Archive for juillet 2010

Un automne à River Falls

29 juillet 2010

de Alexis Aubenque

Un automne à River Falls Alexis Aubenque

En ce début d’automne, deux assassinats commis coup sur coup viennent troubler la tranquillité toute relative de River Falls, déjà ébranlée par un sordide fait divers quelques mois plus tôt. Le premier crime fait grand bruit : Robert Gordon, un brillant avocat, philanthrope à ses heures, est retrouvé électrocuté dans le jacuzzi de sa luxueuse demeure, sur les hauteurs de la ville. Le même jour, le corps d’un SDF, roué de coups et jeté dans la rivière, arrive à la morgue sans susciter beaucoup d’émoi. A priori, aucun lien entre les deux affaires. L’enquête est confiée au shérif Mike Logan, épaulé par sa compagne, la célèbre profileuse Jessica Hurley. Une plongée inquiétante dans les noirceurs de l’âme humaine.

J’ai reçu ce livre dans le cadre d’un partenariat avec Livraddict et les éditions Le livre de Poche, que je remercie d’ailleurs de tout coeur pour avoir envoyé ce livre jusque dans ma contrée lointaine !!!! Et je m’excuse pour le retqrd de ce billet… Vacances en France obligent, je n’ai plus de connexion régulière sur internet !! Mais je prends ça comme une petite désintox pas inutile 😉 et je peux lire ENCORE PLUS !

Je suis enchantée de pouvoir lire un peu de production française dans le domaine du polar ces temps-ci… On a toujours un peu tendance à viser les auteurs américains, et ma découverte assez récente des auteurs scandinaves m’avait fait occulter la place plutôt honorable des auteurs français… Ce partenariat m’a donc remise dans le droit chemin 😉

Ce policier met en scène un shérif et sa compagne profileuse, dans la petite ville de River Falls.

Deux meurtres apparemment sans lien sont commis coup sur coup… Puis un troisième un mois plus tard.

Aubenque nous fait suivre successivement plusieurs personnages, sans lien initialement, mais les liens se tissent petit à petit à un très bon rythme et sans cassure ou incohérence dérangeante.

Le couple de personnages principaux est très attachant et j’ai beaucoup aimé aussi les personnages qui gravitent autour d’eux…

La progression est rapide et correcte, peut être un tout petit peu trop précipitée ? Mais pour voir le côté positif, j’ai trouvé intéressant le fait de connaitre le meurtrier rapidement, tout en conservant une autre intrigue qui progresse et maintient un intérêt fort au livre.

Une belle découverte de mon côté et je vais d’ailleurs m’empresser de lire le premier volume des enquêtes à River Falls.

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Inishowen

28 juillet 2010

de Joseph O’Connor

Inishowen Joseph O'Connor

 Joe O’Connor, qui passe désormais pour l’un des trois ou quatre romanciers les plus sûrs de la nouvelle littérature irlandaise, a une manière bien à lui de dynamiter les apparences : à son service un mélange explosif de réalisme brutal, d’humour ravageur – et de compassion sans limites.
Tristan et Iseut à la mode irlandaise d’aujourd’hui. Elle habite New York, vient d’apprendre qu’elle a un cancer et décide de retourner dans l’île Verte où elle est née. Lui est flic à Dublin, un peu abîmé par la vie et par le whiskey, fatigué surtout de se battre contre la mafia locale qui a résolu, il le sait, de lui faire la peau. Ces deux êtres poussés à bout vont se retrouver tout au nord de l’Irlande, au petit port d’Inishowen : un lieu de beauté et de paix… où le sang coule aussi bien qu’ailleurs. La presse anglo- saxonne a applaudi ce roman, qu’elle a mis d’emblée sur le même plan que Desperados – l’autre maître-livre de Joe O’Connor.

