Et qui va promener le chien ?

by

de Stephen McCauley

Et qui va promener le chien Stephen McCauley

« Il y a Clyde, le gay mal remis d’une rupture. Il y a le beau Marcus, son colocataire résolument hétéro, mais incapable d’entretenir une relation adulte. Et puis il y a Otis, pauvre clébard traumatisé par on ne sait quels malheurs passés. Bref, un trio d’inadaptés en butte aux petites difficultés de la vie quotidienne. Pas de quoi fouetter un chat, diront les amis des animaux. Sauf que cette chronique douce-amère est signé Stephen McCauley, un gaillard qui a en commun avec Woody Allen le génie du détail qui tue, qui fait mourir de rire, plutôt.
Délicieux comme un bonbon acidulé »

Pour ceux qui me connaissent, pas de doute possible : un titre pareil ne pouvait que m’attirer.

Ce n’est pourtant pas un roman récent, loin de là, mais je l’ai trouvé dans une foire au livre et cette bonne tête de chien sur la couverture, plus le titre ont fait le reste😉

Je ne suis pas tombée sous le charme. Il m’aura fallu pas mal de temps pour le finir, je l’ai abandonné plusieurs fois pour d’autres lectures, puis finissais pas y retourner.

Le narrateur, Clyde, m’a plu. Oui il a des soucis, oui, il n’est pas super bien dans sa vie, mais je ne l’ai pas trouvé si inadapté que ça. Il est blessé et n’ose pas avancer.

Il dit à un moment quelque chose qui m’a interpellé:

« J’éprouvais un besoin particulièrement pressant de vivre ma vie comme si j’attendais qu’elle commence. … je me trouvais dans un curieux état de vie suspendue »

Par ailleurs, il est attentif à ses amis, à sa famille… en demande de leur attention également, sans vraiment le proclamer. C’est un personnage intéressant auquel je me suis attachée.

Marcus, quant à lui, ne l’est pas… Il est fade mais beau… ou beau mais fade… Prenez le dans le sens que vous préfèrerez😉 Louise est plus intéressante, blessée elle-aussi et clairement inadaptée.

Ben, le fils de Louise, est bien plus que Otis, le chien qu’il a recueilli, une sorte de bouée de sauvetage pour Clyde. L’arrivée de ce jeune garçon est un déclencheur. Un moyen d’exprimer un trop-plein d’amour qu’il a en lui, et qu’il ne peut exprimer ni à son père qui le rejette, ni à sa sœur, ni à ses amis.

Roman américain sur la société dans tous ses travers les plus incohérents… De nombreuses belles choses mais pas un coup de cœur.

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Une Réponse to “Et qui va promener le chien ?”

  1. Buckette Says:

    Ah tiens, une chronique sur ce livre. Il est dans ma PAL depuis un an et en le commençant, je n’arrivais pas à accrocher. Je vais re-tenter de le lire puisque toi aussi tu as décroché plusieurs fois🙂

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