Archive for the ‘Littérature américaine’ Category

Silo

5 août 2015

De Hugh Howey

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Dans un futur postapocalyptique indéterminé, une communauté d’hommes et de femmes à organisé sa survie dans un silo souterrain géant. Du monde extérieur, devenu hostile, personne ne sait rien, sinon que l’atmosphère y est désormais irrespirable. Les images de mauvaise qualité relayées par d’antiques caméras, montrant un paysage de ruines et de dévastation balayé de vents violents et de noirs nuages, ne semblent laisser aucune place à l’illusion. Pourtant certains continuent d’espérer. Ces individus, dont l’optimisme pourrait s’avérer contagieux, représentent un danger potentiel. Leur punition est simple. Ils se voient accorder cela même à quoi ils aspirent: sortir.

Je suis tombée en arrêt à la librairie devant ce livre dont le résumé m’a paru alléchant tant il contenait des ingrédients de SF dont je raffole.

Première constatation, il se lit très très vite. Peut être même un peu trop. La SF, normalement, demande quand même un peu de réflexion.

Première partie, premier ‘héros’, on est intrigué, surpris un peu, intéressé sans aucun doute.
Seconde partie, second ‘heros’, okay, ça explique le sacrifice du premier… Belle promenade dans le silo, intéressante verticalité des choses. On aimerait plus de descriptions mais ce n’est que le début, patientons. Des personnages secondaires prometteurs, qu’on aimerait être plus détaillés.
Puis troisième partie, Juliette en premier plan. Des personnages intéressants autour d’elle mais toujours assez peu détaillés. Un méchant sans grande consistance. L’action devient de plus en plus prévisible. Le bannissement n’apporte rien d’imprévu et c’est dommage.
D’une manière générale, mon sentiment sur ce premier tome est que cette idée de silo est un peu gâchée et que ce monde cylindrique aurait pu être développé de manière bien plus spectaculaire. Même si la lecture est agréable, c’est plus une déception et un manque qui restent une fois fini ce livre. C’est vraiment dommage.

Les tomes suivants apporteront-ils ce qui m’a manqué dans celui-ci? Je l’espère mais sans grande conviction après quelques recherches sur le net. Mais tant pis, je me ferai ma propre idée.

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Toutes les familles sont psychotiques

2 octobre 2013

de Douglas Coupland

Toutes les familles sont psychotiques Douglas Coupland

2001, dans une Floride en technicolor, les Drummond sont réunis pour assister au départ dans l’espace de la cadette Sarah.

Divorce, Sida, drogue, lettres anonymes, coups de feu, chantage, marché noir, … sous la plume de Coupland, la comédie burlesque devient une épopée moderne, une satire irrésistible de notre époque vue à travers la folie d’une famille américaine moyenne.

Voici une saga familiale particulièrement déjantée ! Je me suis donc plongée dans ce livre choisi totalement au hasard et dont je ne savais qu’une seule chose au départ, c’est une satire sociale américaine.

Attention cependant, ne vous attendez pas à éclater de rire à chaque page. Le ton est très caustique et les différents personnages sont malmenés par le sort. Il est très facile de s’attacher à cette famille, plus difficile de s’identifier à elle bien entendu 😉 Leurs aventures rocambolesques rendent la lecture fluide et facile. L’émotion vient des sentiments à vif de chaque membre de la famille Drummond.

Qui sont-ils? Janet, la soixantaine, sidaïque et accroc a des médicaments interdits… Mère de Sarah, astronaute à qui il manque une main et qui doit décoller prochainement a bord de la navette spatiale ;  Wade, sidaïque également, escroc à la petite semaine, sortant juste de prison ; Bryan, dépressif et suicidaire et futur père d’un enfant que la mère veut aller vendre au plus offrant ! Ajoutons Ted, le père, atteint d’un cancer en phase terminale, et Nicky, la femme de Ted, atteinte du Sida également… Sans oublier les petites amies et mari de toute cette clique, qui ne sont pas en reste au niveau des calamités qui les atteignent…

Je ne suis pas totalement convaincue par l’ensemble, essentiellement parce que j’ai toujours du mal avec trop d’exagération dans ce type de livre, mais j’ai malgré tout eu plutôt du plaisir a lire ce livre, et surtout, je retenterai cet auteur si je le recroise.

