Posts Tagged ‘coup de coeur’

Le confident

22 février 2013

de Hélène Grémillon

le confident

Camille vient de perdre sa mère. Parmi les lettres de  condoléances, elle découvre un étrange courrier, non signé. Elle croit d’abord à une erreur mais les lettres continuent d’arriver, tissant le roman de deux amours impossibles, de quatre destins brisés. Peu à peu, Camille comprend qu’elle n’est pas étrangère au terrible secret que cette correspondance renferme.

Dans ce premier roman sur fond de Seconde Guerre mondiale, Hélène Grémillon mêle de main de maitre récit historique et suspenses psychologique.

Un petit coup de cœur que cette lecture du Confident, premier roman de Hélène Grémillon.

Je me suis prise au jeu dès le début en suivant Camille dans son deuil, dans cette lecture de lettres qui lui arrivent, qu’elle prend d’abord pour une erreur, puis comme une manière originale de lui faire parvenir un manuscrit, avant de réaliser petit à petit ce que ces lettres lui révèlent… J’ai beaucoup apprécié ce que l’auteure présente des quatre personnages omniprésents, Camille, Louis, Annie et Élisabeth, qu’ils soient acteurs ou narrateurs… Ainsi des personnages secondaires, comme Paul, mais aussi Sophie. Sans oublier cette façon de montrer la guerre en toile de fond… qui nous parvient par bribes, selon la perception du narrateur dans l’instant.

L’ambiance est vraiment intéressante. La construction en parallèle du présent de Camille et de sa lecture des lettres qui se rapportent au passé apportent une dimension de suspens, une sensation de  progression dans sa découverte du secret.

Il y a beaucoup d’amour dans ce livre, mais il baigne dans la cruauté également. C’est assez étrange de naviguer ainsi entre les sentiments amoureux, l’expression passionnée du besoin d’enfant, et les actes cruels que plusieurs personnages commettent.

L’ensemble se lit extrêmement vite, c’est sans doute ma seule frustration, j’aurais voulu que ça dure encore 🙂

Bref, un coup de cœur ♥

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Paul au parc

3 mars 2012

de Michel Rabagliati

Paul au Parc Michel Rabagliati

Et pourquoi pas une petite bande dessinée dans mon défi ? Je n’ai pas pu résister au dernier de la série Paul, sorti il y a quelques mois déjà mais bon, je fermais les yeux aux rayons des BD dernièrement, jusqu’à samedi dernier 😀

Paul, j’en ai déjà parlé plusieurs fois sur ce blog, c’est une bande dessinée 100% québécoise, auteur, personnage, histoire, langage…

C’est une poésie et une douceur incroyables, de la tendresse dans les souvenirs, de la nostalgie par moment, de la tristesse… C’est une avalanche d’émotions à chaque lecture et pour chacun des tomes.

Chaque volume met en scène Paul dans un thème particulier. Nous l’avons suivi à Québec, en appartement et à la pêche, le voici au parc. Ce tome suit Paul, enfant. Il rêve dans le parc de son voisinage, et surtout découvre les joies du scoutisme, le tout sur fond de FLQ montant et des attentats ayant eu lieu dans les années 70. C’est aussi la découverte de la bande dessinée et de cet amour naissant, naitra une vocation pour Paul, alter égo papier de Rabagliati.

Avec une simplicité extrême dans le dessin et les dialogues, l’auteur nous touche, nous bouleverse et arrive dans la même page à nous faire sourire.

La mort est encore présente dans ce tome, une mort brutale, injuste, intolérable, mais traitée avec une grande sensibilité . Ce sont des souvenirs d’enfants, et la vie continue.

C’est un grand coup de cœur, comme toute cette série dont je ne me lasse pas. ♥♥♥

Cul de sac

13 octobre 2011

de Douglas Kennedy

cul de sac douglas kennedy

Je n’avais rien contre l’Australie avant d’écraser un kangourou par une nuit sans lune et de rencontrer Angie sur une plage ensoleillée. Douce, chaude, Angie. Un vrai rêve pour le voyageur fatigué. C’est quand j’ai su que je l’avais épousée que les choses se sont gâtées, vraiment gâtées jusqu’au cauchemar.

