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La délicatesse

9 septembre 2012

de David Foenkinos

La délicatesse David Foenkinos

« François pensa : si elle commande un déca, je me lève et je m’en vais. C’est la boisson la moins conviviale qui soit. Un thé, ce n’est guère mieux. On sent qu’on va passer des dimanches après midi à regarder la télévision, Ou pire : chez les beaux-parents. Finalement, il se dit qu’un jus, ça serait bien. Oui un jus, c’est sympathique. C’est convivial et pas trop agressif. On sent la fille douce et équilibrée. Mais quel jus ? Mieux esquiver les grands classiques : évitons la pomme ou l’orange, trop vu. Il faut être un tout petit peu original, sans être toutefois excentrique. La papaye ou la goyave, ça fait peur. Le jus d’abricot, c’est parfait. Si elle choisit ça, je l’épouse…

_ Je vais prendre un jus… Un jus d’abricot, répondit Nathalie.

Il la regarda comme si elle était une effraction de la réalité. »

J’ai acheté ce livre sur délit de renommée 😉 Et ce quatrième de couverture m’a plu… Alors me voici avec un Foenkinos en poche… Après tout, cet auteur a le vent en poupe, non ?

C’est un ouvrage tout doux, qui se lit en un après-midi.

Je ne sais pas vraiment si je m’en souviendrais longtemps par ce que honnêtement, malgré un thème et une entrée en matière qui m’ont plu, je n’ai pas été emballée du tout.

Une bonne partie de l’ouvrage m’a fait penser à Amélie Poulain, et pas seulement en raison de la couverture avec Audrey Tautou… La mise en scène de la rencontre entre Nathalie et François, de leurs premières années de vie a résonné de la même façon. Les émotions sont intenses et décrites avec beaucoup de pudeur.

La construction du livre est intéressante, chaque paragraphe de l’histoire étant séparé du suivant par un paragraphe qui n’a  pas vraiment de lien… Mais qui se comprend plus comme une extension de ce qui est en train de se passer… Un exemple ? Alors que Markus, un des personnages, attend Nathalie, il est en train de lire un article de journal. Le paragraphe suivant est justement l’article en question. C’est original et surprenant. Mais sur toute la longueur du livre, on finit quand même par se demander l’objectif…

Sur l’ensemble de ma lecture,  je n’ai pas trouvé d’intérêt particulier au déroulement de l’histoire. La progression est très lente, mais je n’ai jamais eu de problème avec les intrigues lentes… Les personnages sont ou pourraient être attachants, mais ils n’avaient pas la saveur à laquelle je m’attendais… Il a manqué un ingrédient, que je ne sais pas nommer. C’est dommage.

Inishowen

28 juillet 2010

de Joseph O’Connor

Inishowen Joseph O'Connor

 Joe O’Connor, qui passe désormais pour l’un des trois ou quatre romanciers les plus sûrs de la nouvelle littérature irlandaise, a une manière bien à lui de dynamiter les apparences : à son service un mélange explosif de réalisme brutal, d’humour ravageur – et de compassion sans limites.
Tristan et Iseut à la mode irlandaise d’aujourd’hui. Elle habite New York, vient d’apprendre qu’elle a un cancer et décide de retourner dans l’île Verte où elle est née. Lui est flic à Dublin, un peu abîmé par la vie et par le whiskey, fatigué surtout de se battre contre la mafia locale qui a résolu, il le sait, de lui faire la peau. Ces deux êtres poussés à bout vont se retrouver tout au nord de l’Irlande, au petit port d’Inishowen : un lieu de beauté et de paix… où le sang coule aussi bien qu’ailleurs. La presse anglo- saxonne a applaudi ce roman, qu’elle a mis d’emblée sur le même plan que Desperados – l’autre maître-livre de Joe O’Connor.

Voici une histoire dans laquelle je suis rentrée très rapidement… En fait, il s’agit de 3 histoires menées en parallèle pendant un moment, puis deux fusionnent et sont rejointes par la dernière à la fin du livre…

Nous suivons en particulier Ellen et Martin, tous deux à vif, qui se rencontrent totalement par hasard à Dublin et se rendent ensemble dans le port de Inishowen. Ce voyage à deux leur permet de se découvrir l’un l’autre, de regarder en eux même aussi…

Les sujets m’ont beaucoup touché : la mort, la maladie, la perte d’un enfant, l’infidélité, le mal être des ados, la recherche des parents biologiques entre autres…. et le tout sur fond de ce mal être irlandais… Peut être un peu trop dense même !!!

En revanche, j’ai été totalement hermétique à une tranche du bouquin : le voyage en avion avec ce vieux pote !! Totalement inutile à mon goût, aucun apport à l’histoire, un peu vaudevillesque en plus ce qui n’allait pas du tout avec le reste… Ca arrive tout d’un coup, on en parle plus du tout après.. A se demander si c’est la même personne qui a écrit cette partie…

 Je pense que je chercherai à lire un autre ouvrage de cet auteur… pour l’Irlande…

Que serais-je sans toi?

19 mai 2010

de Guillaume Musso

Gabrielle a deux hommes dans sa vie.

L’un est son père, l’autre est son premier amour.

L’un est un grand flic, l’autre est un célèbre voleur.

Ils ont disparu depuis longtemps, laissant un vide immense dans son cœur.

Le même jour, à la même heure, ils surgissent pour bouleverser sa vie.

Ils se connaissent, ils se détestent, ils se sont lancé un défi mortel.

Gabrielle refuse de choisir entre les deux,

elle voudrait les préserver, les rapprocher, les aimer ensemble.

Mais il y a des duels dont l’issue inéluctable est la mort.

Sauf si…

J’ai lu ça à une vitesse vertigineuse. C’est facile à lire, mais alors la fin est tirée par les cheveux… C’est le même style que Marc Levy en fait. Un livre pour se détendre, mais peut être l’emprunter à la bibliothèque plutot que de l’acheter.