Posts Tagged ‘Canada – D’un océan à l’autre’

Et le défi des auteurs canadiens ??

28 mars 2012

Un petit point sur notre défi de lecture 🙂


Plusieurs participants ont déjà atteint le seuil minimal de leur niveau de défi. Il reste jusqu’au 1er juillet pour atteindre le seuil maximal pour ceux et celles qui le veulent !
C’est la personne qui sera allée la plus loin dans le niveau qui sera déclarée gagnante… et en cas d’égalité dans les chiffres, on ira voir qui a atteint le seuil mini en premier 🙂
Bonnes lectures et bonnes découvertes à tous !!!

Pour les résultats en date d’aujourd’hui, cliquez ici !

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La vie épicée de Charlotte Lavigne : Piments de Cayenne et pouding chômeur

25 mars 2012

de Nathalie Roy

La vie épicée de charlotte lavigne nathalie roy

Charlotte Lavigne, 33 ans, recherchiste pour une émission de télé, est une jeune femme charmante, rarement parfaite, mais ô combien divertissante : célibataire, désespérément à la recherche du mari idéal, aimant profiter de la vie et… du solde disponible sur sa carte de crédit.

Et en attendant son tour devant les caméras, c’est dans sa cuisine qu’elle cherche à s’épanouir. Charlotte adore concocter de bons petits plats. Déterminée, ingénieuse et aventurière, elle est prête à tout pour séduire ses invités. Son but : réussir le souper parfait, mais encore faudrait-il qu’elle laisse de côté le vin et soit un peu moins gaffeuse…

À travers ses amours tumultueuses, ses amitiés fidèles, ses relations familiales particulières et ses tribulations au bureau, Charlotte navigue sur une mer parsemée de récifs. Côtoyer Charlotte et être invité à sa table, c’est un laisser-passer pour le plaisir, mais aussi pour l’imprévu… rien n’est jamais banal !

Chick-lit : ça faisait longtemps. J’ai pris ce livre parce que d’une part, c’est de la chick-lit québécoise et que je n’avais jamais essayé 😉 et ensuite parce que cette Charlotte a une passion pour la bouffe et la cuisine, donc je l’ai trouvé bien sympathique !!

Charlotte est donc québécoise, travaille dans le milieu de la télévision. Amoureuse de Maxime, elle est un vrai feu d’artifice pour ce diplomate français, tout ce qu’il y a de plus « jeune bourgeois branché ». Cet aspect du livre m’a amusé, je dois bien le dire. J’ai reconnu plusieurs traits caractérisant bien le choc culturel que Français et Québécois vivent en se fréquentant, que ce soit en amour ou en amitié. Avec l’exagération nécessaire au roman, bien entendu 🙂

Pour le reste, les personnages secondaires sont bien. Ugo est gentil, un peu trop facile à lire et effacé peut être. J’ai nettement préféré les personnages moins sympathiques, comme Justin et Roxane.

Au final, ce n’est pas une lecture qui me laissera un souvenir impérissable, mais j’ai quand même passé un bon moment sur la plage  à lire ce premier tome. Le second tome est dans ma Caisse A Lire… On verra bien comment le cas Charlotte Lavigne évolue 🙂

Paul au parc

3 mars 2012

de Michel Rabagliati

Paul au Parc Michel Rabagliati

Et pourquoi pas une petite bande dessinée dans mon défi ? Je n’ai pas pu résister au dernier de la série Paul, sorti il y a quelques mois déjà mais bon, je fermais les yeux aux rayons des BD dernièrement, jusqu’à samedi dernier 😀

Paul, j’en ai déjà parlé plusieurs fois sur ce blog, c’est une bande dessinée 100% québécoise, auteur, personnage, histoire, langage…

C’est une poésie et une douceur incroyables, de la tendresse dans les souvenirs, de la nostalgie par moment, de la tristesse… C’est une avalanche d’émotions à chaque lecture et pour chacun des tomes.

Chaque volume met en scène Paul dans un thème particulier. Nous l’avons suivi à Québec, en appartement et à la pêche, le voici au parc. Ce tome suit Paul, enfant. Il rêve dans le parc de son voisinage, et surtout découvre les joies du scoutisme, le tout sur fond de FLQ montant et des attentats ayant eu lieu dans les années 70. C’est aussi la découverte de la bande dessinée et de cet amour naissant, naitra une vocation pour Paul, alter égo papier de Rabagliati.

