Archive for the ‘Série’ Category

L’année du volcan

15 avril 2013

de Jean-Francois Parot

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1783, l’éruption gigantesque d un volcan en Islande provoque d importants changements climatiques. La terre se réveille : tremblements de terre, tempêtes… affaiblissent tous les pays d Europe, la France en particulier. Le royaume commence à vaciller, les caisses se vident.
Nicolas est convoqué par la Reine. Il est chargé d’enquêter sur la mort violente d un de ses proches : le Vicomte de Traban. L »homme est mystérieux, il fréquente le monde de la finance. Ne cherche-t-il pas à camoufler une affaire de fausse monnaie ? Tous les moyens sont-ils bon pour combler l immense déficit du Trésor royal ? Voilà une affaire qui n est pas sans nous rappeler quelques événements contemporains…
Les investigations de Nicolas vont le conduire une nouvelle fois en Angleterre et le mener à deux personnages le Comte de Cagliostro et la Comtesse de la Motte, chacun au coeur d’affaires où, là aussi, l argent est en jeu. Dans ces mondes nouveaux que Nicolas va découvrir, la mort plane encore plus proche…

Je viens de refermer le dernier tome des enquêtes de Nicolas Le Floch. 🙂

Comme pour chaque lecture, ce fut un plaisir de faire un saut dans le temps et de se retrouver dans ces périodes troublées de l’avant Révolution. Car le calme ne règne pas dans Paris, autant vous le dire : les temps sont agités !

Il est toujours aussi intéressant de voir l’évolution du Vicomte de Ranreuil. Ce dernier vieillit, ainsi que tout son entourage. Ce n’est plus le jeune homme fougueux des premiers livres. Il a gagné en maturité et son esprit d’observation acéré lui fait noter tous les symptômes de la révolution à venir. Si son cœur reste fidèle au Roi et à la Reine, il est suffisamment intelligent pour réaliser les travers de cette monarchie et de la Cour. Il observe également ses amis, leurs frustrations et déceptions, leurs envies…

En trame de fond de ce tome, la cendre, le gris, une météo grimaçante… Jean-Francois Parot a campé cette enquête pendant l’année du volcan. Il s’agit de celle de l’éruption du volcan Laki, en Islande. L’impact de cette éruption, qui dura plusieurs mois, se fit sentir dans toute l’Europe pendant les années suivantes, causant notamment des récoltes réduites voire détruites, et entrainant maladies et famine qui furent parmi des vecteurs déterminants vers la Révolution quelques années plus tard.

On retrouve dans cette lecture les mêmes plaisirs des sens que dans les précédentes. Les odeurs des promenades dans Paris, les senteurs des mets dont le héros se régale en bonne compagnie… Le plaisir des mots également dans les conversations de Le Floch et de ses amis ou dans les descriptions des recettes toujours aussi édifiantes 😀

Alors voilà, ce tome refermé, il ne me reste plus qu’à attendre le suivant… et je suis impatiente de savoir ce qu’il adviendra du commissaire Le Floch et de ses amis dans les années qui viendront. Il aura pour sur des choix à faire, et j’ai bien hâte de les découvrir…

En attendant, je vais peut être relire l’enquête russe, qui m’avait laissé sur une moins bonne impression… Histoire de voir si j’ai changé d’avis 😉

Mes autres avis sur des lectures de Nicolas Le Floch…

L’énigme des Blancs Manteaux

L’honneur de Sartine

 

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Le gout du bonheur : Florent

30 janvier 2013

de Marie Laberge

FLorent Trilogie Le gout du bonheur Marie Laberge

Les turbulences de la vie et de la guerre ont brisé Adélaïde. Seule la très ancienne affection de Florent éclaire encore ses journées. Et ce dernier, devenu un couturier célèbre dans le monde entier, n’a pas été épargné lui non plus : il entretient désormais une liaison agitée avec un acteur. Il va devoir une fois encore soutenir sa vieille amie car Adélaïde finit par tout apprendre sur son défunt mari… mais est-il encore temps de souffrir ?
Les destins se heurtent et se conjuguent à la recherche d’une sérénité incertaine et toujours dérobée. Même si le sort en est jeté, les personnages ballottés par la vie conservent, envers et contre tout, le goût du bonheur…

La trilogie du Gout du Bonheur se termine en beauté avec Florent.