Cet instant-là

8 mai 2013

de Douglas Kennedy

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Écrivain new-yorkais, la cinquantaine, Thomas Nesbitt reçoit à quelques jours d’intervalle deux missives qui vont ébranler sa vie : les papiers de son divorce et un paquet posté d’Allemagne par un certain Johannes Dussmann. Les souvenirs remontent… Parti à Berlin en pleine guerre froide afin d’écrire un récit de voyage, Thomas arrondit ses fins de mois en travaillant pour une radio de propagande américaine. C’est là qu’il rencontre Petra. Entre l’Américain sans attaches et l’Allemande réfugiée à l’Ouest, c’est le coup de foudre. Et Petra raconte son histoire, une Histoire douloureuse et ordinaire dans une ville soumise à l’horreur totalitaire. Thomas est bouleversé. Pour la première fois, il envisage la possibilité d’un amour vrai, absolu. Mais bientôt se produit l’impensable et Thomas va devoir choisir. Un choix impossible qui fera basculer à jamais le destin des amants. Aujourd’hui, vingt-cinq ans plus tard, Thomas est-il prêt à affronter toute la vérité ? A la fois drame psychologique, roman d’idées, roman d’espionnage mais surtout, histoire d’amour aussi tragique que passionnée, un roman ambitieux porté par le talent de Douglas Kennedy.

Depuis que j’ai découvert Douglas Kennedy, je suis une grande fan. Je me suis donc plongée avec plaisir dans « Cet instant-là »…

On retrouve encore cette fois-ci les thèmes privilégiés de Kennedy : une vie stable mais avec un manque, un bouleversement, puis une remontée vers un autre état stable… Ce côté là devient plutôt prévisible maintenant. Mais jusqu’à présent, les situations mises en scène ont toujours été suffisamment variées et originales pour que la persistance de la trame globale ne me lasse pas.

Encore une fois, cet ouvrage a une dose de « différent » suffisante pour capter notre attention et la maintenir en alerte jusqu’à la fin.

Le contexte majeur cette fois-ci est Berlin en période de guerre froide. Plus précisément, le narrateur est un auteur qui vient de se séparer de sa femme, après une grosse remise en question. Un paquet lui arrive contenant un journal… Flash back s’en suit… et je ne vous en raconterai pas plus…

J’ai trouvé la lecture de ce livre aisée et fluide comme à chaque fois. Les étapes s’enchainent avec facilité. Des rebondissements intéressants, même si certains se pressentent. Le tout sur fond d’espionnage et de propagande… Berlin oblige 🙂 Un dénouement dans la lignée des autres livres de Kennedy, toujours une lueur d’espoir. Des choix à faire, douloureux quelques fois et rarement faciles. L’avenir est fait de ce que l’on veut en faire…

Les points négatifs ? Un petit côté caricatural à certaines scènes se passant à Berlin. Et malgré ce que j’ai pu dire plus haut: un peu moins d’originalité que dans les livres précédents…

Le secret des glaces

8 février 2013

de Philip Carter

Le secret des glaces

Zoé est L’Élue, l’héritière d’une lignée de femmes chargées de protéger un secret ancestral. Elle ne le découvre que lorsque des tueurs surgissent et l’entraînent dans une course folle qui la mènera aux confins de la Sibérie. Pour Zoé, le temps presse : elle doit non seulement rester en vie, mais aussi comprendre ce qu’est le Secret pour parvenir à le préserver. Dans sa quête, parsemée d’énigmes et de symboles à décrypter, elle est aidée par un agent spécial. Mais est-il vraiment son allié ?.

On m’a prêté ce livre, tout à fait par hasard. Et il m’aura fallu une soirée et une après midi de grand froid pour le lire 🙂

Amateurs d’aventure mêlant fantastique, mystères autour de faits historiques réels et un peu d’ésotérisme, vous devriez apprécier le secret des glaces.