Avec une simplicité extrême dans le dessin et les dialogues, l’auteur nous touche, nous bouleverse et arrive dans la même page à nous faire sourire.

La mort est encore présente dans ce tome, une mort brutale, injuste, intolérable, mais traitée avec une grande sensibilité . Ce sont des souvenirs d’enfants, et la vie continue.

C’est un grand coup de cœur, comme toute cette série dont je ne me lasse pas. ♥♥♥

Le froid modifie la trajectoire des poissons

28 décembre 2011

de Pierre Szalowski

Le froid modifie la trajectoire des poissons

4 janvier 1998. Un garçon de dix ans apprend que ses parents vont se séparer. Désespéré, il demande au ciel de l’aider. Le lendemain débute la plus grande tempête de verglas que le Québec ait jamais connue.
Ce déluge de glace n’empêche pas son père de quitter la maison. Mais pour ses voisins, des évènements incroyables ou anodins font en sorte que leurs vies basculent peu à peu. Julie, danseuse en mal d’amour, accueille chez elle Boris, scientifique égocentrique, qui ne vit que pour ses expériences sur les poissons; Michel et Simon, les deux « frères » si discrets, qu’on ne voit jamais ensemble, ouvrent leur porte à Alexis, leur voisin homophobe.
Face à l’adversité, des liens se créent; face au froid, l’entraide, la solidarité et l’altruisme enflamment les cœurs. Notre héros, lui, ne sait pas trop où le ciel veut en venir jusqu’au moment où son père, victime d’une mauvaise chute à cause du verglas, n’a d’autre solution que de réintégrer le toit familial, les deux bras dans le plâtre. Le Grand verglas va progressivement changer la vie de tous les habitants de cette rue, pour le meilleur.
Un roman au ton simple et chaleureux où l’humour ponctue chaque phrase. Un roman qui nous révèle une face cachée rafraîchissante de l’humanité. Un roman rempli d’espoir et de chaleur… sous quelques bons centimètres de glace.

Un ami livrophage m’a offert ce livre… et je lui dis un grand merci pour une excellente découverte.

J’ai vraiment beaucoup aimé la construction du livre. D’une façon générale, j’aime beaucoup les livres à plusieurs voix. Et dans cet ouvrage, les « voix » proviennent d’un enfant dont les parents viennent de se séparer, d’une jeune stripteaseuse, d’un couple homosexuel « caché » et d’un père élevant seul son fils. Aucune raison pour ces personnages et ces familles de se rencontrer, si ce n’est qu’elles habitent au même endroit et que en ce début de l’année 1998, la grande tempête de verglas survient.

J’ai lu plusieurs fois des comparaisons avec Ensemble, c’est tout. C’est assez vrai notamment dans la façon de découper la narration, et dans cette solidarité qui nait entre tous les personnages en raison d’un évènement particulier.

Le titre, qui m’avait interpellé depuis bien longtemps est une sorte de fil conducteur, tout au long du livre. Si les poissons sont l’objet de l’étude de Boris, et le sujet de toutes ses préoccupations, leur trajectoire et comportement n’est pas sans rapport avec celles de tous les personnages du livre…

J’ai également apprécié la sensibilité du ton pour les thèmes abordés. Les situations sont décrites avec une fausse naïveté du fait du narrateur principal, un enfant. Beaucoup de tendresse, une écriture simple qui se lit vite. Une très belle lecture.

 

Je vais me mettre à la recherche du livre « Des Mets et des Mots: Un roman en 40 recettes » de ce même auteur… Le descriptif m’a vraiment donné envie 🙂

Les enfants du bonhomme dans la lune

30 novembre 2011

de Roch Carrier

Les enfants du bonhomme dans la lune Roch Carrier

Ce livre est plus qu’un simple recueil de contes. C’est aussi un témoignage unique, chaleureux, sincère et joyeux sur la vie quotidienne québécoise.

Le récit ressuscite avec vivacité l’époque du Premier Ministre Maurice Duplessis et la période de la Seconde Guerre mondiale, marquées par l’oppression religieuse, la répressions de la sexualité et les tensions linguistiques.

Savoureusement nostalgique et remplie de fantaisie, cette superbe flânerie est un voyage dans le temps parfumé de tendresse.

