Archive for octobre 2010

Peur

29 octobre 2010

de Thierry Serfaty

Peur Thierry Serfaty

Pourquoi un jeune gardien de zoo s’est-il offert en pâture à des fauves affamés ? Qu’est ce qui a poussé une jeune femme ayant peur du vide à se jeter du haut d’une tour de 39 étages ? Et qui les photographie au moment où ils affrontent la mort, visages tournés vers l’objectif avec un regard d’acceptation et de ravissement ? Obsédé par ces questions, le commissaire Erick Flamand se lance dans une enquête qui le mènera au coeur des méandres de la folie humaine…

J’ai découvert Thierry Serfaty avec le Sang des Sirènes, puis ai récidivé avec La nuit interdite, dont j’ai parlé dans ce blog, ici. Bon, on l’aura compris, j’ai aimé et continué 😉

Peur… fait peur… AAAaaarrff, pas pu m’empêcher… mais il faut m’excuser… besoin d’évacuer la tension… Il faut dire que pas bien maline, j’ai entamé ce bouquin hier soir… ai eu les tripes complètement prises et n’ai pas pu m’en détacher de la nuit puis de la journée…

Ce livre se pose en suite de la Nuit Interdite, 6 ans plus tard. Il reprend les personnages qui menaient l’enquête, à savoir Laura et Erik, maintenant mariés, mais aussi certains personnages secondaires, tels que Marina, Éva et Laurent. J’ai trouvé intéressants de suivre, non seulement les enquêteurs, mais aussi certains des protagonistes du premier drame.

La première enquête se passait dans le monde du sommeil, dévoilait les risques psychologiques pouvant apparaître avec le manque de sommeil… Le personnage de Erik, le commissaire, s’était révélé complexe, plein de drames intérieurs qu’on ne pouvait alors que soupçonner.

Dans ce nouveau volume, nous en découvrons plus sur lui, voyons également évoluer Laura et Marina.

Il est cette fois-ci question de peur, de phobies tellement fortes qu’elles empêchent les enfants et adultes qui en souffrent de vivre normalement. Mais quelqu’un semble avoir trouvé le moyen de supprimer ces phobies, de supprimer si complètement la peur qu’ils en meurent !

L’enquête se passe en partie à Paris où les meurtres ont lieu et en Provence où se trouvent l’Institut où l’on tente de traiter les enfants phobiques…

Le rythme est relativement soutenu malgré un ralentissement en milieu qui m’a décontenancée un moment.

Je suis définitivement conquise par cet auteur et par ce cycle, qui ne s’arrête pas là… mais j’aurai aimé un peu plus de corps dans les descriptions des phobies que le commissaire porte en lui… de la même façon que j’aurais souhaité comprendre un peu plus où en est Laurent. Il me semble que ces deux points notamment auraient été très positifs pour l’intrigue.

J’attends avec impatience de suivre la suite de cette intrigue dans Agonia… et je découvrirai avec plaisir les autres livres de Serfaty… J’en ai d’ores et déjà un en stock… Si je pouvais juste éviter de le démarrer en pleine nuit 😉

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La fin de l’alphabet

26 octobre 2010

de CS Richardson

La fin de l'alphabet CS Richardson

Toute cette histoire est assez improbable.

L’aventure d’Ambroise Zéphyr et de sa femme Zappora Ashkenazi, alias Zip, aurait pu commencer un charmant dimanche matin baigné par un soleil d’avril, entre la maigreur de l’hiver et les rondeurs du printemps et, peut-être, se terminer dans l’allégresse au crépuscule.

Mais ce n’est pas de cette histoire qu’il s’agit.

Ce jour-là, Ambroise Zéphyr échoue à son examen médical annuel. Le verdict est terrible: il est atteint d’une maladie inconnue et incurable qui ne lui laisse que trente jours à vivre. Fasciné depuis l’enfance par les abécédaires, ce graphiste féru d’art et d’histoire décide de prendre le large et de s’offrir un dernier (et merveilleux) périple autour du monde avec celle qu’il aime. Premier arrêt: A pour Amsterdam, puis B pour Berlin, C pour Chartres… Mais qu’arrivera-t-il lorsque viendra la lettre Z, la fin de l’alphabet?