Tous les ingrédients sont au rendez-vous, une belle héroïne en danger, un chevalier servant, des méchants, des secrets de famille en pagaille, un complot mondial qui remonte à la guerre froide. Vous mélangez le tout, saupoudrez d’un zeste de passion et de trahisons. Et hop ! Le tout se lit extrêmement vite, d’autant que le rythme effréné de l’histoire nous entraine au fil des pages et nous garde attentif à chaque instant.

Les côtés négatifs ? Les nombreux ouvrages du même genre ont déjà pas mal épuisé les rebondissements possibles, notamment autour des faits historiques. J’ai trouvé pour ma part, que même en restant dans l’intrigue et toujours intéressée par ma lecture, je n’étais que rarement surprise parce qui se passait…

 

Fait intéressant ou marketing ? Philip Carter est un nom de plume et cacherait un auteur « internationalement connu »… J’ai retrouvé l’article que j’avais lu l’année dernière sur le sujet 😉

http://www.actualitte.com/international/le-secret-des-glaces-est-bien-garde-31878.htm

Avec intention de nuire

6 décembre 2012

de Robin Cook

Avec intention de nuire Robin Cook

Nous sommes tous à la merci d’une erreur médicale, et il ne manque pas de faits divers retentissants pour nous le rappeler… Mais dans le cas de Patty Owen, morte en mettant au monde son premier enfant, y a t-il vraiment eu négligence du médecin anesthésiste, Jeffrey Rhodes ?

L’enquête conclut par l’affirmative. Lui seul se croit, se sait innocent. Sa vie et sa carrière brisées, il va devoir mener un combat désespéré avant de découvrir, derrière les circonstances qui ont entraîné le drame, d’effrayantes intentions de nuire…

C’est en professionnel – il a été chirurgien – que l’auteur de Virus et de Sphinx nous entraîne dans les terrifiants arcanes du monde hospitalier.

J’aime bien les polars scientifiques. J’avais découvert ce genre notamment avec Thierry Serfaty, dont je suis plutôt fan, et je poursuis la découverte avec Robin Cook.

Celui-ci nous emmène dans une course effrénée vers la vérité. Jeffrey, accusé de négligence suite au décès d’une patiente, découvre que des motifs effrayants pourraient bien se cacher derrière cette mort, mais également derrière plusieurs autres…

J’ai bien aimé la plupart de ce roman… La vitesse d’exécution, le sentiment d’urgence sont omniprésents. Les détails scientifiques sont là, mais pas au point de nous submerger… Le méchant est bien campé et sociopathe à souhait…

Mais plusieurs points ne m’ont pas emballé : d’une part cette relation quasi immédiate que je n’ai pas trouvé crédible pour un sou, et d’autre part le dénouement que j’ai trouvé fait à la va-vite…

Donc du pour et du contre, et un avis mitigé sur l’ensemble…

Je retenterai quand même Robin Cook… Donc affaire à suivre !

Chroniques de la fin du monde : Au commencement

1 décembre 2012

de Susan Beth Pfeffer

Chroniques fin du monde

Enfin c’est le grand soir : l’astéroïde dont tout le monde parle va percuter la Lune ! Familles, voisins, amis, tous se rassemblent pour observer le phénomène. Mais les choses ne se passent pas comme prévu. L’impact a été si violent que la Lune a dévié de son orbite et s’est rapprochée de la Terre. Peu à peu tout se dérègle… L’électricité puis l’eau sont coupées et les vivres commencent à manquer. Miranda et sa famille vont devoir accepter que la vie telle qu’ils la connaissaient a disparu à jamais.

