Archive for décembre 2011

Meurtres à la Pomme d’or

31 décembre 2011

de Michèle Barrière

Meurtres à la Pomme d'Or Michele Barriere

An de grâce 1556: François, étudiant en médecine à Montpellier, n’a qu’une idée en tête: devenir cuisinier. Aux dissections, il préfère l’étude du safran, de la cardamome, du gingembre, du macis et autre maniguette sous la houlette de l’apothicaire Laurent Catalan. Mais une série de morts suspectes sème le trouble dans la ville. Un mystérieux breuvage distribué par un apothicaire ambulant en est la cause. Laurent Catalan, en raison de ses origines juives et de ses sympathies pour les protestants est accusé de complicité et jeté en prison François mène l’enquête jusqu’à Bolog Parviendra-t-il à sauver Catalan?

J’ai acheté ce livre, il y a un bon million d’années… et il dormait tranquillement dans ma Caisse A Lire quand le Challenge Polar Historique m’est apparu… et m’a donnée la petite impulsion nécessaire pour le localiser 🙂 alors merci à Samlor pour organiser ce défi de lecture 🙂

Basé sur des événements historiques, le conflit entre les pharmaciens et les médecins de Montpellier au XVIème siècle, l’histoire suit un jeune étudiant en médecine, François, qui rêverait d’être cuisinier comme son père…

Si ce livre m’avait tapé dans l’œil à l’époque, c’était en raison de la quatrième de couverture… Le fait que l’on parle bouffe… que voulez-vous, on ne se refait pas 😀

Pour tout dire, j’ai eu un peu de mal à rentrer dans l’intrigue. Dès le premier chapitre, on attaque avec des envies de cuisine, mais on est loin des descriptions alléchantes… tout juste une petite énumération d’ingrédients…. J’ai été un peu déçue… Le problème, c’est que le reste du livre continue de la même façon. Chaque description conduit à la même déception. Pas assez de couleurs, de senteurs. Souvent juste une énumération qui me laissait sur ma faim (c’est le cas de le dire 😉 ).

L’enquête en elle-même n’est pas très élaborée non plus. François et Félix sont envoyés par leur mentor, Guillaume Rondelet, pour collecter des informations auprès de savants renommés, on rencontre ainsi l’espace d’un instant Nostradamus, et quelques autres savants de l’époque. Chacun les envoie ailleurs, n’en sachant pas plus sur ces mystérieuses plantes toxiques venues d’Amérique. François découvre le  complot totalement par hasard, au point que ça en est perturbant… Dans le même temps un jeune jardinier, dont on a pas entendu parlé pendant la première partie du livre, mène son enquête et découvre lui aussi le fin mot de l’histoire sans avoir quitté Montpellier !

Bref, j’ai le sentiment que ce livre était un prétexte à évoquer de nombreux faits historiques que je ne connaissais pas et qui m’ont intéressé ceci-dit. Mais globalement l’enquête n’en est pas vraiment une, et en fait de roman gastronomique, on n’a qu’une succession de rêves culinaires et de listes d’ingrédients… Une grosse déception pour ce polar historique…

Mais je vais me plonger très rapidement dans l’univers de Nicolas Le Floch, qui lui ne m’a jamais déçu… Espérons que cela dure avec L’honneur de Sartine…

Publicités

Le froid modifie la trajectoire des poissons

28 décembre 2011

de Pierre Szalowski

Le froid modifie la trajectoire des poissons

4 janvier 1998. Un garçon de dix ans apprend que ses parents vont se séparer. Désespéré, il demande au ciel de l’aider. Le lendemain débute la plus grande tempête de verglas que le Québec ait jamais connue.
Ce déluge de glace n’empêche pas son père de quitter la maison. Mais pour ses voisins, des évènements incroyables ou anodins font en sorte que leurs vies basculent peu à peu. Julie, danseuse en mal d’amour, accueille chez elle Boris, scientifique égocentrique, qui ne vit que pour ses expériences sur les poissons; Michel et Simon, les deux « frères » si discrets, qu’on ne voit jamais ensemble, ouvrent leur porte à Alexis, leur voisin homophobe.
Face à l’adversité, des liens se créent; face au froid, l’entraide, la solidarité et l’altruisme enflamment les cœurs. Notre héros, lui, ne sait pas trop où le ciel veut en venir jusqu’au moment où son père, victime d’une mauvaise chute à cause du verglas, n’a d’autre solution que de réintégrer le toit familial, les deux bras dans le plâtre. Le Grand verglas va progressivement changer la vie de tous les habitants de cette rue, pour le meilleur.
Un roman au ton simple et chaleureux où l’humour ponctue chaque phrase. Un roman qui nous révèle une face cachée rafraîchissante de l’humanité. Un roman rempli d’espoir et de chaleur… sous quelques bons centimètres de glace.