Quel superbe petit livre… Quelle histoire émouvante.  Tant de poésie, de simplicité… j’ai eu un moment l’impression de me promener dans une histoire à la Amélie Poulain, avec ces détails, ces retours dans le passé, cette narration naïve et efficace.

Ambroise Zéphyr est passionné par les lettres de l’alphabet. Il est marié à Zappora Ashkenasi.

Le jour où il apprend qu’il est condamné et qu’il ne lui reste qu’une trentaine de jours à vivre, il décide de partir avec sa femme et de visiter des villes en suivant l’alphabet…

Le voyage ne durera pas longtemps mais nous met en face de tant d’émotions, la plupart même pas vraiment verbalisées… Non tout est dans le non dit, dans les actes, les lieux. C’est pur, beau et la mort inéluctable ne peut rien face à cet amour… pas plus que l’amour ne peut quoi que ce soit face à la mort…

Voici un livre, lu dans le cadre du défi Canada – D’un Océan à l’autre, qui va rester longtemps longtemps dans mon cœur…

L’aube de Fondation

25 octobre 2010

de Isaac Asimov

L'aube de Fondation Isaac Asimov

L’univers uni, c’est fini. L’Empire galactique se désagrège. Trente mille ans de chaos sont au programme. Et moi, j’en ai trop fait et je suis las. Oui, je m’appelle Hari Seldon et je vois que ce nom vous dit quelque chose. Tout ce que j’ai fait, c’est de poser les équations et d’agir. Les équations ne mentent pas. D’ailleurs vous le savez. Je ne voudrais pas jouer les prophètes, mais quand j’allume mon Premier Radiant, je lis l’avenir de l’humanité. Le chaos prévu sera réduit à un petit millier d’années. Je ne pourrai pas y veiller personnellement, mais tout est en place. Je me suis laissé accaparer par ma tâche et, à l’heure de partir, je regrette d’avoir négligé les gens qui m’accompagnaient. Mais ce n’est pas moi qui ai décidé. Les équations ne me laissaient aucune échappatoire. Je continue à venir ici dans mon bureau. Je crois parfois y entendre résonner des voix, celles de mes parents, de mes étudiants, de mes collègues… de Wanda… mais les couloirs sont vides. La Fondation est faite et le bâtiment de psychohistoire ne sert plus à rien. La suite se passe ailleurs.

Il ne m’aura pas fallu longtemps pour dévorer la suite de Prélude à Fondation… La boucle est bouclée, Hari Seldon a mis en application la psychohistoire. Les Fondations sont créées, la légende est en marche ainsi que l’avenir de la Galaxie 😉

Ce deuxième tome apporte un superbe éclairage au cycle de Fondation, et continue de main de maitre le Prélude. Même si le rythme du début de ce volume est un peu moins soutenu, ma passion pour ce cycle est restée la même, et j’ai su rester patiente… Bien m’en a pris car les évènements s’accélèrent à nouveau et la mise en place des Fondations expliquée qu moyen de 4 nouvelles, qui relatent chacune une étape de l’avancement du projet de Seldon, tous les dix ans environ, et ce jusqu’à sa mort.

J’aime cet univers créé par Asimov, avec ces millions de planètes, Trantor, qui est un univers à elle-seule… Un passé et une planète d’origine communs, mais oubliés. Des robots ? Cachés… Des mentalistes que l’on découvre. Des personnages que j’avais découvert dans le premier tome, et auxquels je me suis attachée, regrettant presque de ne pas pouvoir les suivre encore un peu…

J’ai beaucoup apprécié ces deux tomes pour plusieurs raisons…

Avant tout, parce que c’est la génèse du cycle de Fondation que j’adore… Mais aussi parce que Asimov n’aura pas juste « surfé » sur la vague du succès de ce cycle. Il se fend d’une véritable histoire, construite, élaborée, avec des personnages riches. Et là encore, il arrive à ne pas lever le mystère sur tout… il explique, sous-entend, mais ne gâchera certainement pas le plaisir de la découverte des tomes suivants pour ceux qui ne les connaissent pas… Du grand Asimov, comme toujours…

Enfin, je suis enchantée de l’avoir lu dans cet ordre… Oh, je sais que plusieurs grands fans diront qu’il faut respecter l’ordre chronologique, lire ces deux tomes avant de se lancer dans le véritable cycle… Et bien, personnellement, j’ai adoré lire ces deux tomes « a posteriori »… avoir mes propres indices, les recouper avec mes souvenirs des 5 autres livres… me faire contredire ou au contraire confirmer dans mes théories.

