Archive for novembre 2011

Les enfants du bonhomme dans la lune

30 novembre 2011

de Roch Carrier

Les enfants du bonhomme dans la lune Roch Carrier

Ce livre est plus qu’un simple recueil de contes. C’est aussi un témoignage unique, chaleureux, sincère et joyeux sur la vie quotidienne québécoise.

Le récit ressuscite avec vivacité l’époque du Premier Ministre Maurice Duplessis et la période de la Seconde Guerre mondiale, marquées par l’oppression religieuse, la répressions de la sexualité et les tensions linguistiques.

Savoureusement nostalgique et remplie de fantaisie, cette superbe flânerie est un voyage dans le temps parfumé de tendresse.

Conteur sans pareil, Roch Carrier propose au lecteur de le suivre sur les chemins savoureux de la poésie, tout en faisant revivre le passé du village de son enfance.

Un petit livre, tout en douceur pour progresser dans mon défi des Auteurs Canadiens. Je l’ai choisi sur couverture et titre au Salon du Livre de l’Outaouais de l’année dernière… Même pas regardé la quatrième de couverture… pas le temps 😉

J’ai aimé ce livre car il m’a permis de découvrir un peu de l’histoire du Québec… Pas celle des grands explorateurs, des coureurs des bois et de la naissance du Nouveau Monde… Non, une partie du passé à laquelle je ne m’intéresse que rarement… trop proche peut être…

C’est un livre relativement vieux… La première édition date de 1979 si je ne me trompe pas… Il comprend 20 mini contes (pas plus de 6-7 pages pour chacun) et des notes de l’auteur sur « Comment j’ai écrit les enfants du bonhomme dans la lune ».

Je ne vous parlerai pas de chaque conte… Le narrateur est un enfant. Et il vit une situation particulière avec son regard d’enfant, que ce soit le rôle de l’église dans l’éducation, la présence de l’anglais, la famille, la pauvreté, la sexualité.

C’est un livre tendre, car il sonne comme des souvenirs d’enfance. Pas que les sujets abordés ne soient pas sérieux ou tristes, non c’est l’idée de ce souvenir qui apporte une tendresse, de même que la langue simple qui est utilisée.

Une bien jolie petite découverte…

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Uglies

26 novembre 2011

de Scott Westerfeld

Tally is about to turn sixteen, and she can’t wait. In just a few weeks she’ll have the operation that will turn her from a repellent ugly into a stunningly attractive pretty. Ans as a pretty, she’ll be catapulted into a high-tech paradise where her only job is to have fun.

But Tally’s new friend Shay isn’t sure she wants to become a pretty. When Shay runs away, Tally learns about a whole new side of the pretty world – and it isn’t very pretty. The authorities offer Tally a choice: find her friend and turn her in, or never turn pretty at all. Tally’s choice will change her world forever…

Et oui, voilà que je récidive encore dans la littérature ado 🙂 Mais bon mon dernier essai ayant été pas mal concluant avec Hunger Games, je me suis dit que je devais tenter cette série dont j’ai entendu beaucoup de bien !

Je dois aussi ajouter que c’est encore une série de Science Fiction, encore une dystopie genre Le meilleur des Mondes… et que j’aime beaucoup ce genre… Ça aide 😉

Bref, cette série met en scène un monde bien simple au moins en apparence… Quand vous naissez, vous êtes un Little (un petit)… jusqu’à vos 12 ans, et là, vous déménagez dans un internat et dans une autre ville, car vous êtes devenus un Ugly (un moche)… et vous le resterez jusqu’à vos 16 ans… Mais le jour de vos 16 ans sera l’apothéose, car vous subirez l’Opération qui vous rendra Pretty (je vous le traduis ??)  et vous serez beaux et insouciants pour le reste de votre vie !