Si j’avais lu deux ou trois critiques parlant de leur déception à la lecture de ce troisième tome, je n’ai pas du tout eu cette impression. Le rythme est différent, mais dans la lignée des deux premiers. Florent y est bien malmené, mais Adélaïde en reste le personnage majeur.

L’évolution de la situation de la femme dans la société québécoise d’après guerre, l’homosexualité, l’arrivée de la psychanalyse, le monde des affaires sont autant de thèmes abordés, ou poursuivis des précédents tomes. Si l’alternance des extraits de l’analyse de Léa avec le reste de l’action m’a un peu ennuyé au départ, je me suis finalement prise au jeu et j’ai plutôt apprécié cette construction enchevêtrée.

Les drames et rebondissements se succèdent à un bon rythme. Et toujours omniprésente, cette volonté de trouver le bonheur, de résister au malheur.

Je garderai un excellent souvenir de cette série qui m’a séduite dès le premier tome et je reste une fan de Marie Laberge que je connaissais avec un autre genre dans Sans Rien ni Personne. J’ai déjà dans ma pile a lire un autre de ses livres, affaire à suivre 😉

Autre Monde, tomes 1 à 3 : L’alliance des Trois, Malronce & Le coeur de la terre

6 janvier 2013

de Maxime Chattam

Autre Monde L'alliance des Trois Maxime Chattam

Personne ne l’a vue venir. La Grande Tempête : un ouragan de vent et de neige qui plonge le pays dans l’obscurité et l’effroi. D’étranges éclairs bleus rampent le long des immeubles, les palpent, à la recherche de leurs proies… Quand Matt et Tobias se sont éveillés, la Terre n’était plus la même. Désormais seuls, ils vont devoir s’organiser. Pour comprendre. Pour survivre… à cet Autre Monde.

Je ne connais pas Maxime Chattam tant que ça. J’ai beaucoup apprécié Le sang du temps dont j’ai déjà parlé sur ce blog mais je n’ai jamais été cherché plus loin vers ses autres œuvres, essentiellement parce que j’avais lu par ci par là que sa fameuse trilogie nécessite un cœur bien accroché. Mais une amie m’a parlé dernièrement de cette série de l’Autre Monde, écrite pour les ados et je l’ai donc lu avant de la transmettre à ma grande 🙂

Encore une histoire de fin du monde me direz-vous ? Oui, les ados n’ont que l’embarras du choix ces dernières années, entre les mondes dystopiques et les scénarios catastrophes de fin du monde, il va leur falloir redoubler d’effort pour garder les pieds sur terre et affronter leur routine 🙂

Autant vous le dire tout de suite, je sais d’ores et déjà que ma fille va adorer. Le thème, les personnages, l’ambiance vont l’enthousiasmer. Maxime Chattam met en scène trois jeunes ados dans un monde où les adultes ont, dans le meilleur des cas disparu, dans le pire se sont transformés en créatures malfaisantes. Le monde dans lequel ils se sont reveillés n’est plus le même et il faut apprendre à survivre. Par ailleurs, Matt fait des rêves ou des cauchemars qui le poussent à fuir vers le sud. On les suit dans leur voyage, dans leurs rencontres, dans leurs combats pour leur survie et celle des clans d’enfants qui se sont constitués un peu partout.