Un ami livrophage m’a offert ce livre… et je lui dis un grand merci pour une excellente découverte.

J’ai vraiment beaucoup aimé la construction du livre. D’une façon générale, j’aime beaucoup les livres à plusieurs voix. Et dans cet ouvrage, les « voix » proviennent d’un enfant dont les parents viennent de se séparer, d’une jeune stripteaseuse, d’un couple homosexuel « caché » et d’un père élevant seul son fils. Aucune raison pour ces personnages et ces familles de se rencontrer, si ce n’est qu’elles habitent au même endroit et que en ce début de l’année 1998, la grande tempête de verglas survient.

J’ai lu plusieurs fois des comparaisons avec Ensemble, c’est tout. C’est assez vrai notamment dans la façon de découper la narration, et dans cette solidarité qui nait entre tous les personnages en raison d’un évènement particulier.

Le titre, qui m’avait interpellé depuis bien longtemps est une sorte de fil conducteur, tout au long du livre. Si les poissons sont l’objet de l’étude de Boris, et le sujet de toutes ses préoccupations, leur trajectoire et comportement n’est pas sans rapport avec celles de tous les personnages du livre…

J’ai également apprécié la sensibilité du ton pour les thèmes abordés. Les situations sont décrites avec une fausse naïveté du fait du narrateur principal, un enfant. Beaucoup de tendresse, une écriture simple qui se lit vite. Une très belle lecture.

 

Je vais me mettre à la recherche du livre « Des Mets et des Mots: Un roman en 40 recettes » de ce même auteur… Le descriptif m’a vraiment donné envie 🙂

Specials

27 décembre 2011

de Scott Westerfeld

Uglies serie 3 Specials Scott Westerfeld

Tally thought they were a rumor, but now she’s one of them. A Special. A super-amped fighting machine, engineered to keep the uglies down and the pretties stupid.

But maybe being perfectly programmed with strength and focus isn’t better than anything else she’s ever known. Tally still has memories of something else.

Still, it’s easy to tune that out – until she’s offered a chance to stamp out the rebels of the New Smoke permanently. It all comes down to one last choice: listen to that tiny , faint heartbeat, or carry out the mission she’s programmed to complete. Either way, Tally’s world will never be the same.

Voici que je referme ce troisième volet des aventures de Tally Youngblood que je vais définir comme mon premier livre dans le cadre d’un Challenge Dystopie…Une excuse de plus pour rester dans ce thème 😉

Après Uglies et Pretties, Tally est devenue Special. Les « Specials », on les a découvert dans les deux premiers tomes qui nous les avaient présenté comme une sorte d’évolution cruelle des Pretties. On les découvre en réalité bien plus évolués physiquement, leurs corps ayant été optimisés pour la survie et l’action. Quant à leur esprit, il est acéré, vif, sans remords et sans état d’âme.

Mais notre Tally n’est pas comme tout le monde. Si elle a pu se « deprettyser » toute seule (haha, pourquoi je n’inventerais pas un mot moi aussi :D), pourra-t-elle en faire de même en tant que Special ?

Que dire de ce tome. Il est mordant, cruel assez souvent. Il suit encore une logique assez proche des deux autres,ce qui m’a déçu, mais il garde un esprit particulier malgré tout ce qui maintient un intérêt non négligeable à la lecture, d’autant que le rythme est plutôt très soutenu !

Tally est un personnage très attachant. Son « amie » Shay m’a cassé les pieds au plus haut point, mais n’est-ce pas le but de l’auteur ?

Je regrette plusieurs choses malgré tout. D’une part que les personnages autres que Tally n’aient pas été un peu plus fouillés. Notamment David et sa mère, ainsi que le docteur Cable. D’autre part que ce monde incroyable qui nous a été dévoilé ne soit pas développé un peu plus. La cité de Diego, le monde des Rusties, la réserve, l’origine de ces Specials et leur raison d’être, les vrais dirigeants,etc… On reste dans de la lecture facile : action – action – action… alors que de nombreux thèmes très intéressants ont été levés dès le premier tome. C’est dommage.

Quant au dénouement du dernier chapitre… je ne le trouve pas du tout, mais alors pas du tout intéressant… tout cuit… quasi ridicule !