Voici une histoire dans laquelle je suis rentrée très rapidement… En fait, il s’agit de 3 histoires menées en parallèle pendant un moment, puis deux fusionnent et sont rejointes par la dernière à la fin du livre…

Nous suivons en particulier Ellen et Martin, tous deux à vif, qui se rencontrent totalement par hasard à Dublin et se rendent ensemble dans le port de Inishowen. Ce voyage à deux leur permet de se découvrir l’un l’autre, de regarder en eux même aussi…

Les sujets m’ont beaucoup touché : la mort, la maladie, la perte d’un enfant, l’infidélité, le mal être des ados, la recherche des parents biologiques entre autres…. et le tout sur fond de ce mal être irlandais… Peut être un peu trop dense même !!!

En revanche, j’ai été totalement hermétique à une tranche du bouquin : le voyage en avion avec ce vieux pote !! Totalement inutile à mon goût, aucun apport à l’histoire, un peu vaudevillesque en plus ce qui n’allait pas du tout avec le reste… Ca arrive tout d’un coup, on en parle plus du tout après.. A se demander si c’est la même personne qui a écrit cette partie…

 Je pense que je chercherai à lire un autre ouvrage de cet auteur… pour l’Irlande…

Vous descendez

24 juillet 2010

de Nick Hornby

Vous descendez Nick Hornby

La nuit du Nouvel An, à Londres, quatre personnages atypiques, déçus par leur existence et bien décidés à faire le grand saut, se retrouvent sur le toit d’un immeuble de quatorze étages… Martin, présentateur vedette de la télévision, dont la carrière et la famille ont été brisées par un scandale retentissant ; Maureen qui n’en peut plus de s’occuper, seule, d’un fils handicapé ; Jess, souffrant d’une grosse peine de cœur, pleine d’amertume (et d’alcool) ; et enfin JJ, jeune Américain dont les rêves de devenir rock star ont finalement disparu. Outre le désespoir, ce quatuor improvisé a en commun… une petite faim et retrouve peu à peu, autour d’une pizza, le goût de la vie.

 

D’une façon générale, j’aime particulièrement le style de narration à plusieurs personnages qui parlent à la première personne… Ca donne un rythme très intéressant, comme une ronde…

C’est le cas de ce livre, que je viens de relire…

L’histoire… 4 personnages plutôt attachants, très paumés, pas mal horripilants par certain côté, une bonne dose d’égoisme pour certains.
Ces personnages, que rien ne relie, que rien ne devrait relier même théoriquement, se rencontrent uniquement parce que le hasard les fait aller au même endroit, au même moment ET pour la même raison…

Le cheminement de ce livre nous apprend assez rapidement ce qui va se passer… mais j’ai aimé la progression des pensées de chacun…

Comment cette situation de détresse, dans laquelle chacun des personnages se trouvait, finit par être dépassée par le fait qu’ils se sentent concernés, voire responsabilisés, au sujet des autres, pourtant de parfaits inconnus…
Comment on peut s’en sortir en s’ouvrant vers les autres au lieu de se refermer sur soi même…

Un livre qui donne quelques sujets de réflexion mais garde une place à l’humour.

Un secret

22 juillet 2010

de Philippe Grimbert

Un secret Philippe Grimbert

 

Souvent les enfants s’inventent une famille, une autre origine, d’autres parents
Le narrateur de ce livre, lui, s’est inventé un frère. Un frère aîné, plus beau, plus fort, qu’il évoque devant les copains de vacances, les étrangers, ceux qui ne vérifieront pas… Et puis un jour, il découvre la vérité, impressionnante, terrifiante presque. Et c’est alors toute une histoire familiale, lourde, complexe, qu’il lui incombe de reconstituer. Une histoire tragique qui le ramène aux temps de l’Holocauste, et des millions de disparus sur qui s’est abattue une chape de silence
Psychanalyste, Philippe Grimbert est venu au roman avec La Petite Robe de Paul. Avec ce nouveau livre, couronné en 2004 par le prix Goncourt des lycéens et en 2005 par le Grand Prix littéraire des lectrices de Elle, il démontre avec autant de rigueur que d’émotion combien les puissances du roman peuvent aller loin dans l’exploration des secrets à l’oeuvre dans nos vies.

