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Délivrez-moi !

12 juin 2010

de Jasper Fforde

Délivrez-moi ! Jasper Fforde

Thursday Next, détective littéraire et agent des OpSpecs, est de retour! Après être entrée dans l’intrigue du roman Jane Eyre, elle bénéficie d’un repos bien mérité. Elle a aussi retrouvé l’homme de ses rêves, Landen, et comme un bonheur n’arrive jamais seul, la voilà enceinte! Seulement, la corporation Goliath ne l’entend pas de cette oreille, et pour la contraindre à libérer le criminel qu’elle a enfermé dans un poème de Poe, le groupe tout-puissant fait éradiquer son mari de la réalité! Seule Thursday se souvient que Landen a un jour existé… Et le portail de la prose ayant disparu, elle doit subir un entraînement spécial à la Jurifiction – la police interne des livres – avant de pouvoir reprendre ses voyages à l’intérieur des chefs-d’œuvre de la littérature.

Je viens de littéralement avaler le tome 2 des aventures de Thursday Next. Après l’affaire Jane Eyre, Thursday est à nouveau aux prises avec Goliath, qui a trouvé le moyen de pression idéal : éradiquer son mari ! Ce qui ne l’empêche pas d’être enceinte des œuvres de ce même mari, pourtant disparu à l’âge de 2 ans… Vous l’aurez donc deviné, nous sommes toujours dans un monde totalement farfelu, où les mammouths sont clonés et espèce protégée, où certaines personnes peuvent aller et venir dans les livres et se NDBDP-phonent d’une histoire à l’autre… (NDBDP= Note De Bas De Page ;))

Amateurs d’absurde et d’abracadabrant, foncez, vous ne le regretterez pas…

En ce qui concerne l’enquête de Thursday, soyons honnête… Ce n’est pas la meilleure, elle aurait pu gagner en épaisseur… Mais ce n’est pas le plus important, loin s’en faut. Ce monde parallèle est fabuleux et hilarant… Les personnages sont toujours aussi loufoques et géniaux. On se balade de livre en livre et j’adore ces anecdotes mettant en scène les personnages littéraires… Mention spéciale pour moi pour la présence de Mrs Havisham, toute droit sortie Des Grandes Espérances, un de mes livres d’enfance préférés… que j’ai relu il n’y a pas si longtemps, d’ailleurs… petit aperçu ici).

Bref, je continuerai de suivre la série de Jasper Fforde, pour la beauté de l’univers qu’il a créé !!!

L’affaire Jane Eyre

27 mai 2010

de Jasper Fforde

L'affaire Jane Eyre Jasper Fforde

 

Dans le monde de Thursday Next, la littérature fait quasiment office de religion. A tel point qu’une brigade spéciale a dû être créée pour s’occuper d’affaires aussi essentielles que traquer les plagiats, découvrir la paternité des pièces de Shakespeare ou arrêter les revendeurs de faux manuscrits. Mais quand on a un père capable de traverser le temps et un oncle à l’origine des plus folles inventions, on a parfois envie d’un peu plus d’aventure. Alors, lorsque Jane Eyre, l’héroïne du livre fétiche de Thursday, est kidnappée par Achéron Hadès, incarnation du mal en personne, la jeune détective décide de prendre les choses en main et de tout tenter pour sauver le roman de Charlotte Brontë d’une fin certaine…

Voici un livre que j’ai découvert sur la blogosphère et qui m’a tout de suite, mais alors TOUT DE SUITE, attirée…

Et pour le coup, je l’ai avalé tout d’une  traite, ce qui s’explique d’une part par l’intérêt que j’y ai porté et par la chaleur étouffante qui règne dans mon beau pays d’accueil… du coup impossible de dormir !!

Mais je m’égare 😉

Cette série met en scène Thursday Next (pas mal comme nom, non ?), agente de l’OS29, détachée à l’OS5 pour un court moment… Vous me suivez ? NON ? C’est pas grave…

Nous sommes dans un monde parallèle au nôtre, beaucoup de choses y sont identiques, et beaucoup d’autres y sont complètement différentes. Nous sommes en 1985 mais la guerre de Crimée n’est pas finie. Dans ce monde, l’absurde est chose courante, le voyage dans le temps aussi, toute la population anglaise est capable de réciter des pans entiers des pièces de Shakespeare et les héros de livres parlent aux personnages « réels ».

Beaucoup d’humour, une enquête (quand même !), des savants vraiment savants (et pas mal fous?), un méchant très méchant et doté de pouvoirs impressionnants, des péripéties en tout genre… beaucoup d’absurde, des histoires qui se mordent la queue… Plein d’ingrédients qui rassemblés en font un roman cocasse et original. Un univers extraordinaire comme je les aime 😉

Une très belle découverte pour moi… que je vais bien entendu continuer avec le tome 2 : Délivrez-moi!