Bref, comme vous l’aurez compris, je finis ma lecture un peu déçue… C’est une série qui enthousiasmera ma fille, j’en suis certaine.  Je me suis moi-même prise au jeu mais ai eu trop d’attentes. Je finirai quand même la série… Mais plus calmement 🙂

Pretties

17 décembre 2011

de Scott Westerfeld

In Tally’s world, your 16th birthday brings an operation that turns you from a repellant Ugly into a stunningly attractive Pretty, and catapults you into a high-tech paradise where your only job is having a really good time. Just before her birthday, Tally discovered that turning Pretty comes with a terrible price. She vowed to accept the operation, but with the understanding that her friends on the outside would rescue her, and let her be the guinea pig for the experimental and highly dangerous cure they’re developing.

But in the second book of the Uglies series, Tally’s Pretty. And everything’s changed. The new, Pretty Tally is totally happy right where she is. She doesn’t think she needs any kind of cure at all. When someone from her Ugly life shows up with a message, Tally has a hard time listening. Did she really promise to give all this up? Is she bound by a promise she made when she was a different person? If there is anything left of the old Tally, how will she fight her way out to keep her word and help her friends?

Ce second tome du monde de Tally Youngblood, que j’avais découvert dans Uglies, se lit aussi vite que le premier. Nous avons quitté Tally sur le chemin de son opération pour devenir Pretties. La voici donc devenue jolie, selon les critères de ce monde bien particulier.

On découvre l’univers des Pretties, qui n’était qu’évoqué dans le premier tome. Un univers de plaisir et d’insouciance, au moins pour ces New Pretties. Ici, tout est Bogus ou Bubbly. L’objectif étant bien entendu d’être le plus bubbly possible. Si cette répétition à outrance m’a un peu saoulé, j’ai également trouvé qu’elle caricaturait pas mal l’univers ado qui se concentre souvent sur quelques mots à la mode. Je me souviens de ceux de mon époque (qui sont complètement « has been » maintenant hihi), et je vois bien que maintenant, ma grande fille suit le même chemin.

Tally n’a pas perdu tous ses souvenirs, sent confusément que certaines choses lui échappent. Il apparaît évident très rapidement qu’elle n’est pas juste jolie et sans cervelle comme la plupart… Une part d’elle-même attend plus, remet en cause beaucoup de ce qui l’entoure et se rebelle, à petite échelle seulement au début, mais n’accepte pas l’ordre établi.

Quand un de ses anciens complices de Smoke lui donne deux comprimés et une lettre qu’elle s’est écrite à elle-même quand elle était encore Uglies, elle décide de partager ce remède avec son ami Zane, lui aussi Pretty, et plutôt bubbly.

Si toute la première partie du livre met en scène un décor nouveau, Pretty Town… la suite ressemble un peu trop à la structure du premier tome. Une bande de Pretties décide de fuir la ville avec Tally et Zane pour trouver New Smoke. Il s’ensuit un parcours de Tally, séparée des autres au cours de l’évasion, pour retrouver David et les les rebelles.

J’ai bien aimé son passage dans la réserve… dont je ne parlerais pas plus pour ne pas trop en révéler. Disons que celà laissait entrevoir un peu plus de choses de ce monde étrange.

Quant à la suite et fin du livre. Bien trop semblable au premier tome encore une fois. Sans qu’elle s’en doute, encore une fois, Tally a conduit les Specials tout droit vers New Smoke. Les rebelles doivent fuir et l’on sait ce qui attend la jeune fille.

Sans être un copié-collé du tome 1, j’ai regretté que ce tome ne propose pas un peu plus de découverte du monde dystopique des Uglies, Rusties, Pretties,etc… Il me semble qu’il y avait beaucoup de matières pour éblouir le lecteur, et que l’auteur a choisi la solution facile, sous-estimant un peu nos lecteurs ados.

Ça n’en reste pas moins une bonne lecture, super facile en anglais et un univers décalé très intéressant. Affaire à suivre avec Specials.

Les heures souterraines

16 décembre 2011

Les heures souterraines - D de Vigan

Mathilde et Thibault ne se connaissent pas. Au cœur d’une ville sans cesse en mouvement, ils ne sont que deux silhouettes parmi des millions. Deux silhouettes qui pourraient se rencontrer, se percuter, ou seulement se croiser. Un jour de mai. Les Heures souterraines est un roman vibrant et magnifique sur les violences invisibles d’un monde privé de douceur, où l’on risque de se perdre, sans aucun bruit.

Histoires parallèles d’un médecin généraliste dans Paris et d’une femme veuve mère de 3 enfants victime de harcèlement moral dans l’entreprise qui l’emploit. La face insidieuse du harcèlement moral y est très bien décrit. Une société parisienne très dure, loin des beautiful people.