Conteur sans pareil, Roch Carrier propose au lecteur de le suivre sur les chemins savoureux de la poésie, tout en faisant revivre le passé du village de son enfance.

Un petit livre, tout en douceur pour progresser dans mon défi des Auteurs Canadiens. Je l’ai choisi sur couverture et titre au Salon du Livre de l’Outaouais de l’année dernière… Même pas regardé la quatrième de couverture… pas le temps 😉

J’ai aimé ce livre car il m’a permis de découvrir un peu de l’histoire du Québec… Pas celle des grands explorateurs, des coureurs des bois et de la naissance du Nouveau Monde… Non, une partie du passé à laquelle je ne m’intéresse que rarement… trop proche peut être…

C’est un livre relativement vieux… La première édition date de 1979 si je ne me trompe pas… Il comprend 20 mini contes (pas plus de 6-7 pages pour chacun) et des notes de l’auteur sur « Comment j’ai écrit les enfants du bonhomme dans la lune ».

Je ne vous parlerai pas de chaque conte… Le narrateur est un enfant. Et il vit une situation particulière avec son regard d’enfant, que ce soit le rôle de l’église dans l’éducation, la présence de l’anglais, la famille, la pauvreté, la sexualité.

C’est un livre tendre, car il sonne comme des souvenirs d’enfance. Pas que les sujets abordés ne soient pas sérieux ou tristes, non c’est l’idée de ce souvenir qui apporte une tendresse, de même que la langue simple qui est utilisée.

Une bien jolie petite découverte…

D’un océan à l’autre… où en êtes-vous ?

28 avril 2011

Une mise à jour de la page du Défi des Auteurs Canadiens… Ca ne fait pas de mal de temps en temps 😉

Le défi

Argali me semble en tête pour gagner dans sa catégorie 😀

Activons-nous pour la rattraper 😉

et bonne lecture à tout le monde

Le bonheur est assis sur un banc et il attend

21 février 2011

de Janick Tremblay

Le bonheur est assis sur un banc et il attend Janick Tremblay

Le 6 décembre 1992, Vincent, jeune ingénieur, se tire une balle dans la tête. Trois ans jour pour jour après la tuerie de la Polytechnique. L’impensable s’est produit et la vie ne sera plus jamais la même pour Roxane et Philippe Larrivée, ses parents. Un mois avant son suicide, Vincent avait acheté un vieil immeuble de six appartements avec son père. Ils avaient projeté de le rénover ensemble. Mme Édouard et Jean-Charles, Pierre et Julie, Florence et Laurent, Émile et Charlotte, Jeanne et Nicolas sont les locataires de l’immeuble. Ils incarnent, entre autres, l’alcoolique en rémission, la dame âgée qui perd son chat mais retrouve l’amour de ses quinze ans, le jeune couple dynamique au bord de l’engagement, des amitiés et des amours naissantes. Autour de ce petit monde, on rencontre aussi les Nguyen, qui tiennent le dépanneur du quartier, Rodolphe l’Haïtien, chauffeur de taxi philosophe. Et en filigrane, la difficulté des parents de Vincent à se remettre de son suicide. Comment les locataires apprendront-ils à vivre avec les Larrivée et leur peine quasi insurmontable ? Pourront-ils les comprendre vraiment ? Sauront-ils apprivoiser l’ombre de Vincent qui plane sur eux ?

Voici un livre que j’ai choisi pour son titre (entendu à la radio) puis pour la couverture. J’ai ensuite pu lire un ou deux avis engageants… Il m’en faut généralement bien moins pour me lancer, donc me voici partie dans cette lecture qui comptera en plus pour mon défi des auteurs canadiens !

Le thème est dramatique. La vie de Roxane et Philippe Larrivée, après le suicide de leur fils, Vincent, qui n’aura pas été capable de vivre avec les sentiments de lâcheté et de culpabilité qui le hantent après qu’il ait assisté au massacre de Polytechnique. Si la vie continue, parce qu’on n’a pas le choix, même après un tel drame, elle n’est plus jamais la même et non seulement les parents de ce jeune homme, mais les amis, les voisins, l’entourage d’une façon générale doit réapprendre à vivre, … autrement.