Comme c’est la fin du monde bientôt, et que ma grande fille a réclamé les deux tomes suivants pour Noël, je me suis plongée dans ce premier tome des Chroniques de la Fin du Monde. Comme à chaque fois que je prends un livre jeunesse, je l’ai lu avec la curiosité d’une maman d’ado, l’avidité d’une lectrice compulsive, l’intérêt de tout passionné de SF et fantastique et dans ce cas particulier peut être aussi à la recherche de techniques de survie ??? Bin quoi, c’est humain ! 😀 😀

Bon que vous dire sur ce livre… Vous l’aurez compris, il est question de bouleversements fondamentaux ! La Lune a été frappée par une météorite, c’était prévu, c’était supposé être un spectacle et c’est la fin du monde tel que nous le connaissons.

Tout ce volume est construit à la façon d’un journal intime d’adolescente. Miranda, 16 ans, vit avec sa mère et ses deux frères en Pennsylvanie. Et elle confie chaque soir ses pensées et sa vie à son journal. Y compris quand sa vie bascule.

Les points négatifs ? Toujours les mêmes qui reviennent dès qu’il s’agit de littérature jeunesse… Une certaine pauvreté du langage, trop de simplicité dans l’écriture (ou ici la traduction). Même si on l’excuse dans ce cas particulier car on est censé lire un journal intime.

Plusieurs choses assez intéressantes cependant… J’ai trouvé que l’atmosphère était particulièrement bien rendue par cet aspect journal. Les interventions de Miranda sont courtes ou longues dépendamment de ses journées. Décousues quand elle ne sait plus où elle en est, plus construites quand elle se sent rassurée ou confiante. Notre narratrice est une ado, dans toute sa splendeur… Le monde tourne autour de ses besoins. Je me suis demandée si ma grande avait réalisé l’égocentrisme qui règne dans la première partie du livre en particulier. La catastrophe la fait murir bien entendu et on réalise en la lisant que Miranda s’ouvre petit a petit aux autres, à sa famille surtout.

La survie est le but de toutes les activités.  La mère est effrayante par moment, tout son être est tendu vers la survie de ses enfants. Cette impression de but unique est plutôt bien rendue par le pseudo huis-clos. Tout se passe dans et autour de la maison de cette famille. Quelques expéditions vers la ville la plus proche, en cas de vraie nécessité mais globalement peu de nouvelles de ce qui se passe ailleurs, pas même chez les voisins. Plus rien n’est important en dehors de la survie des membres de la famille. J’ai lu par ci par là que certains lecteurs avaient été déçus par cet aspect, j’ai quant à moi trouvé qu’il participait au côté oppressant et inéluctable de la fin du monde. Les priorités changent, il n’est plus temps d’aider et de penser aux autres. Ça laisse à réfléchir…

Voilà, une lecture dans l’ensemble qui est agréable, intéressante mais ultra facile (une soirée m’aura suffit… et pas longue la soirée…). En tous cas, je ne suis pas surprise que cela ait plus à ma fille et elle devrait aimer les prochains tomes…

Sur ce, je vous quitte et je vais faire mes provisions de conserves 😉

La maison d’à côté

19 octobre 2012

de Lisa Gardner

La maison d'à côté Lisa Gardner

Un fait divers dans une banlieue résidentielle de Boston passionne les médias. Sandra Jones, jeune maitresse d’école et mère modèle, a disparu. Seul témoin : sa petite fille de quatre ans. Suspect n°1 : son mari Jason. Tente-t-il de brouiller les pistes ou cherche-t-il à protéger sa fille ?

Mais de qui ?

Après Sauver sa peau, une nouvelle enquête particulièrement surprenante de la non moins surprenante D.D. Warren. Vous ne regarderez jamais plus une porte déverrouillée, une fenêtre entrouverte ou une page Web de la même façon…

Voici un polar qui se lit très vite. Des sujets bien difficiles, avec la maltraitance des enfants et la délinquance sexuelle. Mais peu de passages choquants car l’ensemble est traité avec beaucoup de pudeur.

L’enquête piétine, les personnages se succèdent, se côtoient, se jaugent mais pas de coupable… Jason est attachant tout comme l’est son dévouement sans borne pour sa petite fille. L’enquêtrice, D.D. est un peu casse pied avec ses besoins qui s’expriment sans qu’on comprenne vraiment l’intérêt que cela apporte à l’ouvrage… Elle est finalement assez effacée dans l’ensemble et n’apporte pas grand chose à mon avis.

