Archive for mai 2010

Ma vie privée sur Internet

31 mai 2010

de Carole Matthews

Ma vie privée sur internet Carol Matthews

 

Le jour où Emily découvre que son petit copain a mis sur Internet une photo d’elle nue, dans une position ridicule et coiffée d’un chapeau de mère Noël, elle pense que rien de pire ne peut lui arriver. Erreur, les ennuis ne font que commencer : Emily perd son travail, sa maison, son boy-friend, devient la risée de tous et la cible des paparazzis. Jusqu’à ce qu’elle rencontre un photographe qui lui propose de tirer profit de la situation… Ce qui lui semble être la fin du monde n’est en fait que le début d’une meilleure vie. Un roman drôle, riche en rebondissements et coquin juste comme il faut !

Bon autant l’avouer tout de suite, celui-ci ne casse pas des barres… Un livre que j’ai acheté pas cher chez Costco et parce que je trouvais la couverture rigolote… ET il faut dire que je me fais souvent avoir pour la chick-lit… Ce genre de littérature est « sans prétention » mais la promotion est faite à mon humble avis d’une main de maître, ne serait-ce que par les couvertures super attractives…. Enfin, ça n’engage que moi…

Pour revenir à mes moutons… En lisant le résumé (quand même, avant de l’acheter ;)), je me suis dit que ça pourrait être rigolo.

Et bien non !

Notre héroïne, Emily, se trouve en fâcheuse posture (admirez le jeu de mots) un beau jour de janvier, et ses ennuis ne font que commencer. Jusque là, rien d’alarmant, c’est quand même le principe de ce genre de livres. Un prince charmant devrait arrive sous peu et va sauver la belle, ne nous inquiétons pas…

Elle emménage chez sa meilleure amie, Cara… Oui, il y a toujours une meilleure amie dans la chick-lit, c’est un principe… Celle-ci est pas mal à côté de ses pompes, amoureuse transie, pas hyper heureuse dans son boulot, adepte de magie et autres envoûtements, bref, la parfaite petite amie, vous en conviendrez…

Le petit copain, enfin l’ex, est sympa, désespéré, a fait une belle boulette et reste dans les parages. Bon d’accord.

Et puis il y a Adam, collègue de Cara. Mal dans sa peau, super beau, papa célibataire à ses heures…

Et puis ?  Et bien rien…

Généralement, l’héroïne est au moins rigolote, les tuiles qui lui arrivent le sont aussi. Généralement, il y a un peu d’autodérision… Ici, rien de tout ça. Il ne se passe rien, à part les envoûtements de Cara, râtés bien-entendu… On sent très vite venir ce qui va se passer (enfin ça, c’est souvent le cas…). Bref, aucun intérêt. Je ne l’ai fini que parce que je ne voulais pas me lever pour aller en chercher un autre…

Mais à la fin, ils finissent heureux et auront certainement plein d’enfants…

Ca donne envie hein ? Je vous avais prévenu…

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Avant la tourmente

29 mai 2010

de Anne Perry

Avant la tourmente Anne Perry

En ce magnifique mois de juin 1914 à Cambridge, les journées s’étirent, ensoleillées, intemporelles. Mais pour Joseph Reavley, professeur à St. John, cet été idyllique est anéanti par la mort de ses parents dans un accident de voiture. En lui annonçant l’horrible nouvelle, son frère Matthew, agent des services secrets britanniques, lui révèle que leur père lui apportait justement un mystérieux document… Les deux frères se mettent alors en quête de ce fameux dossier concernant un sinistre complot, et rejoignent leurs soeurs Hannah et Judith dans la demeure familiale.Reine incontestée du polar victorien, Anne Perry nous invite, dans cette ambitieuse série, dont « Avant la tourmente » est le premier opus, à partager le destin de cette famille alors que la Première Guerre mondiale ravage toute l’Europe.