Je suis en mode relecture comme chaque fois que je fais du rangement dans ma bibliothèque… Sachant tout ce que j’ai à lire, je ne me comprends pas moi même… Toujours est-il que je n’ai pas pu résister à Cul de Sac, qui s’appelle maintenant Piège Nuptial, si par hasard mon billet vous donnait envie de le lire… Je me demande pour quelles raisons un auteur ou un éditeur décide de changer un titre…

Enfin, revenons à nos moutons… pardon, je voulais dire kangourous…

Ce livre a été pour moi la découverte de Douglas Kennedy, et j’ai A-DO-RÉ !

Je l’ai dévoré la première fois, englouti cette fois-ci 😉

Le narrateur traverse l’Australie, rencontre Angie, superbe Australienne qui semble bien naïve et se retrouve prisonnier d’un cauchemar que je ne souhaite à personne 😀

Les descriptions des lieux sont extrêmement bien faites : on ressent la chaleur, on voit les couleurs à dominante jaune, on se représente parfaitement le désert, les villes et ce « village » perdu au milieu de nulle part… Et que dire des personnages, qui sont eux-aussi décrits avec minutie. Ils sont tout simplement fabuleux et hilarants.

Ce roman est une sorte de polar à la base,  le suspens est très fort et très bien entretenu. Le tout est fait avec un humour déjanté et un sarcasme constant. Douglas Kennedy tient le lecteur en haleine tout en le faisant rire aux éclats…

Le fait de connaitre déjà l’issue du roman m’a permis de voir encore plus de nuances, de noter des petits détails, de me concentrer sur certains personnages (comme le père d’Angie).

Ce fut un très grand coup de cœur pour moi à l’époque et cette relecture m’a confirmé qu’il reste un coup de cœur aujourd’hui… ♥♥♥

Ru

15 octobre 2010

de Kim Thuy

Ru Kim Thuy

J’ai acheté ce roman sur délit de « beau livre »… La couverture est superbe, tant par le dessin, la mise en page du titre que par la texture des couvertures… C’est un livre à toucher et je ne m’en lasse pas…

Je l’ai lu dans le cadre du challenge des auteurs canadiens. Kim Thuy est canadienne, d’origine vietnamienne, arrivée au Canada à 10 ans.

On ne peut pas vraiment utiliser le terme de roman pour le décrire, c’est plutôt un recueil. Un recueil de textes courts, tous sur un moment de la vie de Kim Thuy. L’originalité de la composition du recueil tient dans l’agencement de ces textes, qui ne suivent pas de chronologie logique.

Il en résulte une lecture surprenante mais fascinante de son expérience, plus sous la forme d’un flot de souvenirs qui affleurent sans « logique défendable » mais qui forment un tout solide et de qualité.

J’ai beaucoup aimé cette lecture… Douce, tendre, amère par moment, triste bien sûr, détachée quelques fois à la manière d’un enfant qui vit des évènements graves et ressent leur intensité sans forcément en comprendre l’importance…

J’aime aussi les retours à aujourd’hui, ce qu’elle raconte de sa vie avec ses enfants et de ce qu’elle cherche à leur inculquer. On voit ainsi les différentes étapes de la reconstruction d’une famille, ses parents, cousins, oncles et tantes et le parcours d’une enfant qui devient adulte… envers et contre tout.

J’aime l’écriture de cette auteure… De belles phrases simples et pleines de poésie… Les couleurs et les odeurs prennent vie avec ses mots.

Un très beau livre, très très émouvant et qui restera un coup de cœur pour moi ♥

Blacksad

8 octobre 2010

par Juan Diaz Canales et Juanjo Guarnido

Blacksad quelque part entre les ombres Canales Guarnido

Je suis tombée, il y a quelques semaines, un article sur internet parlant de la parution du nouveau tome de Blacksad, une bande dessinée que j’aime ENOOOrmément… Il ne m’en aura pas fallu plus pour me replonger dans les 3 premiers tomes.