Voilci le décor de cet univers de rêve…

Sauf que on apprend que certains ne deviennent jamais Pretty, parce qu’ils ne le veulent pas et ceux-là, ils s’enfuient. On les appellent les Smokies (parce qu’ils habitent la Smoke, un endroit protégée par une épaisse fumée). Et bien sur dans les Pretties, il y en a qui sont moins insouciants que les autres, et ils cherchent à se débarasser des Smokies…

Tally fait donc partie de ces Uglies qui vont devenir très bientôt Pretties et elle a hâte. Mais suite à la fuite de son amie Shay, une division spéciale lui fait du chantage et l’oblige à rechercher le refuge de ces rebelles pour les mettre enfin sous le contrôle des Pretties.

Ce premier tome la suit dans son attente insouciante du jour de ses 16 ans, sa découverte un peu brutale de la face cachée et bien moins attractive de son univers, sa recherche de la Fumée et sa découverte de l’univers de ces rebelles qui refusent l’opération et vivent « en vrai ».

On suit ensuite la destruction de ce village et la tentative des survivants de recréer une nouvelle Fumée.

Un livre qui se lit vraiment facilement et est assez fascinant pour tout dire. Bien sûr que nous sommes dans une vision futuriste et dérangée… Mais ce dictat de la beauté est assez facile à assimiler, même si poussé dans des extrêmes littéraires 🙂

Le début est très calme mais j’ai apprécié que l’auteur prenne le temps de placer le décor et l’ambiance. Le personnage de Tally est intéressant et évolue bien. Les personnages secondaires sont plutôt prometteurs pour la suite… car bien sûr il y a une suite 😉

Lu en anglais, je l’ai trouvé quand même un peu simpliste… On a du Ugly et du Pretty à tout bout de champ. Il me semble qu’il y a moyen de ne pas faire tant de répétition… Mais bon, je garde à l’esprit que c’est un roman jeunesse.

Il n’en reste pas moins un livre avec un thème intéressant, quelques sujets de réflexion pour nos jeunes, de l’aventure et du suspens…

Que demander de plus 🙂

Mockingjay

24 novembre 2011

de Suzanne Collins

Mockingjay L'oiseau moqueur Suzanne Collins

Katniss Everdeen, girl on fire, has survived, even though her home has been destroyed. Gale has escaped. Katniss’s family is safe. Peeta has been captured by the Capitol. District 13 really does exist. There are rebels. There are new leaders. A revolution is unfolding.

It is by design that Katniss was rescued from the arena in the cruel and haunting Quarte Quell and it is by design that she has long been part of the revolution without knowing it. District 13 has come out of the shadows and is plotting to overthrow the Capitol. Everyone, it seems, has had a hand in the carefully laid plans – except Katniss.

The success of the rebellion hinges on Katniss’s willingness to be a pawn, to accept responsibility for countless lives, and to change the course of the future of Panem. to do this, she must put aside her feelings of anger and disgust, She must besome teh rebels’ Mockingjay – no matter what the personal cost.

Et voilà, la boucle est bouclée… je peux reprendre mon souffle… Et retourner à une lecture normale 😉

Une découverte extra et un grand coup de cœur pour cette série, vous vous en doutez bien.

Ce dernier tome commence un mois après la fin du second. Le 12ème District a été purement et simplement détruit. Les survivants ont trouvé refuge dans le 13ème District qui est sorti de l’ombre. La rebellion s’organise, autour de l’image du Mockingjay : Katniss.

Je dois avouer que j’ai mis un petit peu plus de temps à rentrer dans celui-ci. Le rythme s’apaise un moment pour nous faire découvrir le District 13 et après la tension et la précipitation des évènements dans Catching Fire, mon esprit lui refusait de ralentir…

Si les éléments s’enchainent encore avec justesse et nous tiennent toujours en haleine, le rythme reste très différent dans ce dernier tome. L’ambiance aussi est très différente, le Capitole est en train de tomber, et pourtant l’espoir n’est pas si présent.

