ce qu’un mérite – elle en a d’autres -Katherine Pancol a le don du titre qui titille la curiosité). J’avais bien aimé le premier, personnages attachants, surtout cette Joséphine Cortès, fragile et malhabile avec la vie, ses deux filles, sa sœur Iris, sa mère, et tous les écueils d’un destin ordinaire pourtant un peu extraordinaire. J’avais apprécié le deuxième opus, un peu polar, un peu éso, mais bien dans la veine tendre et sur le fil du rasoir du premier. Le troisième, c’est un peu celui de trop. Déjà, le titre aurait pu mettre la puce à l’oreille : l’auteure s’est prise à son propre jeu. Ensuite, c’est un festival de bons sentiments et de bonnes personnes, de gentils qui défendent les gentils et de quelques pas gentils qui sont bien punis. On retrouve tous les personnages des premiers tomes, plus quelques autres, dont Pancol, faute d’avoir choisi, n’a le temps que d’ébaucher l’aventure, les laissant parfois en rade, échoués sur la côte escarpée des idées mal entamées. Ce qu’on avait aimé dans La valse, les personnages attachants, un peu tout croches, ce qu’on avait aimé dans Les yeux, les intrigues bien ficelées et bien menées, on ne le retrouve pas dans Les écureuils. Tout va un peu à vaut l’eau, et si les écureuils sont tristes le lundi, bein, nous on l’est aussi un peu en lisant ce roman qu’on aurait bien aimé aimer.
Un de trop? sans doute.