Quand je lis des romans pour les ados, j’essaye toujours de les lire en mettant à la fois à la place de mes enfants et dans mon rôle de maman livrophage. Et pour vous l’avoir dit assez régulièrement, j’ai assez souvent le même reproche… Pourquoi simplifier le texte à outrance sous le prétexte que ce sont des ados qui vont le lire ? Ces ados seront sous peu de jeunes adultes, autant niveler par le haut me semble-t-il… Toujours est-il que ces trois premiers tomes à ce niveau m’ont semblé plutôt pas mal. Les descriptions des personnages et des lieux sont bien faites, le texte n’est pas compliqué mais pas simpliste non plus. En tant qu’adulte, il faut passer outre le fait que les héros soient des enfants, mais ça se fait 😉

De nombreux rebondissements rendent la lecture facile et fluide. Presque trop car une fois le Raupéroden démasqué, il reste peu de doute sur l’identité de la Reine. Mais l’ensemble tient vraiment la route.

Petite remarque de principe, pourquoi laisser des marges aussi conséquentes pour ce livre ? Surconsommation de papier totalement inutile à mon humble avis.

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Le goût du bonheur : Adélaïde

9 novembre 2012

de Marie Laberge

Avril 1942. Où seront-ils tous quand cette guerre prendra fin ? Où seront les enfants de Gabrielle et d’Edward ; Adélaïde la sauvage attachante, Fabien, Béatrice, Rose et Guillaume ? Qu’est ce qui restera de ce monde a jamais bouleversé ? Qui aura gagné ou perdu ? Hitler semble si fort et les combats si vains…

La fureur qui parcourt ce deuxième volet de la grande trilogie du Goût du bonheur n’est pas seulement celles des nations qui se lancent l’une contre l’autre, c’est aussi celle du désir. Et Marie Laberge sait comme personne trouver les mots pour décrire ce désir, impérieux, complexe, contradictoire. Avec une audace et une lucidité qui n’appartiennent qu’à elle, elle nous fait pénétrer, les yeux grand ouverts, dans ces abimes qui s’ouvrent au cœur des personnages.

Second tome de la Trilogie du Bonheur, après Gabrielle, Adélaïde suit, comme son titre l’indique, la fille de Gabrielle dans sa vie de jeune adulte : amante, épouse et mère passionnée mais également femme d’affaire, et femme engagée.

Ce second tome ne déçoit pas du tout ! Il continue dans la même veine que le premier à suivre les membres de la famille Miller et toutes les pièces rapportées, famille proche et amis.

C’est Adélaïde qui est le personnage central bien évidemment. Si semblable physiquement à sa mère mais si différente dans le tempérament, c’est un plaisir de la suivre. La période où nous nous trouvons est passionnante elle-aussi. La guerre fait rage en Europe et le Canada envoie ses hommes en Angleterre, et de là vers le continent européen. J’ai beaucoup aimé cette description de la guerre vue par les femmes. L’auteure décrit de façon virulente tous les aspects de l’attente et du deuil, elle s’attarde aussi sur le retour des hommes et le choc de revenir à la vie normale après les horreurs vécues par la plupart.

Puis c’est l’après-guerre, la frénésie, la recherche des plaisirs et le renouveau de l’industrie, avec cette fois-ci les femmes au travail.

C’est un ouvrage très riche en évènements, beaucoup plus mouvementé que Gabrielle. La violence est ultra-présente, la passion aussi.

Le dénouement s’annonce, se soupçonne, mais se révèle saisissant et ouvre la porte au troisième tome, que je vais me dépêcher d’aller acheter !

Le rouge du péché

8 octobre 2012

de Elizabeth George

Le rouge du péché Elizabeth George

Le printemps est de retour sur les côtes de Cornouailles mais Thomas Lynley le remarque à peine. Sa femme n’est plus et ses années à Scotland Yard sont derrière lui…Lorsqu’il découvre le cadavre d’un grimpeur au pied des falaises, la réalité le rattrape de manière brutale : la police l’enrôle, son expérience de commissaire au Yard pouvant se révéler cruciale. De toute évidence, le matériel de la victime est à l’origine de sa chute. Accident ? Sabotage ? Chez les surfeurs du coin, la nouvelle fait des vagues. Et l’on devine de peu reluisantes lames de fond. Alors, sous l’impulsion de sa partenaire de toujours, Barbara Havers, Lynley replonge bientôt dans le rouge du péché…

Livre acheté au hasard, et si je me souviens bien en raison d’une promotion du genre 1 livre gratuit pour 3 livres achetés 😉

Je découvre l’auteure, et la série, dont ce tome n’est pas le premier… Donc un peu d’ajustement à faire… Mais cela se fait assez facilement !

