Archive pour la catégorie ‘Thriller’

Agônia

3 avril 2012

de Thierry Serfaty

Le Maître du Fight, un dangereux psychopathe, ne fera plus de victimes dans l’Institut de soins pour enfants phobiques. Erick Flamand et sa femme, Laura, qui l’ont neutralisé, n’ont qu’un tort : s’en réjouir, et croire que leur nièce Léa y sera en sécurité… Quand un disciple dépasse son maître sur l’échelle du mal, et que les pièges se referment sur lui, Erick n’a plus le choix : pour terrasser le monstre, il va devoir se battre sur tous les fronts… jusqu’à défier ses propres démons.

Troisième roman d’un cycle sur la manipulation mentale, Agônia apporte quelques explications aux questions que le lecteur avait pu se poser au cours des deux premières enquêtes. Mais laisse aussi à la place à un fort probable quatrième :)

J’avais vraiment aimé les deux premiers tomes de ce cycle, La nuit interdite et Peur. Nous sommes toujours dans le registre de la phobie, et l’enquête que l’on croyait résolue ne l’est pas ! Le Maître a des disciples qui prennent sa relève et laissent présager de nouvelles victimes dans des circonstances aussi horribles que précédemment.

Depuis le début du cycle, je me suis attachée aux deux personnages principaux : Erik Flamand et sa femme Laura, mais aussi à certains personnages secondaires. J’ai eu plaisir à les retrouver dans ma lecture et à en apprendre encore d’avantage sur eux.  Laura et Marina notamment sont un peu plus fouillées et de manière intéressante. Erik nous laisse toujours sur notre faim, bien que plusieurs faits soient dévoilés. Le grand absent est Laurent qui fait figure de marionnette à mon grand regret.

Mon premier bémol vient cette fois-ci de certaines descriptions notamment des caractéristiques physiques de Laura. On aura bien compris depuis La nuit interdite qu’elle est d’une grande beauté, et c’est okay :) Mais il me semble que mentionner toujours et encore l’étonnement de son entourage devant tant de beauté devient un peu lassant… J’aurais préféré voir développer le côté intérieur encore plus, car elle n’est pas juste belle Laura…Elle porte pas mal de complexités en elle, qui sont plutôt prometteuses pour ce type d’intrigues…

Mon second bémol vient du dénouement un peu rapide cette fois-ci…Si la teneur des rebondissements est intéressante et apporte vraiment un plus à l’intrigue, je suis restée sur ma faim quant à la facilité avec laquelle l’un des derniers arrive (impossible d’en parler sans dévoiler bien trop :) ).

Dans l’ensemble, je reste vraiment contente de ces enquêtes, et espère que Erik et Laura reviendront pour clore ce cycle prochainement.

Ah oui, et puis je viens de découvrir tout à fait par hasard que Thierry Serfaty est en fait l’auteur de Oskar Pill, une série jeunesse qu’il écrit sous le nom de Eli Anderson. Je sais ce qui me reste à faire :D :D

Le cinquième patient

10 mars 2012

de Thierry Serfaty

Le cinquieme patient Thierry Serfaty

Lorsqu’un malade vous menace de mort pour vous convaincre de le tuer, lorsque le fric et les combines sont plus forts que la santé de milliers d’hommes, lorsque vous ne savez plus qui sont vos amis et que les morts s’enchaînent. Il n’y a plus grand chose à faire.

Mais il faut le faire vite.

Ce n’est un scoop pour personne, depuis ma découverte de cet auteur avec le Sang des Sirènes, je suis une fan :)

Encore une fois, un livre qui se lit vraiment bien et une action qui ne faiblit pas. Certains rebondissements sont un peu prévisibles, je dois bien l’avouer, mais globalement l’intrigue est bien ficelée. La théorie du complot pharmaceutique est facile à croire et à suivre. Impeccable pour une journée de tempête comme aujourd’hui :)

Mon bémol vient du personnage principal, Eydan Corr, que j’ai trouvé un peu insipide. Les personnages secondaires sont à mon avis plus intéressants, gentils et méchants d’ailleurs.

Bref, ce n’est pas le titre de Serfaty que je garderai en mémoire. :) Ceci dit, je suis bien plus fan de sa série avec Erik Flamand, et j’ai Agonia en stock… A venir bientôt !

