Posts Tagged ‘thriller scientifique’

Avec intention de nuire

6 décembre 2012

de Robin Cook

Avec intention de nuire Robin Cook

Nous sommes tous à la merci d’une erreur médicale, et il ne manque pas de faits divers retentissants pour nous le rappeler… Mais dans le cas de Patty Owen, morte en mettant au monde son premier enfant, y a t-il vraiment eu négligence du médecin anesthésiste, Jeffrey Rhodes ?

L’enquête conclut par l’affirmative. Lui seul se croit, se sait innocent. Sa vie et sa carrière brisées, il va devoir mener un combat désespéré avant de découvrir, derrière les circonstances qui ont entraîné le drame, d’effrayantes intentions de nuire…

C’est en professionnel – il a été chirurgien – que l’auteur de Virus et de Sphinx nous entraîne dans les terrifiants arcanes du monde hospitalier.

J’aime bien les polars scientifiques. J’avais découvert ce genre notamment avec Thierry Serfaty, dont je suis plutôt fan, et je poursuis la découverte avec Robin Cook.

Celui-ci nous emmène dans une course effrénée vers la vérité. Jeffrey, accusé de négligence suite au décès d’une patiente, découvre que des motifs effrayants pourraient bien se cacher derrière cette mort, mais également derrière plusieurs autres…

J’ai bien aimé la plupart de ce roman… La vitesse d’exécution, le sentiment d’urgence sont omniprésents. Les détails scientifiques sont là, mais pas au point de nous submerger… Le méchant est bien campé et sociopathe à souhait…

Mais plusieurs points ne m’ont pas emballé : d’une part cette relation quasi immédiate que je n’ai pas trouvé crédible pour un sou, et d’autre part le dénouement que j’ai trouvé fait à la va-vite…

Donc du pour et du contre, et un avis mitigé sur l’ensemble…

Je retenterai quand même Robin Cook… Donc affaire à suivre !

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Le gêne de la révolte

6 janvier 2012

de Thierry Serfaty

Le gêne de la révolteElles sont jeunes, attendent un enfant, elles ne se connaissent pas.
Et pourtant elles vont mourir dans les mêmes conditions, aussi fulgurantes qu’inexplicables, laissant un peu partout dans le monde la science et les enquêteurs impuissants.
Un flic métis, violent et meurtri, une gynécologue rigide et passionnée, une femme, prix Nobel de génétique, et un journaliste désabusé… tous n’ont qu’une obsession : percer ce mystère, même si leur enquête doit les conduire au coeur de l’Afrique. Ou de l’enfer.

Ayant déjà lu deux livres de cet auteur, et les ayant beaucoup aimé, je me suis plongée très vite dans Le gêne de la révolte, que le papa Noël m’a apporté 😉

Comme pour les précédents ouvrages, je n’ai eu aucun mal à entrer dans l’intrigue. Le personnage principal, Vincent, est un policier au passé chargé et au présent douloureux. Il est accompagné dans son enquête d’autres personnages intéressants, tels que Ina Klein ou Madeleine Roy.

L’enquête se déroule dans les banlieues « chaudes » ainsi qu’en Côte d’Ivoire. Le rythme est assez soutenu et les explications scientifiques un peu confuses, mais globalement, mon intérêt s’est maintenu tout au long de ma lecture.

J’ai regretté que les personnages ne soient pas un peu plus fouillés. Il me semble qu’il y avait pas mal de matière…

D’une manière générale, c’est un livre qui se lit vraiment bien, et très vite. Adeptes des grands complots scientifiques, vous ne devriez pas être déçus 😉

 

Peur

29 octobre 2010

de Thierry Serfaty

Peur Thierry Serfaty

Pourquoi un jeune gardien de zoo s’est-il offert en pâture à des fauves affamés ? Qu’est ce qui a poussé une jeune femme ayant peur du vide à se jeter du haut d’une tour de 39 étages ? Et qui les photographie au moment où ils affrontent la mort, visages tournés vers l’objectif avec un regard d’acceptation et de ravissement ? Obsédé par ces questions, le commissaire Erick Flamand se lance dans une enquête qui le mènera au coeur des méandres de la folie humaine…

J’ai découvert Thierry Serfaty avec le Sang des Sirènes, puis ai récidivé avec La nuit interdite, dont j’ai parlé dans ce blog, ici. Bon, on l’aura compris, j’ai aimé et continué 😉