Première constatation : beaucoup de personnages, on les découvre par bribes. Le concept est intéressant mais rend la lecture un peu brouillon par moment. Le passé de nombre des interlocuteurs est dévoilé petit à petit et pas forcément tout le temps suivant un fil simple à suivre… Mais l’intrigue est prenante.

Le décor est assez suggéré avec quelques détails de temps en temps mais les passages au bord de la mer notamment auraient supporté plus de descriptions, me semble-t-il.

Le dénouement enfin est correct tout en étant un peu rapide. Il m’a semblé que si l’idée était bonne, le moyen d’y arriver était par moments téléphoné, et à d’autres balancé sans ménagement ! Impression étrange 🙂

Au final, je retenterai cette série car je me suis intéressée à ce Lynley et à Barbara Havers, ainsi qu’à quelques uns des personnages secondaires. Mais pour lui donner une chance, je vais tenter dans l’ordre… Ça devrait aider 😀

Fablehaven tome 5: Keys to the Demon Prison

15 septembre 2012

de Brandon Mull

Since ancient times, the great demon prison Zzyzx has protected the world from the most dangerous servants of darkness, including Gorgrog, the Demon King. But now, after centuries of plotting, the Sphinx is on the verge of recovering the five artifacts necessary to open the legendary prison, and all friends of light must unite in a final effort to thwart the Sphinx’s designs and find a safe home for the five artifacts. To this end, Kendra, Seth, and the Knights of the Dawn will venture far beyond the walls of Fablehaven to strange and exotic magical preserves across the globe, where the end of every quest becomes the beginning of another.

In this explosive series finale, allegiances will be confirmed and secrets revealed as the forces of light and darkness collide in a desperate struggle to control the keys to the demon prison.

Voici le cycle bouclé, et le dernier tome de Fablehaven fermé.

C’est une très belle série jeunesse, que j’ai apprécié notamment pour la qualité des aventures vécues par Kendra et Seth et l’univers créé par Brandon Mull. Les descriptions des lieux sont intéressantes, l’action bien posée. Rebondissements au rendez-vous, fantastique aussi : on a notre compte de créatures magiques et de personnages maléfiques.

Les enfants aiment, rentrent dans l’histoire avec plaisir et s’attachent aux deux jeunes héros. Les personnages secondaires sont bien campés, on aimerait plus de détails sur certains, comme les grands parents par exemple, mais globalement, c’est une belle série.

Pour parler de ce dernier tome un peu plus précisément, j’ai trouvé qu’il concluait plutôt bien l’ensemble. Si la première partie est un peu calme, (trop calme ?), l’action nous rattrape par la suite. Seth ne s’améliore pas et fonce toujours sans réfléchir, Kendra est toujours assez effacée. On côtoie beaucoup plus le Sphinx, ce qui est intéressant. J’ai bien aimé le nouveau personnage de Bracken aussi..

Le dénouement est intéressant, suggérant une sorte de cycle, ce qui m’a bien plu… Difficile d’en dire plus sans dévoiler l’intrigue ! Donc stop… Ma fille a dévoré et je vais maintenant mettre tout ça sur la table de chevet de Numéro 2 !

Mes avis sur les tomes précédents ?