J’ai lu plusieurs critiques dernièrement d’enquêtes de Thomas  et Charlotte Pitt. Je suis un peu sceptique en réalité sur Anne Perry. J’aime beaucoup l’ambiance des polars victoriens et elle apparaît comme incontournable. Mais passée la découverte des 3 ou 4 premiers que j’ai lus, je dois avouer que je me suis lassée…

Mais, on n’arrête pas Cath comme ça ! Je me suis alors penchée sur une autre série qu’elle a écrite et qui se passe de 1914, juste avant la guerre, à 1918.

J’ai relu ce WE le premier tome de la série qui m’avait beaucoup plus lors de ma première lecture.

Cette seconde lecture est un peu plus décevante, mais reste agréable.

Dans cette série, nous suivons la famille Reavley. Lorsque commence le premier tome, les parents viennent de mourir dans un accident de voiture. Joseph, le fils aîné, professeur à Cambridge, Matthew, agent secret, Hannah, mère au foyer et femme de militaire, et Judith, la plus jeune des sœurs doivent faire face à cette disparition et enquêtent sur la disparition de documents de leur père. Tout se déroule sur fond de montée de la tension après l’attentat de Sarajevo.

Je ne m’en souvenais pas à ce point, mais le rythme est très lent. L’intrigue est pourtant présente mais pas forcément tout le temps passionnante. (C’est le côté décevant de ma relecture…)

En fait, de mon point de vue, ce polar historique est bien plus passionnant pour le côté historique que pour le côté polar… J’ai vraiment trouvé très intéressante la description de l’ambiance en Angleterre à l’approche de la guerre. On se promène dans le milieu universitaire de Cambridge, en ville à Londres, dans le village en campagne. Les points de vue diffèrent suivant les sociétés, mais tous montrent la peur du changement, un certain nombre de valeurs à défendre et la vision de ce qui se passe sur le continent depuis l’Angleterre, sorte de détachement sans l’être… avec une petite pointe de la vision politique de l’époque.

Et la progression de l’enquête reste malgré tout assez fluide et amène un semi-dénouement pour ce premier tome qui donne vraiment envie de lire (relire pour moi cette fois-ci ;)) le second.

En bref, une série qui m’a bien plu, plus que la série victorienne des Pitt.

Il me reste… à relire les trois autres tomes, dès que je les aurais extraits de mes cartons… et à découvrir une autre série de Perry, les enquêtes de Monk, dont j’ai entendu parler mais que je n’ai jamais eu dans les mains…

L’affaire Jane Eyre

27 mai 2010

de Jasper Fforde

L'affaire Jane Eyre Jasper Fforde

 

Dans le monde de Thursday Next, la littérature fait quasiment office de religion. A tel point qu’une brigade spéciale a dû être créée pour s’occuper d’affaires aussi essentielles que traquer les plagiats, découvrir la paternité des pièces de Shakespeare ou arrêter les revendeurs de faux manuscrits. Mais quand on a un père capable de traverser le temps et un oncle à l’origine des plus folles inventions, on a parfois envie d’un peu plus d’aventure. Alors, lorsque Jane Eyre, l’héroïne du livre fétiche de Thursday, est kidnappée par Achéron Hadès, incarnation du mal en personne, la jeune détective décide de prendre les choses en main et de tout tenter pour sauver le roman de Charlotte Brontë d’une fin certaine…

Voici un livre que j’ai découvert sur la blogosphère et qui m’a tout de suite, mais alors TOUT DE SUITE, attirée…

Et pour le coup, je l’ai avalé tout d’une  traite, ce qui s’explique d’une part par l’intérêt que j’y ai porté et par la chaleur étouffante qui règne dans mon beau pays d’accueil… du coup impossible de dormir !!