Il est aussi très dérangeant de voir que les médias sont repris pour le compte de la rébellion… Ça laisse beaucoup de réflexion pour le lecteur… Finalement, qui a raison ? Est-ce que tout ce petit monde n’est pas une belle bande de profiteurs et de manipulateurs ?

Ce dernier tome a apporté les éléments nécessaires pour finir l’histoire de Panem en beauté (à ne pas confondre avec happy ending cependant), répondre aux questions que nous lecteurs pouvions nous poser, et laisse suffisamment de petits détails en suspens pour que notre imaginaire puisse faire le reste… et j’adore ça quand un auteur me laisse ce petit espace rien que pour moi, pour que l’histoire se poursuive indéfiniment dans ma tête…

C’est une une série pour lecteurs ado. Les jeunes lecteurs du genre de ma fille de 12 ans adoreront aussi mais ne capteront pas tous les sujets de réflexion que l’auteure suggère. Un peu dommage de ne pas les faire attendre pour qu’ils en profitent un peu plus… Il ne me reste plus qu’à espérer que ma fille acceptera de les relire dans 2 ou 3 ans, car je crois vraiment qu’elle en retirera plus de matière…

Chapeau bas, Suzanne Collins… je suis restée accrochée à la série des toutes premières pages de Hunger Games jusqu’aux dernières de celui-ci. ♥♥

Evangeline et Gabriel

22 novembre 2011

de Pauline Gill

Evangeline et Gabriel - Pauline Gill

Resume:
Les Acadiens Évangéline Bellefontaine, dite LaBiche, et Gabriel Melanson portent dans leur coeur et dans leur chair la déchirure de tout un peuple arraché à ses racines pour assouvir les ambitions d’un conquérant anglais.
Dans le village de la Grand’Prée, Évangéline et Gabriel vivent, en 1755, les premiers frissons d’un grand amour. L’innocence de leur jeunesse se heurte bien vite aux mouvements des troupes anglaises, qui se font de plus en plus présentes dans le Bassin des Mines. Un complot se trame au fort Edward, où siège le lieutenant-gouverneur Charles Lawrence.
Séparés, emprisonnés, dépossédés de leurs biens, les jeunes époux, impuissants, voient les soldats anglais vider l’Acadie de ses habitants, entasser ceux-ci dans les cales nauséabondes de vaisseaux surpeuplés, pour ensuite les jeter comme des épaves sur les rives des colonies anglaises d’Amérique. L’amour d’Évangéline et de Gabriel, plus solide que le cap Blomidon, résistera-t-il au génocide de leur peuple?
Cet amour a donné une voix aux Acadiens, qui en chantent la légende depuis deux siècles

Encore une histoire d’amour avec cette fois-ci l’histoire de la deportation des Acadiens en toile de fond. C’est un peu lent a se mettre en place, mais j’ai aussi beaucoup aime. J’ai appris une fois encore, pas mal de choses sur un morceau d’histoire de mon pays d’adoption, que je ne connaissais pas.

Il existe un poeme celebre ecrit par le poète américain Henry Wadsworth Longfellow qui s’appelle.

Malavita

20 novembre 2011

de Tonino Benacquista

Une famille apparemment comme les autres.
Une chose est sûre, s’ils emménagent dans votre quartier, fuyez sans vous retourner…

Une petite relecture pour une nuit presque blanche… Je vous ai déjà dit que je suis une fan de Benacquista ? Oui, je vous ai déjà parlé de Saga… le premier que j’avais découvert de cet auteur…

Malavita, c’est l’histoire d’une famille pas ordinaire, mais alors… pas ordinaire du tout !!!!!!!

Fred, alias Giovanni, le père a décidé de balancer ses anciens collègues mafieux et toute la famille privilégie donc du programme de protection des témoins du FBI. Ils emménagent en France dans un petit village…

Totalement désoeuvré, Fred décide d’écrire ses mémoires… Tout un programme pour un ancien tueur de la Mafia, n’est-ce pas ?

