Archive for septembre 2010

Mrs Dalloway

29 septembre 2010

de Virginia Woolf

Mrs Dalloway - Virginia Wolf

Le roman, publié en 1925, raconte la journée d’une femme élégante de Londres, en mélant impressions présentes et souvenirs, personnages surgis du passé, comme un ancien amour, ou membres de sa famille et de son entourage. Ce grand monologue intérieur exprime la difficulté de relier soi et les autres, le présent et le passé, le langage et le silence, le mouvement et l’immobilité. La qualité la plus importante du livre est d’être un roman poétique, porté par la  musique d’une phrase chantante et comme ailée. Les impressions y deviennent des aventures. C’est pourquoi c’est peut-être le chef-d’œuvre de l’auteur – la plus grande romancière anglaise du XXème siècle.

Une petite lecture commune avec Livraddict… et un sacré défi pour moi avant toutes choses, retrouver ce bouquin que je SAVAIS posséder et qui était perdu dans les très (trop?) nombreux cartons de livres non encore ouverts dans mon sous-sol depuis mon dernier déménagement (plus si récent que ça) !

Mission accomplie et je peux vous le dire, j’ai du mérite (et du boulot pour ranger le bazar que j’ai mis dans ces cartons qui sont toujours là, mais ouverts maintenant, avec livres en vrac pour couronner le tout !!!!!)

Et pour couronner un peu plus le tout, impossible de lire le livre confortablement car je me suis fait mal au cou… Autant vous dire que mon avis sur ce livre devra peut être être révisé dans quelques temps 😉

Mais je m’égare, qu’ai-je pensé de ce livre ?   …

Le moins qu’on puisse dire, c’est que malgré la petite taille de ce livre, il n’est vraiment pas facile à lire.

Le livre retrace la journée d’une femme, Clarissa Dalloway. Nous sommes dans ses pensées, et dans celles d’autres personnages, comme son mari ou sa fille.  Il y a aussi en parallèle Septimus,dépressif, si perturbé, si blessé… et son couple qui se meurt lentement…

Si j’aime la plupart du temps être « malmenée » par l’auteur notamment dans la construction des intrigues, j’ai eu un peu plus de mal cette fois-ci ! La présentation du livre, sans chapitre, sans dialogue est difficile, mais rend très bien le fouillis et la rapidité de tout ce qui vient à l’esprit des « narrateurs ». Mais je dois dire que ce roman très intimiste, plein de poésie… avec la tristesse qui règne dans ses pages, n’était pas ce dont j’avais besoin aujourd’hui…

Ce livre est perturbant, écrit par une femme qui était elle-même dépressive et est allée jusqu’à se donner la mort… On ressent la tension qui habite Clarissa, le malaise et la folie qui habitent Septimus. Tout est très fort, trop fort pour moi ces temps-ci…

Il y a eu aussi quelques moments qui m’ont semblé trop pompeux… et j’ai eu le sentiment que je passais à côté de quelque chose en ne le lisant pas en anglais. Mais je ne pense pas non plus que mon anglais soit à la hauteur de la puissance d’écriture de Virginia Woolf… Donc c’est une de ces lectures qui m’a fait ressentir plus que d’autres la limitation de la traduction, quelle que soit la valeur du traducteur d’ailleurs…

Je relirai ce livre… quand ma vie sera à nouveau simple et apaisée… et je pense que je le redécouvrirai et l’apprécierai bien plus que cette fois-ci.

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Au théâtre ce soir…

25 septembre 2010

Je me suis inscrite, il  y a quelques temps au challenge Tous au théâtre… et j’avais prévu de commencer non par la lecture d’une pièce, mais en allant en voir une.

Chose faite…

J’ai eu l’immense plaisir de voir Magasin Général, pièce adaptée de la bande dessinée du même nom et que j’ai lu dernièrement (mes commentaires sur le tome 1 Magasin général).

Magasin Général Théâtre de l'Ile Gatineau

J’ai lu du théâtre, comme tout le monde, à l’école, mais depuis… je n’avais jamais fait ce choix de lecture… Aller voir cette pièce aura été un excellent moyen de me réconcilier avec le genre et de me donner envie de poursuivre le challenge !