 

Une lecture de Anne-Marie

 

 

 

Michel Strogoff

14 décembre 2011

de Jules Verne

Michel Strogoff

Les provinces sibériennes de la Russie sont envahies par des hordes tartares dont Ivan Ogareff est l’âme. Ce traître, poussé par une ambition insensée autant que par la haine, projette d’entamer l’empire moscovite ! Le frère du tsar est en péril à Irkoutsk, à 5 523 kilomètres de Moscou et les communications sont coupées. Comment le prévenir ? Pour passer, en dépit des difficultés sans nombre et presque insurmontables, il faudrait un courrier d’une intelligence et d’un courage quasi surhumains. Le capitaine Michel Strogoff est choisi et part, porteur d’une lettre du tsar, en même temps qu’une jeune Livonienne, la belle Nadia, et que deux journalistes, l’Anglais Harry Blount et le Français Alcide Jolivet… Dans ce très grand roman, les extraordinaires péripéties, souvent dramatiques, que va connaître Michel Strogoff, un des plus merveilleux héros de Jules Verne, au cours de son voyage à travers les immenses régions sibériennes, tiennent en haleine les lecteurs jusqu’à la dernière page.

Avec la pile de livres que j’ai à lire, ne me demandez pas pourquoi je suis en pleine relecture de quelques classiques… J’en sais rien 🙂

Enfin, si… Jules Verne, je sais un peu. Je veux que ma grande les lise… et donc, je les relis avant… Mouais… c’est pas une si bonne raison que ça 😀

L’autre raison, c’est que Michel Strogoff, c’est quasi mon premier amour… alors bon, je suis retournée lui rendre visite 😉

Je parle régulièrement des livres qui m’ont donné le goût de lire… A force, vous allez me dire que çà fait beaucoup 🙂 mais la vérité, c’est que Jules Verne, notamment pour le goût des livres d’aventure, c’est un maître, non ?

Que ce soit les Tribulations d’un chinois en Chine, dont j’ai parlé il y a quelques temps… ou Michel Strogoff, pour cette relecture… ou encore Le Tour du Monde en 80 jours dont je vous parlerai certainement un de ces jours, ces livres m’ont fait voyagé à perdre haleine, m’ont fait tenir éveillée pour prolonger ma lecture. En fermant les yeux, je me voyais dans les décors de Jules Verne, j’aurais tout donné pour me réveiller au milieu de ces personnages qui m’hypnotisaient.

J’ai lu dernièrement une citation de Mona Ozouf que j’appliquerai bien non pas à la culture mais à la lecture : « A quoi sert d’être cultivé? A habiter des époques révolues et des villes où l’on n’a jamais mis les pieds. A vivre les tragédies qui vous ont épargné, mais aussi les bonheurs auxquels vous n’avez pas eu droit. A parcourir tout le clavier des émotions humaines, à vous éprendre et vous déprendre. A vous procurer la baguette magique de l’ubiquité. Plus que tout, à vous consoler de n’avoir qu’une vie à vivre. »

Voilà cette citation résume tout ce que Jules Verne en particulier et la lecture en général a fait naitre en moi, et l’aventure continue.

L’appel de l’ange

9 décembre 2011

de Guillaume Musso

Dans leur téléphone,
il y avait toute leur vie…
New York. Aéroport Kennedy.
Dans la salle d embarquement bondée, un homme et une femme se télescopent. Dispute anodine, et chacun reprend sa route.
Madeline et Jonathan ne s’étaient jamais rencontrés, ils n’auraient jamais dû se revoir. Mais en ramassant leurs affaires, ils ont échangé leurs téléphones portables. Lorsqu’ils s aperçoivent de leur méprise, ils sont séparés par 10 000 kilomètres : elle est fleuriste à Paris, il tient un restaurant à San Francisco.
Cédant à la curiosité, chacun explore le contenu du téléphone de l’autre. Une double indiscrétion et une révélation : leurs vies sont liées par un secret qu ils pensaient enterré à jamais…
 

Quoi, pas de Musso dans la bibliothèque?

Entre comédie romantique et thriller. Du bon Musso comme on aime, avec des hasards a couper au couteau, du romantisme, des coups de foudre mais aussi des intrigues délicieuses. On est rarement déçu par un cru Musso  et ce roman ne déroge pas à la règle.

Se dévore plus qu’il ne se lit.

L’auteur aime les citations et dans ce roman il a inclus la liste des références des phrases dont il s’est servi.

Autre anecdote, les scènes finales se déroulent à Brooklyn que l’auteur a découvert en compagnie d’un ami, Maxime Chattam.