Cliquez par ici…

Les tomes 1 à 3

Tome 4

Le havre des morts

20 août 2012

de Patricia Cornwell

À Dover, sur l’unique base aérienne militaire américaine qui reçoit les corps des soldats tués au combat, Kay Scarpetta se forme aux techniques révolutionnaires de l’autopsie virtuelle. Elle est très vite mise à l’épreuve : un jeune homme a été trouvé mort près de chez elle, à Cambridge. Crise cardiaque, selon les premières constatations. Mais comment expliquer qu’il ait saigné après son arrivée à la morgue, sinon parce qu’il était encore vivant ? Une radiographie en 3D révèle des blessures que Scarpetta n’a jamais vues. Elle se trouve dès lors confrontée à un passé qu’elle croyait enfoui et à un dilemme plus que complexe. Déterminée à conclure avant qu’il ne soit trop tard, le Dr Scarpetta utilise les techniques de pointe apprises au Havre des morts pour confirmer ses soupçons.

Ça faisait un bon moment que je n’avais pas pris un livre de Patricia Cornwell, dont j’ai toujours aimé l’héroïne, Kay Scarpetta… Du coup, je pense que je me suis emmêlée les pinceaux en le choisissant et que j’ai dû en louper un ou deux entre  les derniers que j’avais lu et celui-ci… Tout çà pour dire que j’ai été quelque peu perdue, voire déstabilisée par le Havre des morts !

Kay Scarpetta, pour ceux qui ne connaissent pas cette série, est médecin légiste. Elle dirige un service médico-légal, c’est une femme brillante professionnellement mais avec une vie personnelle tourmentée. Les ouvrages de cette série nous font découvrir peu à peu quelques pans de son passé et Lucy, sa nièce, qu’elle protège et traite comme sa propre fille. Les enquêtes qu’elle mène incluent souvent un côté personnel, et jusqu’à présent, j’avais toujours aimé cet enchevêtrement de professionnel et de personnel, de calme extérieur et de bouillonnement intérieur, de doutes constants sur certains points mêlés à une assurance sans faille pour d’autres.

Pour la lecture de Havre des morts, j’ai été franchement déstabilisée. Kay est dès le départ différente du personnage que j’avais en mémoire. Elle ne dégage plus de passion, semble abattue sur tous les plans, presque brisée. Elle doute de tous, même des piliers qui l’entourent, comme Benton ou Lucy. De nombreuses réflexions et tirades sur son poste, son titre rende la lecture fastidieuse. Depuis le début de la série, Kay est un personnage orgueilleux, mais l’omniprésence dans ses pensées de sa position professionnelle devient lassante.

L’enquête n’est pas vraiment une enquête. La moitié des évènements est déjà connue du reste des personnages qui s’attachent finalement à cacher les choses à Kay Scarpetta tout en lui laissant les découvrir petit à petit. La lecture est compliquée, et je n’ai pas compris où l’auteure voulait en venir avec ce jeu de cache cache… Par ailleurs, les explications scientifiques sont fastidieuses, et je suis à peu près certaine qu’elles en ont rebuté plus d’un…

Bref, je suis déçue de ma lecture. Je ne sais pas si ma déception vient du fait que j’ai perdu le fil en sautant quelques tomes, ou si la série perd de son intérêt… Je vais tenter de retrouver les ouvrages manquants pour me rattraper, mais il n’en reste pas moins que celui au moins ne m’aura vraiment pas enthousiasmé…

😦

Serum Saison 1 Episode 1

12 juillet 2012

de Henry Loevenbruck & Fabrice Mazza

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1773 : MESMER INVENTE L HYPNOSE
1886 : FREUD INVENTE LA PSYCHANALYSE
2012 : DRAKEN INVENTE LE SÉRUM

Une injection.
Sept minutes pour accéder au subconscient d Emily Scott.
Un carnet pour décrypter ses visions fantasmagoriques.
Quelques jours pour empêcher le pire.

Je suis tombée par hasard sur le premier « tome » de Sérum il y a déjà un certain temps. Série policière à ses débuts et sur un principe que j’avais trouvé intéressant : la série est pensée à la manière d’une série télé, en plusieurs épisodes, publiés chaque mois. 6 épisodes pour la première saison et une seconde saison plus tard…
À ce moment, je ne pouvais pas télécharger le premier tome sur mon lecteur, ce qui fait que j’ai dû prendre mon mal en patience jusqu’à cet été… Mais ça y est, j’ai enfin pu satisfaire ma curiosité et je dois dire que j’ai été agréablement surprise.