Benacquista dépeint cet homme d’une manière hilarante… Tueur sanguinaire, sans remords ni aucun état d’âme, gentil bonhomme qui ne comprend rien à la vie « normale »… Une tonne d’humour, pas mal de sarcasme et d’ironie…

Et que dire de la mère et des enfants… Warren, le fils est excellent 🙂

L’ensemble donne un moment de lecture extrêmement agréable… que l’on peut poursuivre avec la suite « Malavita, encore ». Personnellement, j’ai trouvé ce second opus un peu moins bien… mais l’effet de surprise n’était plus là, c’est sur…

En tous cas, Malavita se lit et se relit toujours avec beaucoup de plaisir… sourire aux lèvres garantis !!!

The Hunger – An Irish Girl’s Diary 1845-1847

19 novembre 2011

de Carol Drinkwater

It’s 1845 and blight has destroyed the precious potato crop, leaving Ireland starving. Phyllis works hard to support her struggling family, but when her mother’s health deteriorates she sets off in search of her rebel brother and is soon swept up in the fight for a free and fair Ireland.

J’ai reçu ce livre de la part d’Isa, dans notre cadre d’échange de livre. L’action se passe en Irlande pendant la famine de 1845 causée par la perte des pommes de terre.

Ça se lit très facilement. J’ai appris énormément sur l’histoire de l’Irlande que je ne connaissais pas.

Catching fire

18 novembre 2011

de Suzanne Collins

Catching fire L'embrasement Suzanne Collins

Against all odds, Katniss has won the Hunger Games. She and fellow District 12 tribute Peeta Mellark are miraculously still alive. Katniss should be relieved, happy even. After all, she has returned to her family and her longtime friend, Gale. Yet nothing is the way katniss wishes it to be. Gale holds her at an icy distance. Peeta has turned his back on her completely. And there are whispers of a rebellion against the Capitol – a rebellion that Katniss and Peeta may have helped create.

Much to her shock, Katniss has fueled an unrest she’s afraid she cannot stop. And what scares her even more is that she’s not entirely convinced she should try. As time draws near for Katniss and Peeta to visit the districts of the Capitol’s cruel Victory Tour, the stakes are higher than ever. If they can’t prove, without a shadow of a doubt, that they are lost in their love for each other, the consequences will be horrifying,

In Catching Fire, the second novel of the Hunger Games trilogy, Suzanne Collins continues the story of Katniss Everdeen, testing her more than ever before… and surprising readers at every turn.

Il ne m’aura pas fallu longtemps pour passer de Hungers Games à sa suite : Catching Fire, et pas longtemps non plus pour dévorer cette suite !

Mon impression du premier tome se confirme. Cette jeune héroïne est extraordinairement bien faite. C’est de la littérature ado sans aucun doute mais de celle qui garde pas mal d’adultes en haleine 😉

Ce tome encore une fois remet à sa place le concept de téléréalité, tout en ajoutant une dimension politique avec l’utilisation des médias par le pouvoir en place.  « Du pain et des jeux », rien n’a vraiment changé, n’est-ce pas ?

La manipulation est omniprésente… celle des téléspectateurs que ce soit par le gouvernement ou par les joueurs… celle des joueurs par les organisateurs, par le gouvernement, voire par une troisième partie ? Qui manipule qui ? C’est un écheveau inextricable et l’ensemble nous maintient dans un suspens parfaitement bien mis au point.

On en apprend un peu plus aussi sur la situation à Panem, sur les Districts, sur ce fameux 13ème disparu, détruit ou clandestin ? La révolte gronde et Katniss, en toute innocence, est la flamme de ralliement de tous les rebelles.

Quelques personnages secondaires du premier tome prennent de l’ampleur, comme Haymitch qu’on découvre plus en profondeur dans la première partie puis se révèle encore plus surprenant à la toute fin.

Oui, c’est une suite, mais sans la majeure partie des travers qu’on trouve dans les suites. Si le thème principal reste le même, l’auteure a su posé une seconde trame qui renouvelle totalement notre intérêt. Le suspens est fort. L’intrigue se déroule au rythme d’évolutions parfaitement mises en place.