Même si c’est une technique de narration assez répandue dans les polars d’aujourd’hui, il est intéressant de se promener dans les pensées de Sandra, de même que dans celles de Aidan.

Le style est fluide et le suspens nous maintient en alerte. Les pages se tournent plus que facilement !

Le dénouement est vraiment intéressant et original, bien qu’un peu rapide à mon goût. Ce qui, dans mon souvenir, avait déjà été mon impression sur le premier livre que j’avais lu de  Lisa Gardner… Disparue

Fablehaven tome 5: Keys to the Demon Prison

15 septembre 2012

de Brandon Mull

Since ancient times, the great demon prison Zzyzx has protected the world from the most dangerous servants of darkness, including Gorgrog, the Demon King. But now, after centuries of plotting, the Sphinx is on the verge of recovering the five artifacts necessary to open the legendary prison, and all friends of light must unite in a final effort to thwart the Sphinx’s designs and find a safe home for the five artifacts. To this end, Kendra, Seth, and the Knights of the Dawn will venture far beyond the walls of Fablehaven to strange and exotic magical preserves across the globe, where the end of every quest becomes the beginning of another.

In this explosive series finale, allegiances will be confirmed and secrets revealed as the forces of light and darkness collide in a desperate struggle to control the keys to the demon prison.

Voici le cycle bouclé, et le dernier tome de Fablehaven fermé.

C’est une très belle série jeunesse, que j’ai apprécié notamment pour la qualité des aventures vécues par Kendra et Seth et l’univers créé par Brandon Mull. Les descriptions des lieux sont intéressantes, l’action bien posée. Rebondissements au rendez-vous, fantastique aussi : on a notre compte de créatures magiques et de personnages maléfiques.

Les enfants aiment, rentrent dans l’histoire avec plaisir et s’attachent aux deux jeunes héros. Les personnages secondaires sont bien campés, on aimerait plus de détails sur certains, comme les grands parents par exemple, mais globalement, c’est une belle série.

Pour parler de ce dernier tome un peu plus précisément, j’ai trouvé qu’il concluait plutôt bien l’ensemble. Si la première partie est un peu calme, (trop calme ?), l’action nous rattrape par la suite. Seth ne s’améliore pas et fonce toujours sans réfléchir, Kendra est toujours assez effacée. On côtoie beaucoup plus le Sphinx, ce qui est intéressant. J’ai bien aimé le nouveau personnage de Bracken aussi..

Le dénouement est intéressant, suggérant une sorte de cycle, ce qui m’a bien plu… Difficile d’en dire plus sans dévoiler l’intrigue ! Donc stop… Ma fille a dévoré et je vais maintenant mettre tout ça sur la table de chevet de Numéro 2 !

Mes avis sur les tomes précédents ?

Cliquez par ici…

Les tomes 1 à 3

Tome 4

Le havre des morts

20 août 2012

de Patricia Cornwell

À Dover, sur l’unique base aérienne militaire américaine qui reçoit les corps des soldats tués au combat, Kay Scarpetta se forme aux techniques révolutionnaires de l’autopsie virtuelle. Elle est très vite mise à l’épreuve : un jeune homme a été trouvé mort près de chez elle, à Cambridge. Crise cardiaque, selon les premières constatations. Mais comment expliquer qu’il ait saigné après son arrivée à la morgue, sinon parce qu’il était encore vivant ? Une radiographie en 3D révèle des blessures que Scarpetta n’a jamais vues. Elle se trouve dès lors confrontée à un passé qu’elle croyait enfoui et à un dilemme plus que complexe. Déterminée à conclure avant qu’il ne soit trop tard, le Dr Scarpetta utilise les techniques de pointe apprises au Havre des morts pour confirmer ses soupçons.

Ça faisait un bon moment que je n’avais pas pris un livre de Patricia Cornwell, dont j’ai toujours aimé l’héroïne, Kay Scarpetta… Du coup, je pense que je me suis emmêlée les pinceaux en le choisissant et que j’ai dû en louper un ou deux entre  les derniers que j’avais lu et celui-ci… Tout çà pour dire que j’ai été quelque peu perdue, voire déstabilisée par le Havre des morts !