Mais je m’égare 😉

Cette série met en scène Thursday Next (pas mal comme nom, non ?), agente de l’OS29, détachée à l’OS5 pour un court moment… Vous me suivez ? NON ? C’est pas grave…

Nous sommes dans un monde parallèle au nôtre, beaucoup de choses y sont identiques, et beaucoup d’autres y sont complètement différentes. Nous sommes en 1985 mais la guerre de Crimée n’est pas finie. Dans ce monde, l’absurde est chose courante, le voyage dans le temps aussi, toute la population anglaise est capable de réciter des pans entiers des pièces de Shakespeare et les héros de livres parlent aux personnages « réels ».

Beaucoup d’humour, une enquête (quand même !), des savants vraiment savants (et pas mal fous?), un méchant très méchant et doté de pouvoirs impressionnants, des péripéties en tout genre… beaucoup d’absurde, des histoires qui se mordent la queue… Plein d’ingrédients qui rassemblés en font un roman cocasse et original. Un univers extraordinaire comme je les aime 😉

Une très belle découverte pour moi… que je vais bien entendu continuer avec le tome 2 : Délivrez-moi!

La souris bleue

26 mai 2010

de Kate Atkinson

La souris bleue Kate Atkinson

Un détective privé enquête à Cambridge sur des affaires criminelles qui n’ont jamais été éclaircies. Il doit remonter à des événements du passé, souvent très lointains, pour suivre les traces de la mystérieuse  » Souris Bleue « . Les intrigues sont situées dans des milieux sociaux très divers, allant de la classe ouvrière à la gentry. Les drames les plus poignants alternent avec les épisodes désopilants. On retrouve le regard caustique de Kate Atkinson sur notre monde moderne, la télévision et la  » néfaste food « , entre autres. Anticipations et retours en arrière tiennent le lecteur en haleine. Les maux de notre société, l’amour parental avec ses excès et ses carences sont dépeints avec une étonnante âpreté de ton.

Première rencontre avec Kate Atkinson, faite il y a deux ans… relue ce week-end.

Je me souviens avoir été surprise par la lenteur du départ. Ce qui n’a pas été le cas lors de cette relecture car je me suis attardée sur d’autres détails.

Nous suivons Jackson Brodie, détective privé, qui travaille sur trois enquêtes : la disparition d’une enfant, le meurtre d’une jeune fille et l’assassinat d’un mari par sa femme. Ces trois évènements ont tous eu lieu dans le passé, et n’ont pas été élucidés à ce jour.

Avec beaucoup de brio, l’auteur passe d’une enquête à l’autre, du présent au passé. A chaque chapitre son personnage.

J’ai trouvé ce livre vraiment bien. Au delà de l’enquête, c’est le personnage de Jackson Brodie qui est intéressant, ex-policier, pessimiste, désabusé, caustique. Ce sont aussi les liens entre les protagonistes des enquêtes, relations parents-enfant. De nombreux thèmes très durs sont abordés, comme l’inceste, mais avec beaucoup de finesse. Et l’ironie et l’humour anglais font des merveilles.

A la relecture, ce livre m’a toujours autant plus… ce qui fait que je vais essayer de me replonger dans un autre Atkinson « C’est pas la fin du monde » qui lui, en revanche, ne m’avait pas plus du tout… Affaire à suivre

Une histoire d’homme

21 mai 2010

de Bruno Le Sassier

Une histoire d'homme Bruno Le Sassier

Une histoire d’homme, une histoire simple, celle d’un avocat quadragénaire à qui tout réussit : une vie professionnelle intense, une passion pour la nature, une bande d’amis de jeunesse. Pourtant l’image éclatante dissimule une errance sentimentale, jusqu’à cette journée de mariage… Mais l’autre peut-il nous sauver de nous-mêmes ? Avec cette évocation juste et lucide, Bruno Le Sassier explore la mécanique amoureuse des hommes fragiles.

J’ai eu l’occasion de lire ce livre grâce à un partenariat entre les Editions JC Lattès et Livraddict. C’est la première fois que je participe à ce type de lecture et j’en suis ravie car c’est une très belle histoire qui m’a beaucoup touchée. Alors merci encore !!!