Et le dénouement cette fois-ci est sans appel… … … Rendez-vous au prochain tome 😀

Les quelques réponses que vous aurez obtenues n’apaiseront pas votre soif d’en savoir plus… Vous êtes condamnés à foncer chercher le troisième tome, sans même en vouloir à l’auteure de vous laisser dans cet état… car celà signifie encore quelques bonnes heures de lecture à venir 🙂

Pour moi, cette lecture est encore une fois un succès !

Docteur Irma – La trilogie

16 novembre 2011

de Pauline Gill

Docteur Irma

Irma LeVasseur, première pédiatre canadienne-française, une femme aussi forte que sensible, aussi déterminée qu’originale, contre vents et marées, a consacré sa vie à la santé des enfants. Le récit de sa destinée insuffle courage et espoir à qui doit se battre contre l’inégalité des chances dans notre société. Une exceptionnelle trilogie pour une femme aussi grande que sa cause!

Le parcours d’Irma LeVasseur est remarquable et cette trilogie relate toutes les étapes importantes de sa vie. Après des études à Sillery, en 1894, elle doit aller chercher son doctorat en médecine à l’Université Saint-Paul (Minnesota), toutes les universités québécoises lui fermant leurs portes. De retour au Québec, le Collège des médecins lui refuse un permis de pratique. Elle se tourne alors vers l’Assemblée législative qui, trois ans plus tard, vote un bill privé lui permettant d’exercer sa profession.
Ces trois ans d’attente, la Dre LeVasseur les passe à travailler à New York. Elle fonde ensuite à Montréal le premier hôpital pour traiter gratuitement les enfants de toute ethnie et de toute condition, l’Hôpital Sainte-Justine (1907). Pendant la guerre 1914-1918, elle est la seule docteure canadienne-française à se rendre en Serbie pour soigner la population et les soldats. À Québec, elle fondera ensuite l’Hôpital de l’Enfant-Jésus (1923) et l’Hôpital des Enfants-Malades (1925). Parallèlement à sa carrière exceptionnelle, Irma LeVasseur verra sa vie personnelle marquée par l’incessante recherche de sa mère, qu’elle a perdue à douze ans, par des renoncements exigeants, mais aussi par un fort lien avec ses proches.

J’ai beaucoup aimé le livre, une fois encore. C’est l’histoire d’une femme féministe avant les féministes, mais dans un sens « positif », parce qu’elle s’est battue pour pouvoir devenir médecin, et être reconnue comme égale des hommes. C’est très facile à lire, et divertissant.
Sans ce livre, je n’aurai probablement pas connu l’existence de cette femme de caractère, qui a fait avance la médecine au Québec.

Et faire lire nos rejetons ?

15 novembre 2011

J’en parle depuis quasiment un an…

Et j’ai procrastiné à outrance mais voilà le défi de la Zone -15 !!

 

N’hésitez pas à faire passer le mot autour de vous si vous avez déjà des passionnés de lecture dans les parages !

Le mot d’ordre est double :

Pas de pression

Se faire plaisir

Hunger games

14 novembre 2011

de Suzanne Collins

Hunger games

‘Once I’m on my feet, I realize escape might not be so simple. Panic begins to set in. I can’t stay here. Flight is essential. But I can’t let my fear show.’

Winning means fame and fortune. Losing means certain death. The Hunger Games have begun…

Ça fait bien un an que j’ai entendu parler de ce livre et que je souhaitais le lire… Quand je l’ai acheté, ma fille de 12 ans s’est littéralement jetée dessus et a dévoré les 3 tomes en moins de temps qu’il ne faut pour le dire…

Premier mot ?       Wow…

J’ai entre les mains de la littérature jeunesse. Je ne m’attendais pas à ça, c’est clair !

L’histoire ?