Le gêne de la révolte

6 janvier 2012

de Thierry Serfaty

Le gêne de la révolteElles sont jeunes, attendent un enfant, elles ne se connaissent pas.
Et pourtant elles vont mourir dans les mêmes conditions, aussi fulgurantes qu’inexplicables, laissant un peu partout dans le monde la science et les enquêteurs impuissants.
Un flic métis, violent et meurtri, une gynécologue rigide et passionnée, une femme, prix Nobel de génétique, et un journaliste désabusé… tous n’ont qu’une obsession : percer ce mystère, même si leur enquête doit les conduire au coeur de l’Afrique. Ou de l’enfer.

Ayant déjà lu deux livres de cet auteur, et les ayant beaucoup aimé, je me suis plongée très vite dans Le gêne de la révolte, que le papa Noël m’a apporté ;)

Comme pour les précédents ouvrages, je n’ai eu aucun mal à entrer dans l’intrigue. Le personnage principal, Vincent, est un policier au passé chargé et au présent douloureux. Il est accompagné dans son enquête d’autres personnages intéressants, tels que Ina Klein ou Madeleine Roy.

L’enquête se déroule dans les banlieues “chaudes” ainsi qu’en Côte d’Ivoire. Le rythme est assez soutenu et les explications scientifiques un peu confuses, mais globalement, mon intérêt s’est maintenu tout au long de ma lecture.

J’ai regretté que les personnages ne soient pas un peu plus fouillés. Il me semble qu’il y avait pas mal de matière…

D’une manière générale, c’est un livre qui se lit vraiment bien, et très vite. Adeptes des grands complots scientifiques, vous ne devriez pas être déçus ;)

 

Le bonhomme de neige

2 décembre 2011

de Jo Nesbo

Oslo, novembre 2004, la première neige tombe sur la ville. Dans le jardin familial des Becker, un bonhomme de neige fait irruption, comme sorti de nulle part. Le jeune fils remarque qu’il est tourné vers la maison et que ses grands yeux noirs regardent fixement leurs fenêtres. Dans la nuit, Birte, la mère, disparaît, laissant pour seule trace son écharpe rose, retrouvée autour du cou du bonhomme de neige. Dans le même temps, l’inspecteur Harry Hole reçoit une lettre signée “le bonhomme de neige” qui lui annonce d’autres victimes. Plongeant son nez dans les dossiers de la police, Harry met en lumière une vague de disparitions parmi les femmes mariées et mères de famille de Norvège. Toutes n’ont plus donné signe de vie le jour de la première neige. D’une sobriété étonnante, Harry Hole va se retrouver confronté, pour la première fois de sa carrière, à un tueur en série agissant sur le territoire norvégien et qui le conduira jusqu’au gouffre de sa folie.

Je lis peu de romans contemporains et celui là fut mon premier roman norvégien. Prêté par une copine, dont j’ai hâte de découvrir la bibliothèque, je n’étais pas emballée plus que ça au début, mais j’étais curieuse de découvrir un nouveau style, toujours avide de nouvelles découvertes.

Ce suspense angoissant ne m’a pas emporté tout de suite, j’ai dû me forcer à pénétrer l’écriture et le monde de l’auteur, très froids et parfois télégraphiques. Aussi froids peut-être que le pays d’origine de monsieur Nesbo. Je ne vous dirais rien sur l’intrigue, si ce n’est qu’on se laisse vite prendre, une fois que tous les personnages et les histoires parallèles et se mêlent et s’entrecroisent.

Je recommande à tous les amateurs de romans à policier et de suspense et aussi aux autres, qui comme moi, voudraient découvrir autre chose!

Hunger games

14 novembre 2011

de Suzanne Collins

Hunger games

‘Once I’m on my feet, I realize escape might not be so simple. Panic begins to set in. I can’t stay here. Flight is essential. But I can’t let my fear show.’

Winning means fame and fortune. Losing means certain death. The Hunger Games have begun…

Ça fait bien un an que j’ai entendu parler de ce livre et que je souhaitais le lire… Quand je l’ai acheté, ma fille de 12 ans s’est littéralement jetée dessus et a dévoré les 3 tomes en moins de temps qu’il ne faut pour le dire…

Premier mot ?       Wow…

J’ai entre les mains de la littérature jeunesse. Je ne m’attendais pas à ça, c’est clair !

L’histoire ?

Un futur qu’on ne sait pas situer… proche ? lointain ? Aucune idée… Ce qui est certain, c’est qu’il s’est passé un paquet de choses en Amérique du Nord et que maintenant, ça s’appelle Panem, que c’est divisé en 12 districts, identifiés par un simple numéro, plus une partie centrale : le Capitole… Ah oui, on sait aussi que la vie dans le District 12 est tout sauf rose. On est mis dans le bain dès la première page !