Une histoire d’homme est un roman au masculin. Un roman où le narrateur exprime ses doutes, ses illusions, ses opinions, ses sentiments. C’est fait de façon très sensible et personnelle, assez épurée.

En marge du récit, j’ai beaucoup apprécié les balades dans Paris et les descriptions faites par l’auteur. Ce qui bien sûr a ajouté au spleen…

La construction de ce roman est vraiment bien pensée.

Trois parties : le prologue, pendant lequel nous assistons à l’enterrement de Claude, une amie ; le coeur du récit, qui est en fait le mariage du narrateur et a lieu 20 ans après le prologue, et enfin la conclusion, qui a lieu après le mariage, pas d’indication de temps, mais pas très longtemps après.

Chaque chapitre commence par un passage du mariage, qui est donc le fil conducteur du livre. Le narrateur, spectateur de son mariage, est en pleine introspection. Une rencontre, une silhouette entraperçue, une remarque le renvoient dans ses souvenirs et chaque chapitre se termine donc par un flash back, centré sur un de ses anciens amours.

Etrangeté, on ne connait jamais le prénom de notre narrateur, et on ne connait le prénom de sa femme que dans les toutes dernières pages.

Il y a beaucoup de tristesse dans ce livre. On suit le narrateur au fur et à mesure des souvenirs évoqués en espérant comprendre ce qui l’empêche de s’engager, ce qui le pousse à détruire ou dévaloriser ce que l’autre pourrait lui offrir. La mort de cette amie d’enfance semble jouer une importance non négligeable.

Il y a aussi beaucoup d’amitié, le narrateur est entouré de cette bande de copains, gardant contact depuis au moins 20 ans. Certains sont mariés, parents, d’autres, comme le narrateur, sont restés célibataires.

Mais est-il heureux ? Que lui manque-t-il ? Que lui manquait-il, parce qu’enfin, il a bien rencontré une femme qui lui a fait franchir le pas… nous sommes en train d’assister à son mariage… Pourquoi ce sentiment de drâme inéluctable… Ce jour devrait être un jour de joie, de fête… En est-il vraiment un ?

Est-ce parce que je vis, ces temps-ci, dans un tourbillon de non dits ou de trop dits ? Je ne sais pas, j’ai certainement été ultra sensible au thème, à la façon dont il est abordé. J’ai eu beaucoup de peine à la lecture du dénouement… peut être parce que j’espérais un peu plus d’optimisme et d’espoir ? Toujours est-il que c’est avec beaucoup d’émotions que j’ai fermé ce livre…

Que serais-je sans toi?

19 mai 2010

de Guillaume Musso

Gabrielle a deux hommes dans sa vie.

L’un est son père, l’autre est son premier amour.

L’un est un grand flic, l’autre est un célèbre voleur.

Ils ont disparu depuis longtemps, laissant un vide immense dans son cœur.

Le même jour, à la même heure, ils surgissent pour bouleverser sa vie.

Ils se connaissent, ils se détestent, ils se sont lancé un défi mortel.

Gabrielle refuse de choisir entre les deux,

elle voudrait les préserver, les rapprocher, les aimer ensemble.

Mais il y a des duels dont l’issue inéluctable est la mort.

Sauf si…

J’ai lu ça à une vitesse vertigineuse. C’est facile à lire, mais alors la fin est tirée par les cheveux… C’est le même style que Marc Levy en fait. Un livre pour se détendre, mais peut être l’emprunter à la bibliothèque plutot que de l’acheter.