Pour ceux qui connaissent la BD, l’adaptation est extraordinaire. Les acteurs ont été choisi en particulier sur des critères de ressemblance physique avec les personnages, et c’est incroyable à voir !

Les décors sont simples et géniaux. Les chaises par exemple donnent l’impression d’avoir été extraites des planches de la BD, notamment à cause de cet effet « coup de crayon » donné par les traits noirs qui marquent toutes les arêtes vives des objets. Même effet pour les vêtements, et les plis marqués en noir !

J’ai beaucoup aimé aussi ces quelques diapositives en fond de scène qui donnent l’ambiance et créent une partie du décor.

Les textes sont extrêmement savoureux. Le parler québécois est sans pareil pour son côté imagé. La bande dessinée a été réalisée par des Européens, avec des conseils québécois pour les dialogues mais on sent malgré tout à la lecture que tout a été fait pour ne pas gêner la compréhension de nous autres, pauvres francophones du vieux monde. L’adaptation en pièce de théâtre ne se pose pas ce genre de questions ! Montée au Québec pour un public de Québécois ou de personnes vivant ici, le parler est celui d’ici et je ne pourrais pas affirmer que j’ai tout compris ! Mais j’ai tout simplement adoré, A-DO-RÉ !

Enfin les acteurs sont supers ! Amateurs pour la plupart d’après ce que j’ai lu, leurs prestations ont été extras ! Avec une mention spéciale pour Jacynthe, Noël et le prêtre !

Alors voilà, si par hasard, j’ai des lecteurs en région de l’Outaouais… Allez voir cette pièce, elle se donne jusqu’au 23 octobre au théâtre de l’Ile à Gatineau (secteur Hull) !

Le peuple du vent

22 septembre 2010

de Viviane Moore

Le peuple du vent - Viviane Moore

 

Pirou, château-fort accroché au rivage du duché de Normandie, n’aurait dû être qu’une brève étape du périple de Tancrède et de son maître Hugues de Tarse. Mais en ce mois de septembre 1155, alors qu’un froid terrible s’abat sur le Cotentin, la Mort s’invite dans la citadelle. Le haut-mal en est-il seul responsable ? Ou est-ce la passion secrète de Bjorn, le pêcheur, pour la maîtresse des lieux ? Ou ce cavalier noir qui rôde sur les grèves ? Pris dans les remous des passions, des haines et de la peur qui règnent dans la forteresse, Tancrède découvrira-t-il le secret de ses origines ? Verra-t-il se réaliser la prophétie de l’inquiétant moine rencontré
sur la lande de Lessay : « Vous irez loin, fort loin, messire Tancrède. Par terre et par mer, vers des pays où l’on parle d’autres langues que la nôtre, où l’or et l’argent tapissent les murs, où les femmes sont si belles qu’on les enferme, vous serez prince parmi les princes, et mendiant aussi…  » ?

Lorsque j’ai pris ce livre à la librairie, je dois dire que le titre et la couverture m’attiraient. Ajoutez à ceci que j’aime toujours beaucoup les polars historiques, la quatrième de couverture assez aguichante et hop, Cath ajoute un livre dans son petit panier !!!

Ce livre, je l’ai commencé… il y a 1 an ! Je l’ai fini hier !!! Entre les deux, une très longue pause parce que je n’avais pas vraiment accroché au démarrage.

En fait, je n’ai pas grand chose à reprocher à l’intrigue, ni même aux personnages rencontrés (un peu nmbreux quand même).

Nous suivons un chevalier et son disciple. Nous voyageons au XIIème siècle, en Normandie, et l’auteur nous fait de nombreuses descriptions plutôt intéressantes… Et globalement le rythme de l’enquête m’a plu.

Mais je ne me suis pas passionnée… et je ne continuerai pas avec le prochain tome.