Et même… rester sur ma fin à la dernière page… juste de quoi me donner envie de repartir dans Fondation. 😉

La théorie des Six

23 octobre 2010

de Jacques Expert

La théorie des Six Jacques Expert

Selon la « théorie des six », énoncée en 1929 par le Hongrois Frigyes Karinthy, tout individu sur terre peut être relié à n’importe quel autre par une chaîne de connaissances ne comptant pas plus de cinq intermédiaires. Ainsi, chacun de nous est à six poignées de main de n’importe quel habitant du fin fond de la Mongolie-Extérieure. Cet auteur ne s’attendait certainement pas à ce que sa théorie devienne un jour le mode opératoire d’un tueur en série. Julien Dussart lance pourtant ce défi à la police : il annonce qu’il a décidé de tuer « quelqu’un » et que la seule façon de l’arrêter consiste à comprendre sa logique. Qui sera la sixième cible ? La réponse à cette énigme permettrait au commissaire divisionnaire Sophie Pont de sauver les cinq premières victimes. Enfin… quatre. Le premier cadavre est retrouvé, le jeu peut commencer…

Je voudrais remercier une fois encore Le livre de Poche qui m’a envoyé ce livre par le biais du partenariat organisé avec Livraddict. Je leur suis bien reconnaissante de lui avoir fait traverser l’Atlantique…

Je n’avais pas entendu parler de ce livre lors de sa sortie initiale mais quand j’ai lu la description à l’annonce du partenariat, j’ai toujours de suite bondi… J’ai toujours été subjuguée par cette théorie des 6 poignées de main… Alors vous pensez… un policier basé là-dessus !!!

J’ai trouvé la construction du livre intéressante… Je suis depuis toujours une adepte des livres à « je » multiples. Cette fois-ci, le meurtrier fait partie des narrateurs, c’est même le narrateur principal, et la commissaire en charge de l’enquête, Sophie Pont, ainsi que sa secrétaire, Rachel, et quelques autres intervenants, s’intercalent entre les feuillets du journal de bord de l’assassin.

J’ai trouvé que l’auteur a vraiment campé un psychopathe dans toute sa splendeur et son horreur… Ses pensées, actions  et remarques provoquent de la répulsion mais aussi de la peine pour ce pauvre gars qui est un grand grand malade… L’approche en est donc très intéressante.

Je n’ai pas particulièrement aimé en revanche la commissaire… en même temps, je crois pouvoir affirmer que l’auteur n’a pas vraiment cherché à la rendre attachante 😉 Mais encore maintenant, je n’arrive pas vraiment à comprendre pourquoi il l’a rendu aussi antipathique. Je n’ai pas trouvé non plus utiles les propos et/ou pensées injurieux et obscènes. Mais bon, ça n’engage que moi…

La progression de l’intrigue, que ce soit le déroulement des meurtres en accord avec la théorie des Six ou l’avancement de l’enquête, se fait de façon claire et assez fluide. Dans sa mégalo, Julien Dussart avance dans son raisonnement, applique la théorie des 6 à sa manière. L’accélération sur la fin se fait sentir par le fait que l’on ne passe plus d’un narrateur à l’autre au moyen d’un chapitre nouveau mais quasiment de paragraphe en paragraphe. Le dénouement est sobre et attendu.

Lecture intéressante et assez prenante dans mon cas. Pas de rebondissement spectaculaire, pas de dénouement en feu d’artifice, mais ce n’était pas l’objet de ce livre me semble t-il…

Je tenterai très certainement un autre livre de Jacques Expert.

Dans le cadre de cette Lecture Commune, nous nous étions fixés un petit défi supplémentaire, chacun des lecteurs devant poser une question à laquelle il fallait répondre dans son article… Voici les questions…

Lisalor – Quand avez vous commencé à comprendre l’intrigue ?