Mamette tome 1 – Anges et pigeons

18 mai 2010

par Nob

Mamette tome 1 Anges et pigeons Nob

Voici une bande dessinée dont j’ai entendu parler sur la blogosphère et qui m’a intrigué…

Une fois à la librairie, si le dessin ne m’a pas forcément interpellé, cette petite bonne femme m’a fait envie… Donc ni une, ni deux… Une nouvelle bande dessinée est rentrée dans ma bibliothèque…

Après lecture, je confirme !! Mamette est tout simplement délicieuse. Petit bout de bonne femme, hyper gourmande, hyper romantique, pleine de rêves, pleine de souvenirs…

La construction est simple. Si chaque planche peut se lire séparément et contient son propre « gag », il y a quand même aussi une suite logique qui relie généralement 4 ou 5 planches. Rien de bien extraordinaire dans l’histoire, la vie quotidienne d’une vieille dame, entourée de ses amies, toutes plus caricaturales les unes que les autres, qui fait face au temps qui passe, au progrès qui avance, aux jeunes si bizarrement jeunes, etc… Avec de temps en temps, quelques flash backs de notre petite mamie… C’est tout, me direz-vous… Oui, c’est tout… Mais qu’à cela ne tienne, cette bande dessinée est simple, drôle, attachante, tendre… J’ai aimé chaque planche.

Je peux donc dès maintenant vous prédire que non seulement je vais craquer pour les prochains tomes, mais que je risque fort aussi de m’aventurer dans l’autre série « Les souvenirs de Mamette »… Voilà, c’est dit.

Le soleil se lève aussi

18 mai 2010

de Ernest Hemingway

Le soleil se lève aussi Ernest Hemingway

 

Un coup de coeur s’il en est un dans ma bibliothèque… J’adore ce livre, je l’aime, je l’aime et puis c’est tout… ♥

Nous suivons une bande d’américains, dans les années 50. Artistes ou pleins au as, personne ne « travaille ».  Les personnages sont comme des parasites, certains sympathiques, d’autres mêmes pas… De Paris aux fêtes de Pampelune, de beuveries en saouleries, nous accompagnons Jack, le narrateur, journaliste et amateur de corridas, témoin de la vie de toute ce groupe et du mal-être de chacun, y compris le sien.

J’aime particulièrement la partie se passant en Espagne. On sent la chaleur, la montée de la tension des fêtes de la San Firmin. Toute la description de la fiesta, puis de la corrida est absolument fantastique.

C’est prenant, violant, méchant, triste, désespéré, décadent, immoral, désenchanté, déprimant, absurde… C’est juste extraordinaire et beau…

Je vous ai déjà dit que j’adore ce livre ???? ♥♥♥

L’énigme de la Blancarde

17 mai 2010

de Jean Contrucci

L'énigme de la Blancarde Jean Contrucci

 

Marseille, 1891. La ville est partagée en deux. D’un côté, sur la rive nord du Vieux-Port, le quartier « réservé » où viennent s’encanailler les bourgeois. De l’autre, les faubourgs respectables, autour de la rue Paradis ou du hameau de La Blancarde… C’est pourtant dans ce monde-là que la riche Mme Magnan est sauvagement assassinée. Louis Coulon, son fils adoptif, est accusé. Preuves et témoignages l’accablent. Le voilà condamné au bagne à perpétuité. Un dénouement qui paraît trop simple au chef adjoint de la Sûreté, Eugène Baruteau, et à son jeune neveu, l’intrépide journaliste Raoul Signoret. Surtout quand le témoin numéro un se rétracte: « Un innocent est au bagne à ma place ! » Ce duo familial d’enquêteurs, auquel vient s’ajouter Cécile, la fiancée de Raoul, va de surprise en surprise et découvre qu’un même homme fait l’objet de trois verdicts contradictoires. Le vice ne se cache pas toujours là où on l’attend… En restituant l’atmosphère de Marseille à la Belle Epoque, Jean Contrucci, critique littéraire de La Provence, se fait ici l’historien et le romancier d’une affaire stupéfiante, qui défraya en son temps la chronique.
J’ai découvert cette série, il y a 3 ans, par mon petit papa… qui, connaissant mon goût pour les polars historiques, m’a envoyé ces enquêtes de Raoul Signoret à Marseille et dans les environs, à la fin du XIXème siècle.
J’ai vraiment beaucoup aimé ce livre. Beaucoup de fraicheur avec Raoul, jeune journaliste, sa fiancée intrépide, Cécile, et Eugène, l’oncle de Raoul, chef adjoint la police de Marseille…. Les descriptions de Marseille sont belles, les personnages très colorés, le parler est bien marseillais, l’ambiance générale du livre est très bien faite.
En parallèle, l’intrigue, basée sur un fait divers réel pour ce premier tome, est très bien menée. La progression de l’enquête se fait sur un bon rythme, entrecoupée de descriptions ou d’allusions à l’époque qui donne beaucoup de vie et d’intérêt à l’ensemble.
Pour parler de la série dont je n’ai lu que les trois premiers… les personnages évoluent bien, les enquêtes se renouvellent, le charme du premier tome ne retombe pas, de nouveaux personnages entrent, toujours aussi bien campés. 
Cette relecture m’a donné le goût de chercher les suivants… qui sont déjà en poche, j’espère…