Chacun de ces districts fournit chaque année 2 adolescents tirés au sort aux Hunger Games… Ces jeux, que l’on peut finalement comparer à des jeux du cirque romain, ont été instaurés à la suite d’une rébellion des districts contre l’autorité du pays… La rébellion a été maitrisée et en représailles, le 13ème District a été détruit… et ces jeux ont été imposés aux autres…

Voilà l’ambiance ! Ça calme, n’est-ce pas ?

Dans ce contexte, Katniss, 16 ans, survit et fait survivre sa mère et sa petite soeur, leur père étant décédé dans un accident minier.

A l’heure du tirage au sort pour les prochains Jeux, c’est sa petite sœur de 12 ans qui est désignée et Katniss se porte alors volontaire et prend sa place. Ce tome suit le parcours de Katniss et de Peeta, le deuxième “candidat” du District 12.

Littérature jeunesse ?

J’ai déjà régulièrement des romans jeunesse que ma fille aime. Fantastique, science fiction, tous ont pour point commun de mettre en scène des adolescents comme héros…  Toutes mes précédentes lectures “jeunesse” ont aussi en commun une certaine facilité au niveau de la trame, des rebondissements et surtout des thèmes…

Celui-ci m’aura surpris par la profondeur des sujets… Une société manipulée par un pouvoir dictatorial, qui se maintient en place en partie par l’imposition de ces jeux du cirque télévisés dans lesquels les protagonistes ont entre 12 et 16 ans et sont obligés à se battre entre eux jusqu’à ce que mort s’en suive… Ce voyeurisme télévisuel poussé à l’extrême de la cruauté. Les extrémités auxquelles un grand nombre sont poussés lorsqu’ils sont en proie à la faim et à la misère.

Des sujets et d’actualité mais placés dans un futur dystopique. Je ne m’attendais pas à ça pour un livre “pour jeunes”.

Et sinon, qu’en ai-je pensé ?

Je l’ai commencé… Il m’a fallu allez, disons 10 pages pour m’en imprégner… et je ne l’ai plus quitté !

Lu en v.o., donc je pensais perdre pas mal… mais pas du tout… ce qui m’a le moins plus, c’est le “tout au présent”… C’est pas la première fois que je note ça dans les romans jeunesse, ça me dérange toujours un peu… Mais je n’ai pas une connaissance assez forte des techniques littéraires anglaises pour juger… C’est juste que moi, j’aime bien un peu de conjugaison dans les temps :D

En dehors de ça ? Ce bouquin est incroyable… Katniss est attachante, touchante. C’est une survivante et il n’y a rien à redire à son personnage. Ses incertitudes, son attachement forcené à sa famille, son réalisme par rapport à tout ce qui l’entoure, sa crédulité par moment. Tout sonne juste et à propos.

Les jeux sont fabuleusement bien mis en scène. Cruauté et violence sont palpables mais ne tombent jamais dans le gore (j’aurais détesté). Les rebondissements arrivent à point, ne sont pas “tout cuits”, ne sont pas non plus trop nombreux…

Le dénouement annonce un autre tome, mais qui n’essaierait pas de surfer sur un succès assuré ? Il n’en reste pas moins que ce livre se finit parfaitement bien pour clore cette première aventure tout en laissant supposer une nouvelle intrigue.

Vous vous doutez bien que je vous parlerai prochainement de la suite…

Ah oui, et j’ai appris qu’un film est en cours… Je ne suis pas étonnée… et je me laisserai prendre au jeu d’aller le voir.

Une nuit sur la mer

8 novembre 2011

de Patricia MacDonald

Une croisière aux Caraïbes qui tourne mal. Une mère qui ne se résigne pas à la mort ” accidentelle ” de sa fille. Un criminel au-dessus de tout soupçon… Jamais Patricia MacDonald n’aura autant mérité sa réputation de reine du suspense psychologique.

