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Avec intention de nuire

6 décembre 2012

de Robin Cook

Avec intention de nuire Robin Cook

Nous sommes tous à la merci d’une erreur médicale, et il ne manque pas de faits divers retentissants pour nous le rappeler… Mais dans le cas de Patty Owen, morte en mettant au monde son premier enfant, y a t-il vraiment eu négligence du médecin anesthésiste, Jeffrey Rhodes ?

L’enquête conclut par l’affirmative. Lui seul se croit, se sait innocent. Sa vie et sa carrière brisées, il va devoir mener un combat désespéré avant de découvrir, derrière les circonstances qui ont entraîné le drame, d’effrayantes intentions de nuire…

C’est en professionnel – il a été chirurgien – que l’auteur de Virus et de Sphinx nous entraîne dans les terrifiants arcanes du monde hospitalier.

J’aime bien les polars scientifiques. J’avais découvert ce genre notamment avec Thierry Serfaty, dont je suis plutôt fan, et je poursuis la découverte avec Robin Cook.

Celui-ci nous emmène dans une course effrénée vers la vérité. Jeffrey, accusé de négligence suite au décès d’une patiente, découvre que des motifs effrayants pourraient bien se cacher derrière cette mort, mais également derrière plusieurs autres…

J’ai bien aimé la plupart de ce roman… La vitesse d’exécution, le sentiment d’urgence sont omniprésents. Les détails scientifiques sont là, mais pas au point de nous submerger… Le méchant est bien campé et sociopathe à souhait…

Mais plusieurs points ne m’ont pas emballé : d’une part cette relation quasi immédiate que je n’ai pas trouvé crédible pour un sou, et d’autre part le dénouement que j’ai trouvé fait à la va-vite…

Donc du pour et du contre, et un avis mitigé sur l’ensemble…

Je retenterai quand même Robin Cook… Donc affaire à suivre !

Agônia

3 avril 2012

de Thierry Serfaty

Le Maître du Fight, un dangereux psychopathe, ne fera plus de victimes dans l’Institut de soins pour enfants phobiques. Erick Flamand et sa femme, Laura, qui l’ont neutralisé, n’ont qu’un tort : s’en réjouir, et croire que leur nièce Léa y sera en sécurité… Quand un disciple dépasse son maître sur l’échelle du mal, et que les pièges se referment sur lui, Erick n’a plus le choix : pour terrasser le monstre, il va devoir se battre sur tous les fronts… jusqu’à défier ses propres démons.

Troisième roman d’un cycle sur la manipulation mentale, Agônia apporte quelques explications aux questions que le lecteur avait pu se poser au cours des deux premières enquêtes. Mais laisse aussi à la place à un fort probable quatrième 🙂

J’avais vraiment aimé les deux premiers tomes de ce cycle, La nuit interdite et Peur. Nous sommes toujours dans le registre de la phobie, et l’enquête que l’on croyait résolue ne l’est pas ! Le Maître a des disciples qui prennent sa relève et laissent présager de nouvelles victimes dans des circonstances aussi horribles que précédemment.

Depuis le début du cycle, je me suis attachée aux deux personnages principaux : Erik Flamand et sa femme Laura, mais aussi à certains personnages secondaires. J’ai eu plaisir à les retrouver dans ma lecture et à en apprendre encore d’avantage sur eux.  Laura et Marina notamment sont un peu plus fouillées et de manière intéressante. Erik nous laisse toujours sur notre faim, bien que plusieurs faits soient dévoilés. Le grand absent est Laurent qui fait figure de marionnette à mon grand regret.

Mon premier bémol vient cette fois-ci de certaines descriptions notamment des caractéristiques physiques de Laura. On aura bien compris depuis La nuit interdite qu’elle est d’une grande beauté, et c’est okay 🙂 Mais il me semble que mentionner toujours et encore l’étonnement de son entourage devant tant de beauté devient un peu lassant… J’aurais préféré voir développer le côté intérieur encore plus, car elle n’est pas juste belle Laura…Elle porte pas mal de complexités en elle, qui sont plutôt prometteuses pour ce type d’intrigues…

Mon second bémol vient du dénouement un peu rapide cette fois-ci…Si la teneur des rebondissements est intéressante et apporte vraiment un plus à l’intrigue, je suis restée sur ma faim quant à la facilité avec laquelle l’un des derniers arrive (impossible d’en parler sans dévoiler bien trop 🙂 ).