Lu il y a déjà un moment, je me suis retrouvée, il y a quelques jours, à en parler avec une amie qui venait de le finir et en gardait une impression assez mitigée. De mon côté, ce livre m’a laissé une très bonne impression…

Le sujet en lui même me plaisait… Ce frère qui n’existe pas, qu’on s’invente… qui ne l’a pas fait ? Et l’intrigue finalement se révèle plus compliquée, mais si… ce frère, ou demi-frère, avait vraiment existé et si son existence lui en avait été cachée…

J’ai aimé les circonstances de l’histoire, cette famille bien complexe… les liens entre chacun des intervenants. La recherche de ce jeune garçon, son malaise, ses attentes, ses déceptions, ses interrogations sont décrits avec beaucoup de finesse et de simplicité et le tout est rendu de façon bouleversante par moment, émouvante pratiquement tout le temps.

J’ai aussi aimé ce que nous dit l’auteur de son rapport avec son nom de famille, avec ses racines… avec sa famille… J’ai trouvé que c’était bien représentatif de ce que l’on peut lire par ailleurs sur cette période.

Malgré la « complexité » du secret, le livre est très fluide à lire… et j’irai jusquà dire que justement l’un des défauts de ce livre…. serait que je l’ai trouvé presque trop rapide à lire… on voudrait en savoir plus, aller plus loin dans sa réflexion sur cette époque, sur les personnages.

Je dirais donc que je suis un peu restée sur ma faim par rapport à mon intérêt sur cette époque !

Depuis, j’ai vu le film qui a été réalisé à partir de ce livre…  Film qui pour une fois ne m’a pas déçu. J’ai beaucoup apprécié la sobriété des acteurs et les libertés prises par rapport au roman ne faussent pas la progression de l’histoire.

Tout ce que j’aimais

16 juillet 2010

de Siri Hustvedt

Tout ce que j'aimais Siri Hustvedt

 

 » Bill leva son verre. « A nos travaux, lança-t-il d’une voix sonore. Aux lettres et à l’art. « Il s’était laissé aller et je me rendais compte qu’il était un peu ivre. Sa voix se brisa sur le mot art. » Un jour qu’il visite une exposition collective, Léo Hertrberg reste fasciné devant l’autoportrait d’un inconnu, William Wechsler. Intrigué et profondément séduit, il décide de rendre visite à l’artiste. Cette rencontre marque le début d’une fantastique amitié qui lie aussi rapidement leurs compagnes. Ensemble, ils vont vivre et créer l’art, l’amour, la paternité… Jusqu’à ce que la réalité les arrache à ce rêve collectif.

 

Voici un livre qui marque…

Une histoire d’amitié, dans les années 70, entre deux familles new-yorkaises. Les deux couples ont chacun un enfant, ils évoluent tous les deux dans le milieu de l’Art, habitent le même immeuble et sont liés par une très forte amitié. Siri Hutsvedt décrit leur évolution aux rythmes des évènements tragiques qui s’amoncellent, perte d’un enfant, drogue, séparation.

Elle nous narre avec beaucoup d’émotions le bouleversement de ces deux familles, et surtout la vie du narrateur, Léo, qui s’écroule, petit à petit, au fur et à mesure que tout se désagrège autour de lui.

C’est un livre très intense et je me souviens que la première fois que je l’ai lu, j’ai écrit à ma gang de copines « Il va falloir que je m’en remette !!! C’est beau et horrible… Je suis vraiment très retournée…
Demain tour obligatoire à la Librairie pour trouver un bouquin rigolo et tout fou… Il m’en faudra au moins 4 ou 5 pour pouvoir repartir dans ma pile de bouquins de la maison… »

Le sang du temps

13 juillet 2010

de Maxime Chattam

Le sang du temps Maxime Chattam

 

Paris, 2005. Détentrice d’un secret d’État, menacée de mort, Marion doit fuir au plus vite. Prise en charge par la DST, elle est conduite en secret au Mont-Saint-Michel. Le Caire, 1928. Le détective Matheson consigne dans son journal les détails d’une enquête particulièrement sordide : des cadavres d’enfants atrocement mutilés sont retrouvés dans les faubourgs du Caire. Rapidement, la rumeur se propage : une goule, créature démoniaque, serait à l’origine de ces meurtres. Mais Matheson refuse de croire à la piste surnaturelle. À première vue, rien de commun entre ces deux époques. Et pourtant… La vérité se cache dans ces pages. Saurez-vous la retrouver ?