Si par comprendre l’intrigue, tu parles du dénouement, je m’y suis attendue à peu près à la moitié… avec quand même un doute qui subsistait… 😉

Fée_tish – Qu’est-ce qui vous a le plus dérangé/perturbé dans cette lecture ?

Je n’ai pas vraiment été dérangée ou perturbée… Je n’ai pas trouvé utile d’avoir un commissaire aussi antipathique, avec un rapport aussi malsain avec son employée… Mais si à mon avis ça n’apporte rien, ce n’est pas non plus nuisible à l’avancement du livre.

Hylyirio – Qu’est ce qui, au fil du livre, vous a donné l’envie de continuer à le lire page après page?

J’étais vraiment intéressée à voir comment il allait tirer profit de cette théorie jusqu’au bout…

Lise  – Quelle est votre opinion sur le personnage de Julien Dussart?

C’est un grand malade ! Je le trouve très bien « fait »…

Lecturevvv – Que pensez-vous du personnage de Sophie Pont ?

Je l’ai déjà dit plus haut… Je trouve son agressivité inutile au déroulement de l’histoire…

Soundandfury – Vous avez craqué? Vous avez tenté de jouer à la théorie des six? Racontez!

Oh oui… souvent 😀 entre amis, on s’amuse plus à tenter de compter à combien de poignées de main nous pourrions être de tel ou tel acteur, auteur, musicien… Bien cachée derrière mon pseudo, je suis peut être à 2 ou 3 poignées de main de plusieurs membres de livraddict, voir moins… Qui sait ???? 😉

Pour connaître les avis de mes co-lecteurs, clic…clic… sur leurs pseudos…

Prélude à Fondation

22 octobre 2010

de Isaac Asimov

Prélude à Fondation Isaac asimov

Harry Seldon venait d’inventer la psychohistoire et il n’y voyait qu’une pure spéculation, sans applications pratiques. Mais dès qu’il prit la parole à ce colloque, tout le monde comprit. La psychohistoire ne pouvait pas prédire l’avenir ? Les politiques s’en moquaient ! Ce qui comptait pour eux, c’est que les gens allaient y croire. Ensuite, les équations diraient ce qu’on leur ferait dire. Et si Seldon n’était pas d’accord tant pis pour lui ! Alors, le jeune chercheur s’enfuit en compagnie d’une belle historienne, Dors Venabili. Il sillonna les dédales souterrains de la planète Trantor, capitales de l’Empire galactique, toujours traqué par ceux qui voulaient contrôler sa découverte. Et ce qu’il vit le stupéfia. La ville géante se désagrégeait. Partout s’étaient constituées des communautés isolées, farouchement attachées à leur autonomie. Un terrain idéal pour affiner son modèle et formuler l’avenir inquiétant qui se dessinait sous ses yeux. Était-il trop tard pour éviter la catastrophe ? Y avait-il encore, pour Hari Seldon, quelque chose à faire ?

Alerte, alerte… je suis retombée dans les pièges de l’Empire Galactique… Je me vautre et me délecte dans les méandres de Trantor… et je n’ai AUCUNE envie d’en ressortir… Je suis sur les traces de Hari Seldon, vous savez l’inventeur de la psychohistoire !

Après avoir été (je sais pas pourquoi je parle au passé d’ailleurs) une grande grande fan d’Asimov, que ce soit le cycle de Fondation ou celui des Robots, j’avais laissé cet auteur de côté, sans véritable raison… Ce tome et le suivant, que j’ai commencé sans attendre, m’ont fait replonger dans la SF avec délice.

On y retrouve les thèmes que j’ai toujours aimé dans le cycle de Fondation et dans l’œuvre de Asimov, à savoir la recherche de la planète origine, l’existence des robots. Hari Seldon n’en est ici qu’au balbutiement de son immense projet. Il n’est même pas encore question de Fondation…Les complots et manipulations font partie du décor et il évolue dans les différents secteurs de la planète Trantor que j’ai eu beaucoup de plaisir à découvrir. Il n’y a pas de pause dans cette quête, beaucoup de rebondissements, des personnages très attachants, des descriptions du monde de Trantor qui m’ont fascinée.