Cette série met en scène John Blacksad, un enquêteur particulier, puisque c’est un chat !

L’ambiance est celle des polars noirs américains se situant dans les années 50 : John Blacksad est un détective désabusé… comme tous les anti-héros de ce type de policiers… Il n’y a qu’à noter la première bulle de la série pour s’en convaincre 😉

Il y a des matins où l’on a du mal à digérer son petit déjeuner…  surtout si on se retrouve devant le cadavre d’un ancien amour.

Blacksad est, comme de bien entendu, amateur de belles femmes et ne dit pas non à un verre dans les bars qu’il fréquente. En fermant les yeux et en se concentrant, on entendrait presque un air de jazz… Il traque les méchants dans les bas fonds de la ville et n’a pas que des amis, ce qui lui apporte plus d’ennuis qu’à son tour…

C’est John Blacksad lui-même qui est le narrateur… Cette façon de présenter l’histoire est parfaite pour l’ambiance polar sombre. On imagine très bien la voix off hyper grave  qu’il y aurait dans un film…

Le dessin de cette série BD est très beau, très expressif. Les personnages sont anthropomorphes mais sont des animaux… En dehors de notre héros qui porte donc les traits d’un chat, on croise les policiers (qui sont des chiens), un gorille garde du corps, un cochon barman, des méchants serpents, une biche institutrice… et les brutes épaisses de la mafia locale sont des rhinocéros ou des ours… Les femmes ont des corps de rêve, les hommes sont plus proches de leur animal pour la plupart.

Le choix des couleurs est, à mon humble avis, extrêmement bien fait… Le premier tome a des couleurs sombres et comme passées sous un filtre gris qui accentuent l’impression d’une ville sombre, brumeuse et l’absence d’espoir d’amélioration de la situation… Dans le second tome, le blanc est éclatant et froid à l’image de ce groupuscule extrémiste d’animaux blancs qui fait régner sa loi dans la petite ville de The Line et les couleurs dominantes sont le blanc, le noir et le rouge sang… Le troisième tome, enfin, est beaucoup plus mélangé mais c’est très représentatif de l’animation et du mouvement qui règne, par comparaison avec la chape très lourde du premier par exemple. Le rouge « communiste » cette fois-ci est une des couleurs dominantes.

Quant aux intrigues, elles sont classiques mais très bien menées.Il est question de corruption, de gangs, d’extrémisme, de racisme et de chasse aux sorcières… J’ai un peu moins aimé celle du troisième mais plus parce que le sujet m’intéresse moins car la construction globale était au niveau des deux autres me semble-t-il…

Voilà, je pense que vous aurez compris que Blacksad est un coup de cœur ♥ que je vous conseille absolument… Et je vais très vite me procurer le dernier tome « L’enfer, le silence » sorti en septembre : j’ai hâte de feuilleter  !!

Vous devriez vous-aussi en profiter 😉

Au théâtre ce soir…

25 septembre 2010

Je me suis inscrite, il  y a quelques temps au challenge Tous au théâtre… et j’avais prévu de commencer non par la lecture d’une pièce, mais en allant en voir une.

Chose faite…

J’ai eu l’immense plaisir de voir Magasin Général, pièce adaptée de la bande dessinée du même nom et que j’ai lu dernièrement (mes commentaires sur le tome 1 Magasin général).

Magasin Général Théâtre de l'Ile Gatineau

J’ai lu du théâtre, comme tout le monde, à l’école, mais depuis… je n’avais jamais fait ce choix de lecture… Aller voir cette pièce aura été un excellent moyen de me réconcilier avec le genre et de me donner envie de poursuivre le challenge !

Pour ceux qui connaissent la BD, l’adaptation est extraordinaire. Les acteurs ont été choisi en particulier sur des critères de ressemblance physique avec les personnages, et c’est incroyable à voir !