Kay Scarpetta, pour ceux qui ne connaissent pas cette série, est médecin légiste. Elle dirige un service médico-légal, c’est une femme brillante professionnellement mais avec une vie personnelle tourmentée. Les ouvrages de cette série nous font découvrir peu à peu quelques pans de son passé et Lucy, sa nièce, qu’elle protège et traite comme sa propre fille. Les enquêtes qu’elle mène incluent souvent un côté personnel, et jusqu’à présent, j’avais toujours aimé cet enchevêtrement de professionnel et de personnel, de calme extérieur et de bouillonnement intérieur, de doutes constants sur certains points mêlés à une assurance sans faille pour d’autres.

Pour la lecture de Havre des morts, j’ai été franchement déstabilisée. Kay est dès le départ différente du personnage que j’avais en mémoire. Elle ne dégage plus de passion, semble abattue sur tous les plans, presque brisée. Elle doute de tous, même des piliers qui l’entourent, comme Benton ou Lucy. De nombreuses réflexions et tirades sur son poste, son titre rende la lecture fastidieuse. Depuis le début de la série, Kay est un personnage orgueilleux, mais l’omniprésence dans ses pensées de sa position professionnelle devient lassante.

L’enquête n’est pas vraiment une enquête. La moitié des évènements est déjà connue du reste des personnages qui s’attachent finalement à cacher les choses à Kay Scarpetta tout en lui laissant les découvrir petit à petit. La lecture est compliquée, et je n’ai pas compris où l’auteure voulait en venir avec ce jeu de cache cache… Par ailleurs, les explications scientifiques sont fastidieuses, et je suis à peu près certaine qu’elles en ont rebuté plus d’un…

Bref, je suis déçue de ma lecture. Je ne sais pas si ma déception vient du fait que j’ai perdu le fil en sautant quelques tomes, ou si la série perd de son intérêt… Je vais tenter de retrouver les ouvrages manquants pour me rattraper, mais il n’en reste pas moins que celui au moins ne m’aura vraiment pas enthousiasmé…

😦

Fifty Shades of Grey – E.L. James

29 juin 2012

J’ai donc succombé au marketing et à la rumeur autour du livre de E.L. James et acheté la trilogie de Fifty Shades of Grey.
Je viens de terminer le premier volume. 

L’histoire: 
Anastasia Steel rencontre Christian Grey pour une entrevue qui donnera lieu à un article dans le journal de l’université. Grey est un riche entrepreneur. L’alchimie entre les deux est immédiate! Il la poursuit et commence alors une passion torride. Le problème: Grey est un dominateur incapable d’aimer. (Je simplifie les choses c’est un poil plus compliqué que ca).
Anastasia veut-elle d’une telle relation qui pousse ses limites physiques et émotionnelles?

Evidemment c’est chaud. Le style est très simple parlé de tous les jours, parfois cru tout de meme. Donc si vous voulez lire quelque chose de plus raffiné ca n’est probablement pas le bon livre. C’est distrayant. 
Bref à lire a vos risques et périls. C’est clair que ca stimule un peu l’imagination, et a un cote « éducatif ». Ca me rappelle un peu 9 semaines et demie. 

Sur ce, en ce vendredi soir j’ai rendez-vous avec le tome 2 et un verre de vino. Affaire à suivre donc! 

Édit:
J’ai lu les deux tomes suivants de la trilogie. L’histoire est TRÈS répétitive! Il y a aussi quelques twists façon soap opéra, bref… vers la fin j’en avais un peu ras-le-bol j’avoue.
D’un point de vue personnel, je pense que le deuxième tome était le meilleur, si on peut dire que des trois livres il y en avait un meilleur que les autres.

La version française a fait son apparition dans les librairies récemment, je suis curieuse de savoir si certaines d’entre vous l’ont lu. Je serai aussi curieuse de voir comment ca a été traduit.