C’est un grand bonheur de voir se construire la psychohistoire, surtout sur la base de ce que l’on sait de la suite du cycle. La conclusion de ce premier tome apporte de nombreux éclaircissements sur le cycle de Fondation, se termine sur un premier dénouement qui m’a beaucoup plus et donne de beaux indices pour la suite… D’ailleurs je vous laisse… L’aube de Fondation me fait de l’œil !

Bref, vous aurez compris… Asimov reste le maître !

Ni d’Eve, ni d’Adam

20 octobre 2010

de Amélie Nothomb

 Ni d'Eve ni d'Adam Amélie Nothomb

Stupeur et tremblements pourrait donner l’impression qu’au Japon, à l’âge adulte, j’ai seulement été la plus désastreuse des employés. Ni d’Eve ni d’Adam révèlera qu’à la même époque et dans le même lieu, j’ai aussi été la fiancée d’un Tokyoïte très singulier.

J’ai eu comme toujours beaucoup de plaisir à lire ce livre de Nothomb. On y découvre une autre partie de son séjour en tant qu »adulte au Japon. Alors que Stupeur et tremblements montre son incapacité à s’adapter au monde du travail à la japonaise, ce roman, toujours aussi court, met en scène sa vie en dehors des études et du travail, et ses rencontres.

Comme d’habitude, j’ai beaucoup apprécié l’écriture de Amélie Nothomb, ses réflexions sur les codes de la société japonaise, l’autodérision dont elle fait preuve, l’amour qu’elle porte à ce pays de par son enfance, les diverses petites anecdotes, les délires de vocabulaire…

A la différence des autres livres que je connais, j’ai trouvé qu’il y avait plus de légèreté et de tendresse… Il y a moins de grincements… je ne sais pas comment le dire autrement 😉

C’est un très beau complément à son expérience en entreprise. Je ne me lasse pas de lire ses livres… et vu son débit, j’en ai encore en stock !!!

Disparue

19 octobre 2010

de Lisa Gardner

Disparue - Lisa gardner

Sur une route déserte de l’Oregon noyée par la pluie, une voiture abandonnée, moteur en marche, un sac de femme sur le siège du conducteur. Rainie, une avocate séparée de son mari, Pierce Quincy, ex-profiler, a disparu. Dérive d’une femme au passé d’alcoolique ou conséquence d’une des redoutables affaires dans lesquelles elle s’investissait parfois dangereusement ? Un homme sait ce qui s’est passé cette nuit-là. Et lorsqu’il contacte les médias, le message est clair, terrifiant : il veut de l’argent, la célébrité. Sinon, personne ne reverra Rainie. Aidé de sa fille, agent du FBI, Pierce se lance dans l’enquête la plus désespérée de sa vie, sur la piste d’un criminel sans visage et de la femme qu’il n’a jamais cessé d’aimer.

J’ai lu ce livre en deux temps, trois mouvements… Mes commentaires seront à peu près aussi rapides 😉

Ce n’est pas que je n’ai pas aimé, mais l’ensemble est très rapide, peut être un peu trop…

Au niveau de la trame, je n’ai pas grand chose à redire. Le sujet est intéressant, ou en tous cas m’intéressait… Oui, à un moment, un enquêteur même le plus aguerri peut pêter un câble face à toutes les horreurs qu’il rencontre… parce qu’une nouvelle scène de crime est celle de trop. Que se passe-t-il alors ?

Personnages torturés, que ce soient les gentils ou les méchants… Descriptions correctes, pas de détail vraiment gore (j’ai du mal avec les détails trop précis, rapport à mon imagination débordante).

Mais bon, pas d’enthousiasme non plus pour ce premier livre que je lis de Lisa Gardner. Je crois bien en avoir un autre dans ma caisse à lire… Je me ferai un nouvel avis avec le suivant…

Petite mise à jour de l’avancée de nos « explo-lecteurs »

16 octobre 2010

Défi Etienne Brûlé (entre 10 et 13 livres, un par province ?)