Le premier qui me fait une remarque sur le fait que je n’arrête pas de relire au lieu de faire baisser un peu le niveau de ma Caisse A Lire…. aura raison…

Mais bon, têtue, je suis, têtue, je reste… Ca fait partie de mon charme 😉

J’ai mis très très longtemps avant de lire un roman de Chattam. Et en fait, je n’en ai lu que deux : celui-ci et les Arcanes du Chaos, que j’ai lus avec grand plaisir, tous les deux…

Cependant il me semble qu’ils ne sont pas représentatifs de tous ses bouquins… car plus orientés fantastique que grand frisson… (les grands connaisseurs, contredisez-moi si je n’ai rien compris…)

Toujours est-il que j’ai beaucoup aimé Le sang du Temps, que j’ai relu avant de partir en vacances, pour combler la frustation que j’avais de ne pas avoir trouvé son dernier sorti en poche au mois de mai (la théorie Gaia) et que ma librairie francophone ne propose pas car visiblement ils ne pensent pas que ça pourrait intéresser du monde ici, grrr…

J’ai beaucoup aimé la construction de ce livre, ces deux histoires imbriquées. Marion, à notre époque, est « cachée » au Mont-St-Michel… Matheson, 1930, en Egypte, est un détective enquêtant sur des meurtres d’enfants, et dont le journal est lu par Marion… Il faut aussi que j’avoue que j’avais initialement choisi ce livre en raison du Mont-St-Michel et du Caire, j’étais donc 100% réceptive 😉

Chattam sait comment faire monter la tension, comment maintenir le suspens tout en divulgant suffisamment d’informations pour ne pas nous frustrer.

Des impressions de lecture que j’avais pu consulter au sujet de Chattam, j’avais surtout très peur des descriptions très (trop) précises et morbides. Ce qui n’a pas été trop le cas ici. En revanche, j’ai trouvé que la promenade dans le Mont-St-Michel était très bien rendue (même si je me suis demandée comment l’héroïne pouvait se ballader comme ça, vus les menaces qui planaient sur elle…)

Je me suis beaucoup plus passionnée pour l’enquête du Caire, et Matheson est un héros auquel je me suis attachée.  Le mystère qui entoure Marion est finalement assez bizarre, avec un dénouement un peu rapide. Cette partie m’aurait d’avantage plu si elle avait été un peu plus étoffée.

En tous les cas, dans l’ensemble, un livre qui m’a plu et qui m’a donné le goût de découvrir d’autres Chattam (encore que je ne sais pas si je suis mûre pour sa fameuse trilogie… )

Le petit livre des affaires dégueulasses

10 juillet 2010

de Stéphanie C. Dubois

Petit livre des affaires dégueulasses Stéphanie Cardi

L’humain avale un litre de morve par jour. L’hippopotame délimite son territoire en propulsant son caca dans l’eau. Notre lit abrite des dizaines de millions de bibittes…

Découvrez les drôles d’habitudes des animaux, des insectes, et même des humains !

Le petit livre des affaires dégueulasses, c’est près d’une centaine de faits amusants et… dégoûtants !

Dans le cadre de l’opération Masse Critique du Canada de Babelio, j’ai pu lire ce petit livre… et je l’ai lu avec ma charmante marmaille, parce que quand on parle d’affaires dégueulasses, mes trois monstres sont intéressés… A tous les coups ! D’ailleurs, avez-vous déjà remarqué à quel point le mot « dégueulasse », pas particulièrement agréable à dire ni à entendre dans la bouche d’un adulte devient charmant lorsqu’il est prononcé par un enfant ♥ ?