L’énigme de la Blancarde

17 mai 2010

de Jean Contrucci

L'énigme de la Blancarde Jean Contrucci

 

Marseille, 1891. La ville est partagée en deux. D’un côté, sur la rive nord du Vieux-Port, le quartier « réservé » où viennent s’encanailler les bourgeois. De l’autre, les faubourgs respectables, autour de la rue Paradis ou du hameau de La Blancarde… C’est pourtant dans ce monde-là que la riche Mme Magnan est sauvagement assassinée. Louis Coulon, son fils adoptif, est accusé. Preuves et témoignages l’accablent. Le voilà condamné au bagne à perpétuité. Un dénouement qui paraît trop simple au chef adjoint de la Sûreté, Eugène Baruteau, et à son jeune neveu, l’intrépide journaliste Raoul Signoret. Surtout quand le témoin numéro un se rétracte: « Un innocent est au bagne à ma place ! » Ce duo familial d’enquêteurs, auquel vient s’ajouter Cécile, la fiancée de Raoul, va de surprise en surprise et découvre qu’un même homme fait l’objet de trois verdicts contradictoires. Le vice ne se cache pas toujours là où on l’attend… En restituant l’atmosphère de Marseille à la Belle Epoque, Jean Contrucci, critique littéraire de La Provence, se fait ici l’historien et le romancier d’une affaire stupéfiante, qui défraya en son temps la chronique.
J’ai découvert cette série, il y a 3 ans, par mon petit papa… qui, connaissant mon goût pour les polars historiques, m’a envoyé ces enquêtes de Raoul Signoret à Marseille et dans les environs, à la fin du XIXème siècle.
J’ai vraiment beaucoup aimé ce livre. Beaucoup de fraicheur avec Raoul, jeune journaliste, sa fiancée intrépide, Cécile, et Eugène, l’oncle de Raoul, chef adjoint la police de Marseille…. Les descriptions de Marseille sont belles, les personnages très colorés, le parler est bien marseillais, l’ambiance générale du livre est très bien faite.
En parallèle, l’intrigue, basée sur un fait divers réel pour ce premier tome, est très bien menée. La progression de l’enquête se fait sur un bon rythme, entrecoupée de descriptions ou d’allusions à l’époque qui donne beaucoup de vie et d’intérêt à l’ensemble.
Pour parler de la série dont je n’ai lu que les trois premiers… les personnages évoluent bien, les enquêtes se renouvellent, le charme du premier tome ne retombe pas, de nouveaux personnages entrent, toujours aussi bien campés. 
Cette relecture m’a donné le goût de chercher les suivants… qui sont déjà en poche, j’espère…

Mystère rue des Saints-Pères

15 mai 2010

de Claude Izner

Mystère rue des saints-pères Claude Izner

Comme nombre de visiteurs du monde entier, Victor Legris, libraire rue des Saints-Pères, se rend à l’Exposition universelle où la tour Eiffel, qui vient d’être achevée, trône en véritable vedette. En ce début d’été 1889, les Parisiens ont bien du mal à se frayer un chemin dans la foule qui se presse entre
les kiosques multicolores, dans les allées envahies de pousse-pousse et d’âniers égyptiens… Au premier étage de la tour, Victor doit retrouver Kenji Mori, son associé, et son ami Marius Bonnet, qui vient de lancer un nouveau journal, Le Passe-partout. Mais leur rendez-vous est vite interrompu : une femme vient de s’écrouler sous le coup d’une étrange piqûre. S’ensuit une série de morts inexpliquées qui vont marquer les débuts d’enquêteur de Victor Legris… Ces nouveaux mystères de Paris nous plongent dans la capitale des impressionnistes, ses  » villages  » et ses quartiers populaires.

Bon, je l’avoue tout de go, ce n’est pas une découverte, c’est une relecture… premier tome d’une série que j’ai lu en grande partie…

Fan de polar historique, je trouvais le lieu et l’époque de ces enquêtes très intéressantes. Paris, début XIXème, ce premier tome se passe au moment de l’exposition universelle. La Tour Eiffel est toute neuve !!! Intriguant, non ?

La série raconte les enquêtes d’un jeune libraire, Victor Legris. Une jeune femme meurt, piquée par une abeille, et elle ne semble pas être la seule victime de ces abeilles… Pour tout dire, il n’y a rien de vraiment policier dans cette série.

En réalité, ce que j’ai aimé, notamment dans ce premier livre, c’est la description de Paris, l’effervescence de l’exposition universelle, la présence toute nouvelle et donc si étonnante de la Tour Eiffel. Les auteurs de cette série (Claude Izner cache en réalité deux sœurs) décrivent très bien l’atmosphère, les bruits, les odeurs, la tension qui monte avec l’ouverture de l’Expo. Ne serait-ce que pour ça, c’est un tome à lire.

En ce qui concerne l’enquête, rien de vraiment palpitant… Pour tout dire dans ce premier tome, l’enquête démarre même très tard, ce qui n’est pas mon souvenir des suivantes d’ailleurs…

De même, Victor Legris n’est pas mon personnage préféré, bien qu’étant supposé être le « héros », pas plus que Tasha, son amie, journaliste. Le personnage de son ami et associé, Kenji Mori, est intriguant et prometteur. Et au fur et à mesure des tomes, j’ai de plus en plus apprécié Joseph, le commis, qui est à mon avis le plus fouillé et le plus riche des personnages, jusqu’à rendre un peu terne notre bon Victor, et un de ceux qui rend les enquêtes intéressantes.