Peur… fait peur… AAAaaarrff, pas pu m’empêcher… mais il faut m’excuser… besoin d’évacuer la tension… Il faut dire que pas bien maline, j’ai entamé ce bouquin hier soir… ai eu les tripes complètement prises et n’ai pas pu m’en détacher de la nuit puis de la journée…

Ce livre se pose en suite de la Nuit Interdite, 6 ans plus tard. Il reprend les personnages qui menaient l’enquête, à savoir Laura et Erik, maintenant mariés, mais aussi certains personnages secondaires, tels que Marina, Éva et Laurent. J’ai trouvé intéressants de suivre, non seulement les enquêteurs, mais aussi certains des protagonistes du premier drame.

La première enquête se passait dans le monde du sommeil, dévoilait les risques psychologiques pouvant apparaître avec le manque de sommeil… Le personnage de Erik, le commissaire, s’était révélé complexe, plein de drames intérieurs qu’on ne pouvait alors que soupçonner.

Dans ce nouveau volume, nous en découvrons plus sur lui, voyons également évoluer Laura et Marina.

Il est cette fois-ci question de peur, de phobies tellement fortes qu’elles empêchent les enfants et adultes qui en souffrent de vivre normalement. Mais quelqu’un semble avoir trouvé le moyen de supprimer ces phobies, de supprimer si complètement la peur qu’ils en meurent !

L’enquête se passe en partie à Paris où les meurtres ont lieu et en Provence où se trouvent l’Institut où l’on tente de traiter les enfants phobiques…

Le rythme est relativement soutenu malgré un ralentissement en milieu qui m’a décontenancée un moment.

Je suis définitivement conquise par cet auteur et par ce cycle, qui ne s’arrête pas là… mais j’aurai aimé un peu plus de corps dans les descriptions des phobies que le commissaire porte en lui… de la même façon que j’aurais souhaité comprendre un peu plus où en est Laurent. Il me semble que ces deux points notamment auraient été très positifs pour l’intrigue.

J’attends avec impatience de suivre la suite de cette intrigue dans Agonia… et je découvrirai avec plaisir les autres livres de Serfaty… J’en ai d’ores et déjà un en stock… Si je pouvais juste éviter de le démarrer en pleine nuit 😉

La nuit interdite

1 mai 2010

de Thierry Serfaty

La nuit interdite Thierry Serfaty

Une nuit sans fin. Un homme hanté par le souvenir de sa femme et de son enfant sauvagement assassinés. Et par l’image, obsédante, d’un visage qui disparaît inexorablement de sa mémoire, celui de l’assassin. Bientôt, il n’en restera plus rien. Sauf si l’on empêche cet homme, le seul témoin du drame, de sombrer dans un sommeil aussi profond que l’oubli, aussi dangereux que la mort qui le guette. Car la proie, désormais, c’est lui.

J’ai découvert Thierry Serfaty l’année dernière avec « Le Sang des Sirènes »… que j’avais beaucoup aimé. En farfouillant sur internet, je suis tombée sur celui-ci que j’ai assez rapidement commandé.

Encore une fois, un livre palpitant. Nous sommes dans l’univers médical, il est question de psychothérapie et d’étude du sommeil. Laurent a perdu sa femme et sa fille, toutes deux assassinées. Le visage de leur assassin est dans sa mémoire et s’efface petit-à-petit, dans son sommeil.

Les connaissances scientifiques et médicales de Serfaty nous entraînent dans les méandres de la recherche scientifique liée au sommeil et à son impact sur la santé mentale des individus.

L’intrigue va à un bon rythme, le suspens est là, nous sommes dans une course contre la montre contre l’endormissement. Les personnages sont plutôt bien campés : le commissaire et ses propres démons internes, Eva est très attachante, Laurent, artiste paumé et névrotique aussi.   Le dénouement est intéressant et pas trop prévisible. J’aurais peut-être apprécié de fouiller d’avantage dans les démons du commissaire Flamand, mais de ce côté-là, on reste un peu sur notre faim… (A moins que l’auteur ne veuille le faire revenir prochainement ??)

Anyway… Thierry Serfaty va définitivement rester dans la liste des auteurs que j’aime !