En fait, je ne suis pas particulièrement intéressée par cette période du Moyen-Age, et je pense que ce manque d’intérêt a déteint de façon trop forte  dans ma lecture… On ne peut pas aimer tous les polars historiques, je l’ai appris avec cette lecture 😉

Bidouille et Violette – Les premiers mots

17 septembre 2010

par Hislaire

Bidouille et Violette Hislaire

Vous êtes vous déjà retrouvés dans ce genre de moment de votre vie où vous ressentez le besoin de retrouver un doudou de votre enfance ? Quelque chose qui vous ferait juste vous sentir bien, tout en oubliant le présent pour quelques précieuses minutes ?

J’avais un souvenir de Bidouille et Violette, un souvenir précieux et tout doux… alors j’ai repris ce premier volume…

Un dessin tout doux, des couleurs simples et délicates, des personnages d’une tendresse absolue… Il y a tant de poésie, tant de sentiments… Tout est beau et pur dans cette bande dessinée… passée d’âge mais que j’ai savourée… comme au bon vieux temps 😉

On parle de lecture-doudou de temps en temps n’est-ce-pas ? C’était ma lecture-doudou de cette semaine Ô combien chargée en émotions… ♥ 😦

Le grand blanc

14 septembre 2010

de Francine Ouellette

Le grand blanc Francine Ouellette

Sophie Galant, jeune institutrice, tourne le dos à tout ce qui a été sa vie jusqu’alors pour partir vers le Grand Nord. Elle se rend à Shefferville, où elle sera serveuse et où elle rencontrera ceux qu’on surnomme les « rois du ciel », les pilotes de brousse. Parmi eux, l’indomptable Luc, la « Tête d’Oiseau », et son mentor, Émile dit « Le Grand », l’homme au visage brûlé. Bientôt, le destin de Sophie s’apparentera à celui des autres femmes dont le cœur bat pour l’un de ces intrépides. Tout comme Monique et Myriam, elle entretiendra l’espoir, même quand le pire sera à craindre…

J’ai acheté ce livre sur délit de couverture, titre et nationalité de l’auteur au Salon du livre de l’Outaouais l’année dernière…
Bien m’en a pris… sauf que si j’avais été maline, j’aurais pu voir que c’était la suite d’un autre roman de cette auteure…
Ceci dit, si l’on retrouve des personnages, il se lit de façon indépendante… donc ouf 😉

Nous suivons Sophie, institutrice, qui quitte tout et part pour Shefferville pour y vivre et être serveuse pendant un an.

Connaissez-vous Shefferville ? Peu de chance en réalité. C’est au Québec, mais pas le Québec des touristes. C’est une petite « ville » au Nord quasiment à la frontière du Labrador… Je ne résiste pas à une petite extraction de Google Maps pour vous la situer…

Schefferville Québec carte

Vous noterez l’absence de routes…
Bref… Maintenant vous situez l’endroit…

Ce livre raconte l’arrivée de Sophie dans ce nouvel univers, blanc, froid, rude. Sa découverte des différents habitants de ce village, des pilotes de « brousse », qui sont les dieux vivants du coin… Sa rencontre avec Emile et le grand amour qui les lie.
J’ai beaucoup aimé la façon dont Francine Ouellette décrit le décor de ce roman et la sensibilité avec laquelle elle peint les personnages comme Emile, Sophie mais aussi Luc ou Georges, le Montagnais… Elle sait les rendre intéressants et attachants.

Ce livre raconte aussi la vie rude de ce village du Nord, l’attente des femmes de pilotes, leurs angoisses lorsque l’un d’eux est porté manquant, la solidarité des pilotes.

Il raconte le retour, l’acharnement d’Émile et de Georges à revenir après leur accident. Le retour à ses racines de Georges pour survivre et aider son ami à survivre. Une amitié profonde et un immense respect de la nature.

Voici donc une belle aventure écrite avec beaucoup de poésie.