Helene de Champlain – L’erable Rouge

8 décembre 2011

de Nicole Fyfe-Martel

L'erable rouge

« La saga se poursuit! En proie à une étrange dépression depuis son retour forcé en France, Hélène de Champlain choisit de relater son voyage en Amérique, qui se déroule de 1620 à 1624, dans un cahier secret. Revivant en pensées et en écriture les moments forts de son long périple, elle raconte la difficile traversée, la rencontre avec les peuplades amérindiennes, la vie avec les colons et la découverte de la nature chatoyante de ce pays, nouvelle terre de ses amours avec Ludovic Ferras, à l’abri des regards de son époux, Samuel de Champlain.

Tentant l’impossible pour retourner en Nouvelle-France, où elle est persuadée que son amant l’attend, sous l’érable rouge, elle se voit néanmoins confinée à la France, qui est ébranlée par de multiples conflits politiques. Voulant à tout prix retrouver Ludovic et faire revivre la passion qui la lie à lui, Hélène fait alors un pacte avec elle-même : elle donnera sa vie à Dieu et se fera religieuse en échange d’une rencontre avec son fils, qu’elle cherche à retrouver. « 

Le deuxième tome de la trilogie! Toujours aussi délicieux à lire. Peut être parce que je suis fleur-bleue, j’aime les histoires d’amour impossibles, où les multiples rebondissements vous tiennent en haleine jusqu’à la fin! Toujours sous fond d’histoire de France et de Nouvelle France.

Métro 2033

5 décembre 2011

de Dmitry Glukhovsky

2033. Une guerre a décimé la planète. La surface, inha­bitable, est désor­mais livrée à des monstruo­sités mutantes. Moscou est une ville aban­don­née. Les survi­vants se sont réfu­giés dans les pro­fon­deurs du métro­politain, où ils ont tant bien que mal orga­nisé des micro­sociétés de la pénurie.Dans ce monde réduit à des stations en déli­quescence reliées par des tunnels où rôdent les dan­gers les plus insolites, le jeune Artyom entre­prend une mission qui pour­rait le conduire à sauver les derniers hommes d’une menace obscure… mais aussi à se découvrir lui-même à travers les rencontres improbables qui l’attendent.

Première lecture d’un roman russe moderne, hormis les classiques, et j’ai adoré cette brique! La description du monde souterrain post-apocalyptique, des différentes sociétés qui se sont créées dans les stations du métro moscovite m’a littéralement transportée dans un autre monde.

J’ai par contre été profondément déçu de la fin, comme si elle avait été précipitée et écrite à la hâte, dommage. Mais la lecture de ce roman reste tout de même un excellent souvenir.

Le bonhomme de neige

2 décembre 2011

de Jo Nesbo

Oslo, novembre 2004, la première neige tombe sur la ville. Dans le jardin familial des Becker, un bonhomme de neige fait irruption, comme sorti de nulle part. Le jeune fils remarque qu’il est tourné vers la maison et que ses grands yeux noirs regardent fixement leurs fenêtres. Dans la nuit, Birte, la mère, disparaît, laissant pour seule trace son écharpe rose, retrouvée autour du cou du bonhomme de neige. Dans le même temps, l’inspecteur Harry Hole reçoit une lettre signée « le bonhomme de neige » qui lui annonce d’autres victimes. Plongeant son nez dans les dossiers de la police, Harry met en lumière une vague de disparitions parmi les femmes mariées et mères de famille de Norvège. Toutes n’ont plus donné signe de vie le jour de la première neige. D’une sobriété étonnante, Harry Hole va se retrouver confronté, pour la première fois de sa carrière, à un tueur en série agissant sur le territoire norvégien et qui le conduira jusqu’au gouffre de sa folie.

Je lis peu de romans contemporains et celui là fut mon premier roman norvégien. Prêté par une copine, dont j’ai hâte de découvrir la bibliothèque, je n’étais pas emballée plus que ça au début, mais j’étais curieuse de découvrir un nouveau style, toujours avide de nouvelles découvertes.

Ce suspense angoissant ne m’a pas emporté tout de suite, j’ai dû me forcer à pénétrer l’écriture et le monde de l’auteur, très froids et parfois télégraphiques. Aussi froids peut-être que le pays d’origine de monsieur Nesbo. Je ne vous dirais rien sur l’intrigue, si ce n’est qu’on se laisse vite prendre, une fois que tous les personnages et les histoires parallèles et se mêlent et s’entrecroisent.

Je recommande à tous les amateurs de romans à policier et de suspense et aussi aux autres, qui comme moi, voudraient découvrir autre chose!