La lecture de ce livre se fait très facilement. J’ai aimé l’enchainement des paragraphes, suivant un locataire particulier de l’immeuble, chacun avec son histoire, des bribes du passé ou du présent, chacun ayant eu son lot de drame personnel, et chacun lié aux autres par leur présence dans cet immeuble, dont le propriétaire est le couple Larrivée.

Les phrases sont toutes très courtes, et donnent un air un peu haché, accentuant une impression de rapidité des réflexions personnelles de chacun. C’est intéressant même si j’aurais, je pense, apprécier d’avoir de temps en temps des moments de « repos » avec un peu plus de longueur et de construction de phrases.

Les différents sujets abordés sont difficiles, mais traités avec respect et finesse. Le dénouement est terrible… Encore une fois, ce n’était certainement pas le genre de lecture qu’il me fallait ces temps-ci (je suis pas mal spécialiste ces temps-ci pour choisir des livres qui vont me mettre le moral à la cave !!! J’en ai un que j’ai même dû arrêté… je vous en parlerai… un jour !).

Mais au final, l’impression reste vraiment très agréable.

Rue des mensonges

6 janvier 2011

Joy Fielding

Rue des mensonges Joy Fielding

LU PAR CHRISTEL….

Joy Fielding est une romancière canadienne qui rêvait d´être actrice et a soumis sa premiere nouvelle à un magazine à l´âge de 8 ans. Après des études de lettres anglaises et plusieurs rôles au théatre et dans des films, elle se consacre finalement à l´écriture. Elle se spécialise dans les thrillers psychologiques et les romans sentimentaux.

Son succès dès les années 90 tient surtout de son style à décrire aux lecteurs les pensées intimes, les doutes et les angoisse de ses héroines (des femmes toujours!).

Jamie cherche à tout prix à échapper à la banalité de sa vie. Alors quand elle rencontre Brad, elle étanche sa soif d’amour et de reconnaissance entre les bras de cet inconnu aux airs d’homme idéal. Lui aussi a des projets pour elle… Quand il lui propose de partir à la rencontre de son fils, Jamie fonce tête baissée. Destination : Mad River Road. Un aller simple vers l’enfer.

Cela fait quelques années que je refuse ce genre de livres par crainte de ne pouvoir dormir ensuite (comme lire m´aide normalement à dormir…). Mais Joy Fielding me faisait déjà envie il y a quelques années avec le titre „Ne compte pas les heures“ , qui avait déjà de bonnes critiques. Sauf qu´il s´agissait d´un roman sentimental et que j´ai donc été surprise par le style de celui-ci.

Que dire de ce livre sans trop en réveler… un psychopathe et 3 femmes qui vont finir par se rencontrer grâce à lui.

Lui, Brad, a une mère possessive.

Jamie sort d´une relation sans issue, elle exaspère sa famille et voit Brad comme son sauveur

Lily sort d´une relation difficile et est sur le chemin de la liberté, même si elle tait un lourd passé.

Emma est sorti d´une relation difficile et a trouvé plus ou moins sa liberté dans l´écriture dans la ville de Mad River Road. Lily et elle sont voisines .

Jusqu’à leur rencontre, des émotions, des violences, quelques nausées par procuration, des changements de décors au cœur de l´Amérique, des rencontres, des enfants.

L´intérêt est surtout dans l´analyse que nous propose Joy Fielding. On entre dans les têtes, ce qui nous fait ressentir toutes les émotions comme si il s´agissait de nous. C´est donc un livre qui se lit facilement, à condition de ne pas être seule chez soi….

L’énigme du retour

8 décembre 2010

de Dany Laferrière

Un livre audio lu par Dany Laferrière, chez Audiolib

« La nouvelle coupe la nuit en deux.
L’appel téléphonique fatal
Que tout homme d’âge mûr
Reçoit un jour
Mon père vient de mourir. »

Le narrateur décide alors de revenir dans son pays natal, Haïti, dont il avait été exilé par le dictateur du moment. Et le voilà sur les traces de son passé, de ses origines. Un périple doux et grave, rêveur et plein de charme, qui lui fera voir la misère, la faim, la violence mais aussi les artistes, les jeunes filles… L’espoir, peut-être.

Nul mieux que Dany Laferrière lui-même ne pouvait exalter la poésie à la fois luxuriante et intime de ce superbe roman.