L’histoire : Shelby, femme indépendante, a élevé seule sa fille Chloé, secrétaire médicale, qui semble mener une vie sans problème entre son mari Rob, et leur petit garçon Jeremy. Pour Noël, Shelby offre au jeune couple une croisière dans les Caraïbes. Un cadeau fatal : Chloé disparaît en mer, tombée du balcon de sa cabine…

Mon avis : Une impression de déjà vu : la croisière, la disparition d’un passager, une fin un peu tirée par les cheveux… Mais le tout se laisse lire. J’ai connu meilleur livre de l’auteur… A louer à la médiathèque, cela ne vaut pas la peine de l’acheter…

Le troisième jumeau

19 septembre 2011

de Ken Follett

Comment deux vrais jumeaux, dotés du même code ADN, peuvent-ils être nés de parents différents, à des dates différentes ? C’est pourtant ce qui arrive à Steve, brillant étudiant en droit, et à Dennis qui purge une peine de prison à vie.Pour s’être intéressée de trop près à cette impossibilité biologique, Jeannie Ferrami, jeune généticienne de Baltimore, va déchaîner contre elle l’Université et la presse, cependant que Steve, dont elle s’est éprise, est accusé de viol, sa victime l’ayant formellement reconnu.Une seule hypothèse : l’existence d’un troisième jumeau. En s’orientant vers cette piste étrange, Jeannie ne se doute pas qu’elle touche à de formidables secrets, qui impliquent l’Amérique au plus haut niveau.

Je trouve cet auteur intéressant par les différents genres auquel il s’attaque… Je le connaissais par ses thrillers militaires du genre le réseau Corneille, et j’ai depuis des mois son pavé historique les Piliers de la terre dans ma Caisse A Lire. Le troisième jumeau rentre encore dans un autre genre, roman policier aussi mais dans un environnement plus scientifique.

Jeannie est un docteur qui travaille sur les jumeaux et cherche à mettre en évidence l’influence de l’éducation et des gènes sur le comportement humain.

Suspens au programme bien entendu. Pour prouver l’innocence de celui qu’elle aime, Jeannie se plonge dans une enquête qui va lui faire découvrir un complot au plus haut niveau. Recherches scientifiques un peu dépassées (le bouquin a plus de 10 ans), rebondissements un peu téléphonés parfois, dénouement auquel on s’attend assez vite…C’est un polar bien monté mais qui ne restera pas dans ma mémoire…

Ceci dit, cette lecture m’aura donné le goût de replonger dans un polar scientifique… Je crois que je vais partir en quête qu’un roman de Serfaty que je n’aurais pas encore lu…

Miserere

20 janvier 2011

de Jean-Christophe Grangé

Miserere Jean Christophe Grangé

CE SONT DES ENFANTS. ILS ONT LA PURETÉ DES DIAMANTS LES PLUS PARFAITS. AUCUNE OMBRE. AUCUNE INCLUSION. AUCUNE FAILLE. MAIS LEUR PURETÉ EST CELLE DU MAL.

C’est toujours un piège d’ouvrir un roman de Jean-Christophe Grangé. On se dit qu’on va juste en humer les premières pages et puis, bing !, en un clin d’oeil, vous voilà pris au piège, cramponné au fort volume qui fi le à cent à l’heure. AL. F., Livres Hebdo.

Il y a là de quoi leurrer les plus éprouvés des lecteurs de Grangé. Et assez d’ombre pour les contenter. Alexis Brocas, Le Figaro Magazine.

J’ai acheté ce livre à la gare en attendant un train, comme ça, spontanément, sans même lire la 4ème de couverture, juste sur un coup de tête parce que ça faisait longtemps que je n’avais pas lu un Grangé.

Dès le début, j’ai aimé la présentation des deux personnages principaux : l’arménien et le russe. Qualificatifs pratiques puisqu’ils permettent d’éviter des répétitions de noms tout au long d’une page, mais aussi parce qu’ils campent tout de suite les deux personnages chacun dans sa singularité. Ils ont chacun un secret, mais ce n’est que vers la fin de l’histoire qu’ils seront dévoilés au lecteur.

Avez-vous regardé l’image sur la couverture ? J’avais lu plus de la moitié du livre quand j’ai pris la peine de vraiment la regarder et que l’étrange mélange abstrait de noir et de bleu s’est transformé en image précise. Avant je ne voyais que des formes floues qui selon ma logique devaient être en rapport avec la drogue qui joue aussi un rôle important. Après le déclic visuel, le Mal devenait bien plus présent et dérangeant !

Le sujet du livre est bien sûr terriblement cruel, on s’en doute, mais on ne veut pas y croire. Il s’agit d’enfants, d’enfants chantant dans des chorales d’église. Où peut donc être le mal dans un tel contexte ? Ah, la première piste est facile : église catholique + jeunes garçons…Trop facile. Ce mal existe, chez Grangé aussi, mais on passe rapidement à un mystère bien plus grand qui entoure ces petits chanteurs à la voix si pure.

