Jamaica Inn

by

de Daphné Du Maurier

Orpheline et pauvre, Mary Yellan n’a pas d’autre ressource que de quitter le pays de son enfance pour aller vivre chez sa tante, mariée à un aubergiste, sur une côte désolée de l’Atlantique. Dès son arrivée à l’Auberge de la Jamaïque, Mary soupçonne de terrifiants mystères. Cette tante qu’elle a connue jeune et gaie n’est plus qu’une malheureuse, terrorisée par Joss, son époux, un ivrogne menaçant, qui enjoint à Mary de ne pas poser de questions sur les visiteurs de l’auberge. Auberge dans laquelle, d’ailleurs, aucun vrai voyageur ne s’est arrêté depuis longtemps… De terribles épreuves attendent la jeune fille avant qu’elle ne trouve le salut en même temps que l’amour. Dans la grande tradition romantique des soeurs Brontë, la romancière anglaise, auteur de Rebecca, nous entraîne avec un sens prodigieux de l’ambiance et de l’intrigue au coeur d’un pays de landes et de marais battu par les tempêtes, où subsiste la sauvagerie ancestrale des pirates et des naufrageurs.

C’est pas que je veuille vous raconter ma vie, mais les livres… c’est toute une passion chez moi… et dans ma famille en général…

L’auberge de la Jamaïque, c’est un peu ma madeleine à moi… Je la revois, la bibliothèque de mamie, au sous sol mal éclairé et plein de toiles d’araignée… mais tant de livres que je ne peux pas résister et que je surmonte ma peur pour aller y faire un tour dès que j’ai un moment… L’odeur un peu humide, les livres un peu poisseux, certains qui se déchirent à moitié quand je les ouvre, d’autres à moitié collés… et ces bouquins tous jaunis auxquels je reviens toujours !

Au milieu d’un paquet de navets (oui, ma mamie n’était pas du tout une intello😀, faudrait que je vous parle un jour de ses bouquins), des perles qui m’ont fait aimé les livres et la lecture, comme De grandes Espérances, dont je vous ai déjà parlé ou… L’auberge de la Jamaïque… Ces deux livres entre autres me suivent partout… ils sont le  souvenir de mes découvertes livresques de mes 12-14 ans et je ne m’en déferais jamais (encore qu’ils se défont maintenant au point que je n’ose pas les rouvrir).

Mon précieux livre a donc échappé à mon fameux dégât des eaux du printemps dernier et je viens de le ranger précieusement ce soir… ce qui m’a donné l’envie de vous en parler… Non pas que je l’ai relu, non, je le connais par cœur.  Non, juste le plaisir de vous en parler😉

L’auberge de la Jamaïque, ce fut ma première rencontre avec Daphné Du Maurier. Mon premier vrai roman de la littérature britannique. Une avalanche d’émotions… de la peur, de l’angoisse, de la terreur… mais aussi de l’amour, de la frustration, de la peine.

En fermant les yeux, je peux encore revoir les paysages que je me suis imaginée alors de la Cornouaille, sentir la pluie et le vent. Aucun film ne peut arriver à la hauteur de ce que j’ai pu créé dans mon subconscient… et j’ai fait deux ou trois cauchemards sur des plages embrumées… croyez moi !

En refermant ce livre la première fois, je pense que je n’avais jamais ressenti autant d’émotions. Et c’est sans aucun doute une des lectures qui m’aura le plus marqué et qui aura déclenché mon goût des livres, que dis-je… ma passion des livres !

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3 Réponses to “Jamaica Inn”

  1. Ikebukuro Says:

    Je suis un peu comme toi, pour moi, c’est Dix petits nègres, ça a été mon premier livre d’adulte et ensuite chez ma tante, j’ai trouvé toute la série des Jalna, cette saga familiale que j’ai adorée et qui m’occupait les vacances d’été.

    • Cath Says:

      No way, tu connais la série des Jalna !!!!!!!! Je les ai tous je crois… Ma grand mère les avait en 2 exemplaires, tous super vieux, et j’ai hérité d’une des deux collections😀
      Les Whiteoak m’ont passionné pendant un paquet d’étés moi aussi:D
      Et au fait, Mazo de la Roche est un Canadien😉

  2. Olive Says:

    Ah, l’Auberge de la Jamaïque. Les landes rudes, les brumes et les embruns des côtes de Cornouailles. Je me souviens avoir ouvert ce roman sur un malentendu – le titre me laissait imaginer une histoire de flibuste, une nouvelle « Ile au trésor », voire même un « Pirate des Caraïbes » avant l’heure si vous voulez ! Passée cette méprise, j’ai été complètement happé. Une ambiance sombre et sauvage, une vraie histoire qui nous tient en haleine, une solitude et une angoisse qui deviennent palpables.
    Mon oeuvre préférée de Daphné du Maurier

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