Ce livre était d’autant plus intéressant que avant de déménager ici, nous avions visité l’exposition Cradexpo à la Villette sur le corps humain, et que mes deux grands l’avaient encore en mémoire, bien que 5 ans aient passé !

Sous forme de petites « fiches » de une ou deux pages, chaque « affaire dégueulasse » est plus ou moins décrite ou présentée avec une illustration humoristique ou une photo.

Mes enfants ont ri, ont crié « beurk », « non », « hein? », « quoi? »… Leurs préférés ? Le papier de caca d’éléphant je pense…

Ma grande de 11 ans a fait la moue une fois ou deux, mais c’était juste pour bien montrer que à 11 ans, on est au dessus du stade « pipi-caca ».

Mon grand de 9 ans, grand lecteur du livre des records et de ce genre de livres, était intéressé mais aurait voulu en savoir plus assez souvent…

Mon petichou de 6 ans a aimé, tout simplement, et il en rigole encore et me demande encore  » Maman, tu te rappelles l’histoire de cet oiseau qui se fait pipi dessus pour se rafraichir ? C’est vraiment dégueulasse, hein? » Et ce mot dans la bouche de mon petichou est tout mignon, tout chou ♥…

De mon côté, je dois dire avant tout que je ne suis pas amateure de littérature jeunesse ou très peu. Livrophage depuis ma plus tendre enfance, j’ai eu ma période… dans le temps 😉 Ce coup-ci, j’ai été motivée par l’idée de le lire AVEC mes enfants. Ça fait un moment que je réfléchis à comment faire faire un ou deux articles à mes deux grands, histoire de les pousser à écrire en français un peu. D’ailleurs, mes co-blogueuses, je réfléchis à kekchose pour la rentrée 😉

Pour en revenir à notre livre, si j’aime la façon dont les faits sont présentés et illustrés, je pense que j’aurais aimé un tout petit peu plus d’explications pour chacun d’entre eux… D’autant que mes enfants ont souvent posé des questions sur le « comment c’est possible », « pourquoi », « mais pourtant »… Parce qu’ils sont comme tous les autres je pense, jamais contre un peu plus d’explication quand l’amusement est en plus au rendez-vous comme ici…

Donc voilà, un petit livre bien rigolo, remplis de sujets de discussions et d’amusement en famille mais qui aurait pû apporter une petite touche de plus…

Un grand merci à Babelio pour cette lecture !

Le puits des histoires perdues

8 juillet 2010

de Jasper Fforde

Le puits des histoires perdues Jasper Fforde

Même poursuivie par une multinationale qui a juré sa perte, la star des détectives littéraires a droit à un congé maternité ! Pour Thursday Next, ce sera un séjour secret dans un mauvais thriller, un de ceux qui croupissent au fond du Puits des Histoires perdues. Ici, sous l’œil de la toute-puissante Jurifiction, on recycle les livres de seconde zone comme les classiques oubliés de la littérature, on pioche un personnage par là pour le remettre ailleurs, on réduit le texte en mots quand il n’y a plus d’espoir. Mais très vite, Thursday doit quitter sa planque. Le Minotaure s’est échappé, semant la pagaille dans le Monde des Livres…

Heu oui, je vous l’avais pas dit ? J’ai craqué pour la suite des aventures de Thursday Next… et pas juste pour ce tome-là… non, non, non… j’ai pris les trois tomes qui me manquaient… Je sais : c’est pas bien…

Ce tome remplit les attentes que j’en avais. Toujours aussi extravaguant, on vit cette aventure dans les livres, au milieu de personnages littératures, certains fameux, d’autres plus modestes, quelques illustres inconnus et toute la multitude des « apprentis » personnages. J’ai trouvé cette idée géniale, j’en rigole encore…