Mystère rue des Saints-Pères

15 mai 2010

de Claude Izner

Mystère rue des saints-pères Claude Izner

Comme nombre de visiteurs du monde entier, Victor Legris, libraire rue des Saints-Pères, se rend à l’Exposition universelle où la tour Eiffel, qui vient d’être achevée, trône en véritable vedette. En ce début d’été 1889, les Parisiens ont bien du mal à se frayer un chemin dans la foule qui se presse entre
les kiosques multicolores, dans les allées envahies de pousse-pousse et d’âniers égyptiens… Au premier étage de la tour, Victor doit retrouver Kenji Mori, son associé, et son ami Marius Bonnet, qui vient de lancer un nouveau journal, Le Passe-partout. Mais leur rendez-vous est vite interrompu : une femme vient de s’écrouler sous le coup d’une étrange piqûre. S’ensuit une série de morts inexpliquées qui vont marquer les débuts d’enquêteur de Victor Legris… Ces nouveaux mystères de Paris nous plongent dans la capitale des impressionnistes, ses  » villages  » et ses quartiers populaires.

Bon, je l’avoue tout de go, ce n’est pas une découverte, c’est une relecture… premier tome d’une série que j’ai lu en grande partie…

Fan de polar historique, je trouvais le lieu et l’époque de ces enquêtes très intéressantes. Paris, début XIXème, ce premier tome se passe au moment de l’exposition universelle. La Tour Eiffel est toute neuve !!! Intriguant, non ?

La série raconte les enquêtes d’un jeune libraire, Victor Legris. Une jeune femme meurt, piquée par une abeille, et elle ne semble pas être la seule victime de ces abeilles… Pour tout dire, il n’y a rien de vraiment policier dans cette série.

En réalité, ce que j’ai aimé, notamment dans ce premier livre, c’est la description de Paris, l’effervescence de l’exposition universelle, la présence toute nouvelle et donc si étonnante de la Tour Eiffel. Les auteurs de cette série (Claude Izner cache en réalité deux sœurs) décrivent très bien l’atmosphère, les bruits, les odeurs, la tension qui monte avec l’ouverture de l’Expo. Ne serait-ce que pour ça, c’est un tome à lire.

En ce qui concerne l’enquête, rien de vraiment palpitant… Pour tout dire dans ce premier tome, l’enquête démarre même très tard, ce qui n’est pas mon souvenir des suivantes d’ailleurs…

De même, Victor Legris n’est pas mon personnage préféré, bien qu’étant supposé être le « héros », pas plus que Tasha, son amie, journaliste. Le personnage de son ami et associé, Kenji Mori, est intriguant et prometteur. Et au fur et à mesure des tomes, j’ai de plus en plus apprécié Joseph, le commis, qui est à mon avis le plus fouillé et le plus riche des personnages, jusqu’à rendre un peu terne notre bon Victor, et un de ceux qui rend les enquêtes intéressantes.

Bref, une série qui n’est pas le coup de cœur du siècle loin s’en faut, mais qui m’a laissé un bon souvenir puisque j’ai eu envie de relire ce premier tome…