Si vous aimez Grangé, je vous le conseille, sinon, âme sensible s’abstenir. Les descriptions sont très détaillées et l’imagination de l’auteur nous laisse une fois de plus sans voix devant de telles atrocités.

Mémoire trouble

10 novembre 2010

de Lisa Unger

Mémoire trouble - Lisa Unger

Cette femme qui fait ses courses s’appelle Annie Powers. Pour l’état-civil, elle est mariée, bien intégrée à la communauté, mère d’une charmante petite fille. Cette femme qui fait ses courses s’appelait Ophelia Mardi. De cette existence-là, l’oubli n’a pas tout effacé. Les crises de panique chroniques, sa phobie de l’eau sont les vestiges d’un passé que personne ne soupçonne : un beau-père serial killer, une cavale meurtrière avec le fils de ce dernier, lui-même passablement dérangé, son changement d’identité… Aujourd’hui, Ophelia est morte en elle. Pourtant, il suffira d’un rien pour la ressusciter. Une silhouette sur la plage, un détective privé, et, peu à peu, la mémoire lui revient. Mémoire trouble, fragmentée, mensongère… Et lorsque des fantômes prennent d’assaut sa nouvelle vie, Annie ne peut compter sur personne d’autre qu’elle-même. Mais sait-elle vraiment qui elle est ?

Wouhaou ! J’ai été littéralement bluffée par ce bouquin.

Je découvre cette auteure et je suis entrée dans son jeu avec facilité, me suis passionnée pour Ophélia/Annie, une héroïne attachante et atypique.

Toute la construction est faite pour déstabiliser le lecteur.

Annie est la narratrice et parle à la première personne. Ses souvenirs en tant qu’Ophélia sont eux évoqués par bribes et arrivent sans qu’on soit prévenu. Par moment, nous suivons aussi un enquêteur véreux mais attachant, Harry.

Le livre nous balance dans plusieurs époques. Le présent d’Annie, maman d’une petite fille pleine de vie, marié à un homme aimant, et malgré ce tableau idyllique, pourquoi tant de tension, pourquoi tant de malaise? Le passé d’Ophélia, jeune fille mal-aimée, en souffrance, élevée par une mère instable, manipulée comme un jouet…  Mais qui est gentil, mais qui est méchant… Qui veut aider Annie, qui lui souhaite du mal ? Impossible de le savoir ou d’en être tout à fait certain. Tout balance, oscille, et nous fait douter de tout, nous empêche d’être sûrs de la suite, sûrs de la vérité… C’est implacable et fait de main de maître !

Je ne veux pas en dire plus de peur de donner des indices… Pour faire court, j’ai été extrêmement impressionnée et vais de ce pas partir dans “Cours ma jolie”. Je suis bien contente d’avoir fait cette découverte !

Juste un regard

2 novembre 2010

de Harlan Coben

Juste un regard Harlan Coben

Et si votre vie n’était qu’un vaste mensonge ? Si l’homme que vous avez épousé il y a dix ans n’était pas celui que vous croyez ? Si tout votre univers s’effondrait brutalement. Pour Grace Lawson, il a suffi d’un seul regard. Juste un regard sur une photo vieille de vingt ans pour comprendre que son existence est une terrible imposture. Mais le cauchemar ne fait que commencer…

Voici un livre qui m’aura tenu en haleine toute la soirée… Je l’ai beaucoup apprécié… notamment la construction, un peu à la façon d’un puzzle… avec les pièces qui s’assemblent, de manière irrégulière, tantôt d’un côté, tantôt de l’autre… mais l’ensemble se forme petit à petit.

J’ai aimé l’intrigue en elle-même aussi, même si au départ, elle ne paraissait pas être d’une originalité flagrante (une femme dont le mari disparaît, et elle découvre qu’il n’est pas l’homme qu’elle croyait…). Mais Grace est attachante, Jack intriguant et attachant aussi… les personnages secondaires bien campés.

L’histoire se révèle plus complexe, et est pleine de rebondissements. J’aime aussi le fait que tout ne se termine pas pour le mieux dans le meilleur des mondes, ce qui rend l’ensemble beaucoup plus crédible.

Beaucoup de suspens, de pistes possibles… A la manière de “Ne le dis à personne”, l’héroïne mène sa propre enquête, mêlant son propre passé à ce qui se passe aujourd’hui. Le fait de suivre directement un des “méchants” donne un rythme plus soutenu…

Il est fort probable qu’on le retrouve adapté au cinéma un de ces jours… Ce livre a tous les ingrédients pour faire un bon film…


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