 

Je me lance dans le Défi des Auteurs canadiens. Je vous présente l’Enigme du retour. Ce n’est pas mon premier roman canadien mais j’avais envie de commencer le défi par ce livre à la fois canadien, québécois et haïtien pour coller à l’actualité. Ma modeste contribution en somme, ma petite solidarité à moi.

J’ai adoré ce roman à la limite de l’essai philosophique. Un voyage à la découverte d’Haïti, vivant, coloré, chaud, et une introspection intense, intime, une réflexion sur l’exil et le retour, un thème omniprésent dans cette société canadienne composée d’immigrants plus ou moins de passage.

J’ai trouvé l’écriture de Dany Laferrière intéressante et hors du commun avec une succession de styles différents. Tantôt des passages brefs, saccadés avec des phrases courtes, parfois même sans verbe, tantôt de longs récits et des descriptions avec de longues phrases. Cela donne beaucoup de rythme et de profondeur au livre. On ressent les bruits, les odeurs et les couleurs tout comme la douleur de la séparation, de l’absence du père, le courage et la souffrance de la mère.

J’ai opté pour le livre lu par l’auteur. La voix chaude de Dany Laferrière vous plonge dans la chaleur des Caraïbes. Vous êtes vraiment dans sa peau, dans sa tête. C’est un livre qui fait à la fois voyager et réfléchir. C’est beau, c’est poétique, c’est vivant et touchant. A vos écouteurs !

Sans rien ni personne

7 décembre 2010

de Marie Laberge

sans rien ni personne Marie Laberge

Une très très belle découverte pour moi. Je ne connaissais pas Marie Laberge autrement que de nom. Et je suis enchantée d’avoir fait cette première « rencontre » dans le cadre du Défi des Auteurs Canadiens et avec ce livre.

Ce policier met en scène un commissaire français, en charge du département des Cold cases… et une enquêtrice québécoise, Vickie Barbeau, elle aussi dans un département de « cold cases ». Le père d’une jeune femme française, trouvée assassinée à Montréal quelques trentes années plus tôt, fait une demande ultime de reconsidérer le cas et Patrice Durand décide sur la base de quelques « indices » apportés par le père éploré de donner une chance à cette enquête.

Le livre suit cette enquête faite par Patrice etVickie, sur les traces de Marité, recherchée pour son rôle de témoin potentiel dans cette affaire…

J’ai beucoup apprécié cette enquête pour plusieurs raisons. La première étant d’ailleurs le fait que ce soit un cold case… Je n’avais jamais lu de policier basé sur ce type d’enquêtes. Très rapidement, une autre victime apparait dans l’intrigue, en la personne de la petite fille de Marité. La description des lieux est très bien faite et l’on sent bien que cette auteure écrit la plupart du temps « autre chose » que du policier.

En ce qui concerne l’aspect policier, tout est décrit avec beaucoup de pudeur et de retenue, ce que j’ai apprécié car je ne suis pas une grande fan des descriptions gores ou très précises… mon imagination étant ce qu’elle est, je n’ai besoin de que peu de mots pour visualiser déjà pas mal d’horreurs ! En fait, il ne faut pas croire que ce soit pour autant édulcoré… Oh non… En jouant sur le registre des émotions… Marie Laberge arrive à nous faire comprendre tout ce qui s’est passé, dans toute son horreur… L’émotion du père qui ne s’est jamais remis de la mort de son enfant, celle de la petite fille, retrouvée adulte et racontant peu à peu et avec sa pudeur de victime ce qu’elle a vécu, celle enfin des deux enquêteurs et des témoins, qui lèvent peu à peu le voile sur toute l’horreur de cette affaire… C’est cette ensemble qui apporte au livre un intérêt particulier et qui m’a énormément plu… au point de me faire oublier mon côté franchouillard qui s’est quand même un peu vexé de voir mon compatriote présenté de la sorte… 😉  Mais je ne vous en dis pas plus, ce côté un peu cliché n’apporte pas grand chose, à mon avis au livre…

Ce n’est peut être pas le polar du siècle, mais c’est un roman policier bien construit qui parle de sujets difficiles et remue autant qu’il subjugue… Pas de suspense haletant (je me suis doutée de une ou deux choses assez rapidement), mais une écriture intéressante et des personnages attachants.

Je lirai très rapidement un autre livre de cette auteure.