Dans cet épisode, Thursday est en formation pour travailler dans la Jurifiction. En parallèle, et aidée par sa grand-mère (la fameuse mamie qui ne pourra mourir que quand elle aura lu les 10 livres les plus ennuyeux de toute la littérature), elle se bat pour ne pas oublier Landen, son mari, dont elle est enceinte, et qui a été éradiqué à l’âge de 2 ans ! (Comment ça, vous suivez pas… Allez zou, retournez tout de suite dans les tomes précédents…)

On découvre la vie des histoires de leur conception à leur publication… on saisit l’importance du combat contre les vyrus ortografiques… et franchement, maintenant que je sais comment un personnage meurt quand il en attrape un, je ferai attention PROMIS JURÉ !

Un détail dont je n’ai pas parlé dans les deux premiers tomes et que je trouve excellent… J’adore la façon dont Jasper FForde (et l’éditeur, je suppose) joue avec les polices de caractères, les notes de bas de page, les caractères gras ou pas… C’est excellent (oups, je me répète, je crois que je vais avoir un problème avec l’écho-chaisplusquoi…)

Bon, vous l’aurez compris, je me suis amusée à lire ce troisième volume, vraiment vraiment amusée… Les allusions littéraires sont foison (on a beaucoup attendu Godot d’ailleurs), l’humour est au rendez-vous, le fantastique aussi…

Vivement la suite…

Le fantôme de Baker street

7 juillet 2010

de Fabrice Bourland

Le fantôme de Baker street Fabrice Bourland

Londres, 1932. Depuis que la municipalité a attribué à la maison du major Hipwood le n° 221 à Baker Street, le salon du premier étage semble hanté. S’agit-il d’un esprit, comme le prétendent certains ? Existe-t-il un lien entre ces manifestations et la série de crimes qui ensanglante Whitechapel et les beaux quartiers du West End ? Motivée par un funeste pressentiment, lady Conan Doyle, la veuve de l’écrivain, sollicite l’aide de deux détectives amateurs, Andrew Singleton et James Trelawney. Lors d’une séance de spiritisme organisée à Baker Street, ces derniers découvrent avec effarement l’identité du fantôme. Et quand ils comprennent que les meurtres à la une des journaux imitent ceux commis par Jack l’Eventreur, Dracula, Mr Hyde et Dorian Gray, nos jeunes enquêteurs sont entraînés dans une aventure qu’ils ne sont pas près d’oublier. Un hymne enflammé à la littérature victorienne et à ses monstres sacrés !

Baker Street dans un titre et Cath s’approche toujours. Faut s’y faire… Je ne changerai pas 😉

Encore une fois, comme dans le cas de Bob Garcia, j’ai aussi acheté ce livre parce qu’il était écrit par un Français… Pas de chauvinerie, non, juste une envie de voir ce que Fabrice Bourland allait nous proposer sur les traces de Conan Doyle.

La trame est très intéressante. Deux jeunes américains, se lançant comme détectives. Un duo complémentaire, dont l’un, Singleton, se fait le rapporteur, à la manière de Watson.  J’ai beaucoup aimé les personnages principaux, Andrew Singleton et James Trelawney, même si Trelawney n’est pas encore très défini.

Sherlock Holmes apparaît comme fantôme cette fois-ci et c’est un rôle qui lui va pas si mal que ça… J’ai aimé cette sorte d’hommage à mon détective préféré, ainsi que les apparitions (assez succintes) des plus méchants Méchants de la littérature victorienne. L’idée de ce livre est assez innovante et ne manque pas d’attraits !

Le rythme du livre est assez irrégulier à mon avis. Le début est un peu lent, puis les évènements s’enchainent mieux et rendent l’intrigue attractive. Mais la fin en revanche me laisse un peu sur ma fin. Trop « facile » peut être et pas assez de suspens… Il me semble que sur la base d’une idée aussi prometteuse, nous aurions pû être un peu plus gâtés… 😦

Malgré cette impression en demi-teinte, ce couple d’enquêteurs m’a plu, et je pense que je suivrai la suite de cette série avec le tome suivant « Les portes du sommeil » assez prochainement…