Bref, une série qui n’est pas le coup de cœur du siècle loin s’en faut, mais qui m’a laissé un bon souvenir puisque j’ai eu envie de relire ce premier tome…

Mma Ramotswe détective

14 mai 2010

de Alexander Mc Call Smith

Mma Ramotswe détective Alexander McCall Smith

Divorcée d’un mari trompettiste porté sur la bouteille, Precious Ramotswe est bien décidée à ne plus céder aux mirages de l’amour ! J.L.B.
Matekoni, gentleman garagiste, lui fait pourtant les yeux doux mais l’inénarrable  » Mma  » a un projet en tête… Un beau jour, elle se jette à l’eau et ouvre à Gaborone, capitale du Botswana, son pays bien-aimé, la première agence de détectives strictement au féminin. En compagnie de son assistante, Mma Makutsi, elle déclare la guerre aux maris en fuite et aux escrocs sans vergogne. Ne reculant devant aucun danger, elle s’attaquera même à la sorcellerie, le grand tabou de l’Afrique.
Mma Ramotswe mène ses enquêtes tambour battant, sous les yeux de son soupirant favori… et pour notre plus grand plaisir.
Un livre que j’avais pioché dans la bibliothèque de mes parents, sur « sa bonne tête » (J’ai un faible certain pour les couvertures 10/18) et qui dormait tranquillement chez moi depuis cet « emprunt »…
L’auteur est un écrivain écossais, né en Afrique. L’héroine, Precious Ramotswe (Mma), est du Botswana… Drôle de transfert non ? Toujours est-il que le résultat est plutôt sympathique.
Un peu de vocabulaire… Mma, c’est le petit mot qu’on utilise pour une dame, c’est une marque de respect. Rra, c’est la même chose pour les hommes…
Mma ouvre une agence de détectives, « l’agence n#1 des dames détectives »…  et mène donc ses enquêtes, relativement simples, mais avec succès.
J’ai trouvé beaucoup de plaisir à lire ce livre, tout doux, plein de réflexions saines sur la vie et d’humilité. Precious Ramatswe est tellement attachante, de même que les personnages qui l’entourent. C’est une promenade dans la vie passée de Mma (son père parti travailler dans les mines d’Afrique du Sud, son mariage « d’amour » avec un musicien qui la battait, la perte d’un bébé…) mais aussi dans le Botswana et la vie de ses habitants (notamment par les missions pour lesquelles on sollicite Mma).
Une très belle découverte, et je me réjouis d’avance de savoir que mes parents ont les suivants… que je pourrais donc emprunter dès mon passage chez eux !!!

L’énigme des Blancs-Manteaux

9 avril 2010

de Jean-François Parot

Venu à Paris de sa Bretagne natale pour entrer au service de Monsieur de Sartine, lieutenant général de la police de Louis XV, le jeune Nicolas Le Floch doit enquêter sur la disparition du commissaire Lardin, chez qui il loge dans le quartier des Blancs-Manteaux. Du coup, le voilà amené à visiter les bas fonds de la capitale, de Montfaucon autrefois célèbre pour son gibet, à la Bastille qui commence à trembler sur ses bases (nous sommes en 1761). Ses origines apparemment modestes le prédisposaient à devenir un obscur clerc de notaire, mais Nicolas Le Floch, malin et débrouillard, apprend vite. L’évocation de Paris à la veille de la Révolution est superbe, toujours vivante, pleine de détails passionnants sur les costumes, les habitudes alimentaires, la vie quotidienne, et menée avec humour, sans pédanterie. Une des grandes réussites du roman policier historique.

Cette fin de semaine, je fouillais dans mes cartons de livres, toujours pas déballés depuis mon dernier déménagement 😦 et je suis tombée sur le premier tome des Enquêtes de Nicolas Le Floch… Pas résisté longtemps au plaisir de me replonger dedans…

C’est avec cet auteur que je suis devenue fan des romans historiques… Le fait que ce soit une enquête policier n’y est pas étranger non plus bien sûr… Mais il y a bien plus.

Suivre Le Floch dans ses enquêtes, c’est se promener dans les rue de Paris en plein XVIIIème siècle, se mettre à table avec des bons vivants et écouter avec délice la description des recettes fabuleuses dont ils se délectent, faire la grimace et manquer vomir devant les descriptions des autopsies faites par le bourreau de la Ville de Paris, se plonger dans un vocabulaire de l’époque qui ne nous est pas parvenu et qui vaut son pesant d’or…

Des détails incroyables sur les habitudes de toute la société, de l’humour quand il le faut, de la précision dans les enquêtes, des meurtres pas si simples à élucider… Tous les ingrédients sont rassemblés pour nous faire plonger dans l’histoire (ou l’Histoire, comme vous voudrez…). C’est passionnant et je vais repartir dans mes cartons chercher le reste de la série, ça m’a donné le goût de la relire…