Je poursuis donc ma découverte des auteurs canadiens dans le cadre cette fois-ci du Défi Canada – D’un océan à l’autre. Prochaine étape : Michel Tremblay qui traine depuis longtemps sur mes étagères sans que je ne franchisse le pas…

L’oiseau de mauvaise augure

8 septembre 2010

de Camilla Lackberg

L'oiseau de mauvaise augure de Camilla Lackberg

L’inspecteur Patrik Hedström est sur les dents. Il voudrait participer davantage aux préparatifs de son mariage avec Erica Falck, mais il n’a pas une minute à lui. La ville de Tanumshecle s’apprête en effet à accueillir une émission de téléréalité et ses participants avides de célébrité, aussi tout le commissariat est mobilisé pour éviter les débordements de ces jeunes incontrôlables. Hanna Kruse, la nouvelle recrue, ne sera pas de trop. D’autant qu’une femme vient d’être retrouvée morte au volant de sa voiture, avec une alcoolémie hors du commun. La scène du carnage rappelle à Patrik un accident similaire intervenu des années auparavant. Tragique redite d’un fait divers banal ou macabre mise en scène ? Un sombre pressentiment s’empare de l’inspecteur. Très vite, alors que tout le pays a les yeux braqués sur la petite ville, la situation s’emballe. L’émission de téléréalité dérape. Les cadavres se multiplient. Un sinistre schéma émerge… Dans ce quatrième volet des aventures d’Erica Falck, Camilla Làckberg tisse avec brio l’écheveau d’une intrigue palpitante. Cueilli par un dénouement saisissant, le lecteur en redemande.

On retrouve Patrick coincé entre un chef encore plus paresseux que jamais, une femme en préparatifs de mariage, une belle-sœur en cours de rédemption, un conseil municipal en effervescence et une bande de branleurs télé-réalistes bien poussés aux amphétamines pour cause d’audimat avec bien sûr en fond d’écran une épidémie de crime sans laquelle nul n’existerait.

Il s’agit du troisième roman de Camilla Lackberg que je lis. Après *Le Prédicateur* et *La Princesse de glace*. Au départ, oserais-je l’avouer, j’ai acheté le livre pour son look. Et oui, les éditions Actes Sud, avec sa collection Actes Noirs, fait bien les choses, les pochettes attirent, et puis, *Millenium *de Stieg Larsson<http://fr.wikipedia.org/wiki/Stieg_Larsson> est passé par là.

Bon, conclusion, le flacon ne fait pas obligatoirement l’onguent.

Pas que le roman soit franchement mauvais (je ne suis pas maso, je n’en aurais pas lu trois quand même), mais ce n’est pas non plus du grand polar.
La formule est assez convenue, l’auteure commence par consacrer un chapitre par personnage, et tranquillement, tout se resserre, ses personnages se croisent, interagissent et plouf! le suspect surgit de cet enchevêtrement.
Tout cela entrecoupé de petits extraits, en italique, des pensées de celui qui va s’avérer être le criminel.
Bon, c’est pas original, original, tout cela.
De plus, souvent, la chute est un peu brutale et pas très creusée.
Mais à la décharge de l’auteure, ses personnages sont sympathiques et attachants. Il y a Erika, auteure elle-aussi de polars et de biographies, qui se débat avec des combats tout féminins : ses amours, sa grossesse, son mariage! On la sent plus profonde et on aimerait que l’auteure lui laisse un peu plus de place. Un peu comme une Miss Marple à la suédoise!  Il a aussi, celui qui est devenu son amoureux (puis son mari) dans le premier roman, Patrick, inspecteur à la fois un peu gauche et malhabile mais avec beaucoup d’instinct. Il y a la soeur d’Erika, son ex, les autres membres du commissariat (dont le commissaire en chef, une caricature un peu trop…caricaturale). Les caractères sont bien plantés et conséquents d’un roman à l’autre. Ils manquent cependant d’un peu de profondeur…nous laissant souvent sur notre faim.

Autre point positif, la Suède. Le quotidien, les moeurs, les paysages y sont bien décrits, dans une simplicités toute nordique.
En résumé, un polar reposant. Pas du Mankel mais quand même!
Et réjouissez-vous, L’oiseau de mauvaise augure, se termine sur une ouverture large comme une porte de grange et subtile comme un bulldozer : il y aura une suite. Langes de bébé ensanglantés et piste nazi. Tout un programme!