Sophie sur les traces de la littérature jeunesse
Jasmine

Fils du ciel de Kenneth Oppel

Audrey

Mon vieux et moi de Pierre Gagnon

Cath

Le grand blanc de Francine Ouellette

Ru de Kim Thuy

Samuel de Champlain (entre 6 et 9 livres)

Val (tu pourras m’envoyer tes impressions, je les mettrai en ligne sur ce blog 😉 )
Mamoun

Jacques Cartier (2 à 5 livres)

Acsylé
Berlingotte
Christel (je ne sais pas si tu as un blog, sinon, tu peux embarquer avec moi et toute la bande)
Eve

Les bonbons assortis de Michel Tremblay

Paikanne
Achille49
Dorolit
Stmimi

L’équilibre du monde

Céline
Austral

Touriste et fier de l’être (1 livre)

Setsuka
Loulette

Ru

15 octobre 2010

de Kim Thuy

Ru Kim Thuy

J’ai acheté ce roman sur délit de « beau livre »… La couverture est superbe, tant par le dessin, la mise en page du titre que par la texture des couvertures… C’est un livre à toucher et je ne m’en lasse pas…

Je l’ai lu dans le cadre du challenge des auteurs canadiens. Kim Thuy est canadienne, d’origine vietnamienne, arrivée au Canada à 10 ans.

On ne peut pas vraiment utiliser le terme de roman pour le décrire, c’est plutôt un recueil. Un recueil de textes courts, tous sur un moment de la vie de Kim Thuy. L’originalité de la composition du recueil tient dans l’agencement de ces textes, qui ne suivent pas de chronologie logique.

Il en résulte une lecture surprenante mais fascinante de son expérience, plus sous la forme d’un flot de souvenirs qui affleurent sans « logique défendable » mais qui forment un tout solide et de qualité.

J’ai beaucoup aimé cette lecture… Douce, tendre, amère par moment, triste bien sûr, détachée quelques fois à la manière d’un enfant qui vit des évènements graves et ressent leur intensité sans forcément en comprendre l’importance…

J’aime aussi les retours à aujourd’hui, ce qu’elle raconte de sa vie avec ses enfants et de ce qu’elle cherche à leur inculquer. On voit ainsi les différentes étapes de la reconstruction d’une famille, ses parents, cousins, oncles et tantes et le parcours d’une enfant qui devient adulte… envers et contre tout.

J’aime l’écriture de cette auteure… De belles phrases simples et pleines de poésie… Les couleurs et les odeurs prennent vie avec ses mots.

Un très beau livre, très très émouvant et qui restera un coup de cœur pour moi ♥

L’équilibre du monde

13 octobre 2010

de Rohinton Mistry

L’histoire se déroule au cours des années 1970 et 1980. Dans le même quartier vivent des personnages venus d’horizons très divers : Ishvar et Omprakash, les deux tailleurs – des « intouchables ». Dina, la jeune veuve, qui, pour survivre, se lance dans la confection à domicile. Maneck, descendu de ses lointaines montagnes pour poursuivre ses études. Shankar, le cul-de-jatte, exploité par le maître des mendiants. Bien d’autres encore…

C’est en découvrant le coin francophone d’une des bibliothèques de ma ville que je suis tombée par hasard sur cette brique (je raffole des gros ouvrages) écrite par un auteur torontois d’origine indienne. La communauté indienne est très importante dans le Grand Toronto (la ville et sa banlieue où je réside) et c’est le désir de découvrir un minuscule pan d’une partie de mon entourage qui m’a fait le prendre.

Que dire sur ce roman de plus de 700 pages qui m’habitera pendant longtemps?  Cette Comédie humaine est à la fois tragique, comique, émouvante, haletante, et comme le mentionne la quatrième de couverture, ce ne sont pas seulement des personnages fictifs que le livre nous décrit mais surtout des êtres humains comme vous et moi avec leurs joies, leurs peines, leurs réalités sociales et culturelles (la caste des intouchables), le tout sur un fond historique et politique de l’Inde en plein bouleversement.

Il a été difficile de laisser partir les héros de ce livre tellement attachants avec la lutte quotidienne qu’ils doivent mener pour leur survie, leur(s) indépendance(s), leur statut avec tout le poids des traditions et des coutumes qu’ils portent tel un fardeau indélébile pour certains.

Je garderai de cette plongée dans le monde indien un profond souvenir de joie, de bonheur, et d’amour malgré tous les malheurs et tragédies traversés par les personnages.