Les décors sont simples et géniaux. Les chaises par exemple donnent l’impression d’avoir été extraites des planches de la BD, notamment à cause de cet effet « coup de crayon » donné par les traits noirs qui marquent toutes les arêtes vives des objets. Même effet pour les vêtements, et les plis marqués en noir !

J’ai beaucoup aimé aussi ces quelques diapositives en fond de scène qui donnent l’ambiance et créent une partie du décor.

Les textes sont extrêmement savoureux. Le parler québécois est sans pareil pour son côté imagé. La bande dessinée a été réalisée par des Européens, avec des conseils québécois pour les dialogues mais on sent malgré tout à la lecture que tout a été fait pour ne pas gêner la compréhension de nous autres, pauvres francophones du vieux monde. L’adaptation en pièce de théâtre ne se pose pas ce genre de questions ! Montée au Québec pour un public de Québécois ou de personnes vivant ici, le parler est celui d’ici et je ne pourrais pas affirmer que j’ai tout compris ! Mais j’ai tout simplement adoré, A-DO-RÉ !

Enfin les acteurs sont supers ! Amateurs pour la plupart d’après ce que j’ai lu, leurs prestations ont été extras ! Avec une mention spéciale pour Jacynthe, Noël et le prêtre !

Alors voilà, si par hasard, j’ai des lecteurs en région de l’Outaouais… Allez voir cette pièce, elle se donne jusqu’au 23 octobre au théâtre de l’Ile à Gatineau (secteur Hull) !

La petite fille de Monsieur Linh

6 août 2010

de Philippe Claudel

La petite fille de Monsieur Linh Philippe Claudel

C’est un vieil homme debout à l’arrière d’un bateau. Il serre dans ses bras une valise légère et un nouveau-né, plus léger encore que la valise.
Le vieil homme se nomme Monsieur Linh. Il est seul désormais à savoir qu’il s’appelle ainsi.
Debout à la poupe du bateau, il voit s’éloigner son pays, celui de ses ancêtres et de ses morts, tandis que dans ses bras l’enfant dort.
Le pays s’éloigne, devient infiniment petit, et Monsieur Linh le regarde disparaître à l’horizon, pendant des heures, malgré le vent qui souffle et le chahute comme une marionnette.

Une lecture prise au hasard sur les étagères de mes beaux parents pendant les vacances…

Une lecture coup de poing… Larmes de tristesse, tendresse infinie pour ce grand-père perdu.

Ce petit livre se lit d’une seule traite. Il est merveilleux de sensibilité, de simplicité, d’intensité et de délicatesse. Il frappe par les mots employés, par les faits, par les non-dits, par le drâme vécu par ce vieil homme.
Il donne aussi de l’espoir en décrivant cette amitié instinctive entre deux personnes que tout sépare, langue, culture, histoire, mais qui ont toutes les deux perdu quelque chose de précieux.

La chute se devine un peu vers la fin mais c’est sans importance. Elle n’en est pas moins puissante et bouleversante .

J’ai été touchée au plus profond de moi et n’ai pu retenir mes larmes.

La route

28 juin 2010

de Cormac McCarthy

La route Cormac McCarthy

L’apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres et de cadavres. Parmi les survivants, un père et son fils errent sur une route, poussant un Caddie rempli d’objets hétéroclites. Dans la pluie, la neige et le froid, ils avancent vers les côtes du Sud, la peur au ventre: des hordes de sauvages cannibales terrorisent ce qui reste de l’humanité. Survivront-ils à leur voyage ?

Ce livre est tout simplement extraordinaire… Impossible de le lâcher une minute.

Il est pourtant d’une tristesse infinie. J’avais les larmes aux yeux devant le parcours de ce père et de son enfant, marchant sans fin sur la route… en direction du Sud et de la mer, plein d’un espoir fou que là-bas, ce sera mieux.