Le pont dans la vase

6 septembre 2010

par Sylvain Chomet & Chevillard

Le pont dans la vase - Tome 1 - L'anguille - Chevillard ChometLe pont dans la vase - Tome 2 - Orlandus - Chomet ChevillardLe pont dans la vase - Tome 3 - Malocchio - Chomet ChevillardLe pont dans la vase 4 - Barthélémy - Chomet Chevillard 

Je suis tombée sous le charme de cette série, sortie en 1993 pour le premier tome.

Encore une fois, la collection Grafica de Glénat.

Imaginez un pont et, tout autour de ce pont, de la vase… Et comme on ne navigue pas sur de la vase, ceux qui veulent connaître le bout de l’horizon construisent d’autres ponts, comme une gigantesque toile d’araignée dont on ne connaît ni la fin, ni le commencement. Dans ce monde fantastique, Camille Park cherche qui se cache derrière l’horizon…

Le dessin est très pur avec des personnes très typés, les couleurs sont douces et donnent une ambiance incroyable à l’histoire… Quant au scénario, il est à la fois poétique, enchanteur et magique…

Le monde dans lequel nous évoluons est un monde où tout ou presque a disparu… dans la vase… Que s’est-il passé pour en arriver là ? La société vit sous une sorte de dictature pseudo-religieuse, et les scientifiques sont devenus des personnages grotesques dont l’unique but est de redécouvrir l’utilité des objets qui sont extraits de la vase.

L’héroïne, Camille, se déguise en jeune homme pour avoir le droit d’aller étudier… et cherche à comprendre… vraiment…

Une pure merveille….

J’aime la relire et je ne le pourrais plus tout de suite puisque deux des 4 tomes font partie des bandes dessinées âbimées dans mon dégât des eaux… 😦

Quand tu es parti

2 septembre 2010

de Maggie O’Farrell

Quand tu es parti Maggie O'Farrell

 

Hospitalisée dans un coma profond, Alice se souvient : de l’amour fou avec John, un journaliste, fils d’un juif intégriste qui l’a renié ; de l’étrange enfant, puis de l’adolescente fragile et rebelle qu’elle a été ; de l’affection de sa grand-mère Elspeth et des heurts avec sa mère, Ann, beauté froide et énigmatique. Et tandis que toute la famille guette le moindre signe d’espoir, la genèse du drame affleure.

Pour aimer lire Maggie O’Farrell, il faut accepter d’être « malmené »… embarqué à toute allure d’un évènement à l’autre, d’un souvenir à l’autre…

Ce livre est construit d’une façon qu’on pourrait penser décousue… Mais celà donne beaucoup de profondeur à la situation.

Alice est dans le coma. Ce sont des bribes de pensées et de souvenirs qui affleurent en elle, avec une logique que seule son histoire personnelle peut justifier… Par moment, des morceaux de l’histoire de sa mère ou de sa grand-mère surgissent également. Chaque pensée ne dure qu’une page, rarement plus.

Mais au fur et à mesure… l’ensemble tisse une toile, lentement, sûrement… qui nous conduit à comprendre pourquoi elle en est arrivée sur ce lit d’hopital…

J’ai découvert Maggie O’Farrell avec « L’étrange disparition de Esme Lennox » que j’ai adoré… Et j’ai donc tout naturellement continué avec « La distance entre nous« . Ce deuxième roman était beaucoup plus romantique mais m’a beaucoup plus quand même.

« Quand tu es parti » aura été un très beau moment de lecture, encore une fois. Le grand amour est au rendez-vous, accompagné de tous ces sentiments qui l’entourent… Joie, tristesse, déception, espoir… C’est aussi une histoire de famille et des relations dans la famille… Il n’est pas uniquement question de Alice… Nous suivons aussi Ann, sa mère… et Elspeth. sa grand-mère paternelle… Des femmes avec des blessures cachées… Chaque bribe de leur histoire qui ressort est un indice de plus qui nous mène au dénouement.

J’ai donc encore une fois beaucoup apprécié, même si la trame est plus « fleur bleue » que le premier roman que j’avais lu.