Dans l’ensemble, je reste vraiment contente de ces enquêtes, et espère que Erik et Laura reviendront pour clore ce cycle prochainement.

Ah oui, et puis je viens de découvrir tout à fait par hasard que Thierry Serfaty est en fait l’auteur de Oskar Pill, une série jeunesse qu’il écrit sous le nom de Eli Anderson. Je sais ce qui me reste à faire 😀 😀

Le cinquième patient

10 mars 2012

de Thierry Serfaty

Le cinquieme patient Thierry Serfaty

Lorsqu’un malade vous menace de mort pour vous convaincre de le tuer, lorsque le fric et les combines sont plus forts que la santé de milliers d’hommes, lorsque vous ne savez plus qui sont vos amis et que les morts s’enchaînent. Il n’y a plus grand chose à faire.

Mais il faut le faire vite.

Ce n’est un scoop pour personne, depuis ma découverte de cet auteur avec le Sang des Sirènes, je suis une fan 🙂

Encore une fois, un livre qui se lit vraiment bien et une action qui ne faiblit pas. Certains rebondissements sont un peu prévisibles, je dois bien l’avouer, mais globalement l’intrigue est bien ficelée. La théorie du complot pharmaceutique est facile à croire et à suivre. Impeccable pour une journée de tempête comme aujourd’hui 🙂

Mon bémol vient du personnage principal, Eydan Corr, que j’ai trouvé un peu insipide. Les personnages secondaires sont à mon avis plus intéressants, gentils et méchants d’ailleurs.

Bref, ce n’est pas le titre de Serfaty que je garderai en mémoire. 🙂 Ceci dit, je suis bien plus fan de sa série avec Erik Flamand, et j’ai Agonia en stock… A venir bientôt !

La nuit interdite

1 mai 2010

de Thierry Serfaty

La nuit interdite Thierry Serfaty

Une nuit sans fin. Un homme hanté par le souvenir de sa femme et de son enfant sauvagement assassinés. Et par l’image, obsédante, d’un visage qui disparaît inexorablement de sa mémoire, celui de l’assassin. Bientôt, il n’en restera plus rien. Sauf si l’on empêche cet homme, le seul témoin du drame, de sombrer dans un sommeil aussi profond que l’oubli, aussi dangereux que la mort qui le guette. Car la proie, désormais, c’est lui.

J’ai découvert Thierry Serfaty l’année dernière avec « Le Sang des Sirènes »… que j’avais beaucoup aimé. En farfouillant sur internet, je suis tombée sur celui-ci que j’ai assez rapidement commandé.

Encore une fois, un livre palpitant. Nous sommes dans l’univers médical, il est question de psychothérapie et d’étude du sommeil. Laurent a perdu sa femme et sa fille, toutes deux assassinées. Le visage de leur assassin est dans sa mémoire et s’efface petit-à-petit, dans son sommeil.

Les connaissances scientifiques et médicales de Serfaty nous entraînent dans les méandres de la recherche scientifique liée au sommeil et à son impact sur la santé mentale des individus.

L’intrigue va à un bon rythme, le suspens est là, nous sommes dans une course contre la montre contre l’endormissement. Les personnages sont plutôt bien campés : le commissaire et ses propres démons internes, Eva est très attachante, Laurent, artiste paumé et névrotique aussi.   Le dénouement est intéressant et pas trop prévisible. J’aurais peut-être apprécié de fouiller d’avantage dans les démons du commissaire Flamand, mais de ce côté-là, on reste un peu sur notre faim… (A moins que l’auteur ne veuille le faire revenir prochainement ??)

Anyway… Thierry Serfaty va définitivement rester dans la liste des auteurs que j’aime !