Impossible de rester indifférent, impossible de ne pas ressentir l’atmosphère lourde et oppressante. L’auteur réussit à maintenir cet état tout au long de ce court livre, notamment en ne donnant AUCUN détail !

Que s’est-il passé ? On ne le saura pas. Qui sont-ils ? Comment s’appellent-ils ? On ne le sait pas ? Où sont-ils ? Quel pays ? Quelle route ? Pas plus de renseignement… On ne parle que de l’homme et de l’enfant… Papa, de temps en temps dans les paroles de l’enfant… C’est tout ! Cette dépersonnalisation complète est à mon humble avis magistrale ! L’humanité entière est sens dessus dessous, au point que ces « détails » n’ont plus d’importance…

L’univers dans lequel évolue ce duo père-enfant est infernal. Désolation, froid, pluie, poussières, cendres… Il n’y a pas de soleil… Le ciel est gris, la mer est grise et froide… Il n’y a plus d’oiseaux, plus d’animaux ou si peu, et voués à disparaitre… Comme les hommes ?

Ce livre est bouleversant par le choc décrit entre le monde qui entoure ces deux êtres, un monde dur et brutal de survivants totalement déshumanisés et ces deux personnages, si plein d’amour l’un pour l’autre. C’est LE rayon de soleil qui éclaire l’histoire. Ce père qui se dévoue corps et âme pour son fils (ce que même la maman n’a pas pu faire), qui garde une balle dans son revolver pour lui épargner une fin terrible… Même les dialogues entre ces deux personnages sont réduits au strict minimum… Quelques mots, qui disent tout… et leur suffisent tellement le lien entre eux est fort…

Quant au dénouement, il est ce que l’on arrive à en faire… Malgré beaucoup de tristesse, il peut apporter de l’espoir si cette lecture nous en a laissé un peu au fond de nous… Mais il peut aussi n’être que la continuité de ce que l’on vient de lire.

Emotion intense, comme je n’en avais pas ressentie depuis longtemps dans une lecture… Un énorme coup de coeur pour moi… ♥♥♥

Ce livre a été porté à l’écran… Je ne sais pas si j’aurais le courage de voir ce film, malgré Viggo…

Le soleil se lève aussi

18 mai 2010

de Ernest Hemingway

Le soleil se lève aussi Ernest Hemingway

 

Un coup de coeur s’il en est un dans ma bibliothèque… J’adore ce livre, je l’aime, je l’aime et puis c’est tout… ♥

Nous suivons une bande d’américains, dans les années 50. Artistes ou pleins au as, personne ne « travaille ».  Les personnages sont comme des parasites, certains sympathiques, d’autres mêmes pas… De Paris aux fêtes de Pampelune, de beuveries en saouleries, nous accompagnons Jack, le narrateur, journaliste et amateur de corridas, témoin de la vie de toute ce groupe et du mal-être de chacun, y compris le sien.

J’aime particulièrement la partie se passant en Espagne. On sent la chaleur, la montée de la tension des fêtes de la San Firmin. Toute la description de la fiesta, puis de la corrida est absolument fantastique.

C’est prenant, violant, méchant, triste, désespéré, décadent, immoral, désenchanté, déprimant, absurde… C’est juste extraordinaire et beau…

Je vous ai déjà dit que j’adore ce livre ???? ♥♥♥

Paul en appartement

10 mai 2010

de Michel Rabagliati

Paul en appartement BD Michel Rabagliati

Je continue ma découverte des albums de Paul… Paul et Lucie emménagent dans un nouvel appartement. C’est l’occasion pour Paul de se souvenir de sa rencontre avec l’élue de son coeur, à l’école d’arts graphiques.

Que dire si ce n’est que cet album, qui se situe avant les deux que j’ai déjà lus, a toujours autant de poésie, d’émotions et d’humour… Que le dessin est toujours le même, mélange de précision et de simplicité. Que les dialogues sont touchants, sobres et que rien qu’à les lire, on « entend » l’accent québécois…

Et que je suis toujours autant sous le charme de cette série !!!! ♥♥