Un futur qu’on ne sait pas situer… proche ? lointain ? Aucune idée… Ce qui est certain, c’est qu’il s’est passé un paquet de choses en Amérique du Nord et que maintenant, ça s’appelle Panem, que c’est divisé en 12 districts, identifiés par un simple numéro, plus une partie centrale : le Capitole… Ah oui, on sait aussi que la vie dans le District 12 est tout sauf rose. On est mis dans le bain dès la première page !

Chacun de ces districts fournit chaque année 2 adolescents tirés au sort aux Hunger Games… Ces jeux, que l’on peut finalement comparer à des jeux du cirque romain, ont été instaurés à la suite d’une rébellion des districts contre l’autorité du pays… La rébellion a été maitrisée et en représailles, le 13ème District a été détruit… et ces jeux ont été imposés aux autres…

Voilà l’ambiance ! Ça calme, n’est-ce pas ?

Dans ce contexte, Katniss, 16 ans, survit et fait survivre sa mère et sa petite soeur, leur père étant décédé dans un accident minier.

A l’heure du tirage au sort pour les prochains Jeux, c’est sa petite sœur de 12 ans qui est désignée et Katniss se porte alors volontaire et prend sa place. Ce tome suit le parcours de Katniss et de Peeta, le deuxième « candidat » du District 12.

Littérature jeunesse ?

J’ai déjà régulièrement des romans jeunesse que ma fille aime. Fantastique, science fiction, tous ont pour point commun de mettre en scène des adolescents comme héros…  Toutes mes précédentes lectures « jeunesse » ont aussi en commun une certaine facilité au niveau de la trame, des rebondissements et surtout des thèmes…

Celui-ci m’aura surpris par la profondeur des sujets… Une société manipulée par un pouvoir dictatorial, qui se maintient en place en partie par l’imposition de ces jeux du cirque télévisés dans lesquels les protagonistes ont entre 12 et 16 ans et sont obligés à se battre entre eux jusqu’à ce que mort s’en suive… Ce voyeurisme télévisuel poussé à l’extrême de la cruauté. Les extrémités auxquelles un grand nombre sont poussés lorsqu’ils sont en proie à la faim et à la misère.

Des sujets et d’actualité mais placés dans un futur dystopique. Je ne m’attendais pas à ça pour un livre « pour jeunes ».

Et sinon, qu’en ai-je pensé ?

Je l’ai commencé… Il m’a fallu allez, disons 10 pages pour m’en imprégner… et je ne l’ai plus quitté !

Lu en v.o., donc je pensais perdre pas mal… mais pas du tout… ce qui m’a le moins plus, c’est le « tout au présent »… C’est pas la première fois que je note ça dans les romans jeunesse, ça me dérange toujours un peu… Mais je n’ai pas une connaissance assez forte des techniques littéraires anglaises pour juger… C’est juste que moi, j’aime bien un peu de conjugaison dans les temps 😀

En dehors de ça ? Ce bouquin est incroyable… Katniss est attachante, touchante. C’est une survivante et il n’y a rien à redire à son personnage. Ses incertitudes, son attachement forcené à sa famille, son réalisme par rapport à tout ce qui l’entoure, sa crédulité par moment. Tout sonne juste et à propos.

Les jeux sont fabuleusement bien mis en scène. Cruauté et violence sont palpables mais ne tombent jamais dans le gore (j’aurais détesté). Les rebondissements arrivent à point, ne sont pas « tout cuits », ne sont pas non plus trop nombreux…

Le dénouement annonce un autre tome, mais qui n’essaierait pas de surfer sur un succès assuré ? Il n’en reste pas moins que ce livre se finit parfaitement bien pour clore cette première aventure tout en laissant supposer une nouvelle intrigue.

Vous vous doutez bien que je vous parlerai prochainement de la suite…

Ah oui, et j’ai appris qu’un film est en cours… Je ne suis pas étonnée… et je me laisserai prendre au jeu d’aller le voir.