Tout d’abord, le livre…

Lu en version électronique, la conception du livre est faite de façon très originale. Des hyperliens nous renvoient vers le site http://www.serum-online.com/ et rendent la lecture très vivante. Musique d’ambiance avec différents thèmes selon les personnages et l’action…

Le contenu…

L’intrigue se passe à New York. Tous les éléments sont présents pour maintenir l’attention du lecteur/amateur de feuilleton… Une héroïne sympa, un ami au comportement un peu bizarre… Une histoire personnelle qui laisse présager de multiples rebondissements… Une victime à laquelle on s’attache et qui a tout oublié de son passé… Et des méchants qu’on ne fait que deviner… Ce qui laisse une grande possibilité d’évolution de l’intrigue. Le tout lié par des seconds rôles qui pourrait prendre de l’ampleur plus tard.

Le rythme est bon, on alterne entre Lola, l’héroïne, que l’on suit dans son enquête et sa vie, et quelques passages plus nébuleux (je veux dire par la qu’ils sont volontairement maintenus dans le flou au niveau des descriptions) qui nous donne un aperçu des « méchants ».

Bref, ce « pilote » a définitivement retenu mon attention, et je me suis téléchargé l’autre épisode existant pour le lire plus tard…. En fait, il y a deja 3 tomes publiés en version papier, mais pour une raison incompréhensible, la version électronique du 3 n’est pas dispo… Il s’agira ensuite de patienter jusqu’à la rentrée pour la sortie du suivant… Et de régler mon problème de téléchargement depuis le Canada… Histoire à suivre 🙂

Fifty Shades of Grey – E.L. James

29 juin 2012

J’ai donc succombé au marketing et à la rumeur autour du livre de E.L. James et acheté la trilogie de Fifty Shades of Grey.
Je viens de terminer le premier volume. 

L’histoire: 
Anastasia Steel rencontre Christian Grey pour une entrevue qui donnera lieu à un article dans le journal de l’université. Grey est un riche entrepreneur. L’alchimie entre les deux est immédiate! Il la poursuit et commence alors une passion torride. Le problème: Grey est un dominateur incapable d’aimer. (Je simplifie les choses c’est un poil plus compliqué que ca).
Anastasia veut-elle d’une telle relation qui pousse ses limites physiques et émotionnelles?

Evidemment c’est chaud. Le style est très simple parlé de tous les jours, parfois cru tout de meme. Donc si vous voulez lire quelque chose de plus raffiné ca n’est probablement pas le bon livre. C’est distrayant. 
Bref à lire a vos risques et périls. C’est clair que ca stimule un peu l’imagination, et a un cote « éducatif ». Ca me rappelle un peu 9 semaines et demie. 

Sur ce, en ce vendredi soir j’ai rendez-vous avec le tome 2 et un verre de vino. Affaire à suivre donc! 

Édit:
J’ai lu les deux tomes suivants de la trilogie. L’histoire est TRÈS répétitive! Il y a aussi quelques twists façon soap opéra, bref… vers la fin j’en avais un peu ras-le-bol j’avoue.
D’un point de vue personnel, je pense que le deuxième tome était le meilleur, si on peut dire que des trois livres il y en avait un meilleur que les autres.

La version française a fait son apparition dans les librairies récemment, je suis curieuse de savoir si certaines d’entre vous l’ont lu. Je serai aussi curieuse de voir comment ca a été traduit.

Le goût du bonheur : Gabrielle

25 juin 2012

de Marie Laberge

Gabrielle Marie Laberge

Québec, 1930. Gabrielle est mariée avec Edward depuis bientôt dix ans. Entre la maison de l’île d’Orléans et celle de la Grande-Allée, elle mène une vie bien remplie, entourée de ses cinq enfants.

De toute évidence, il s’agit d’un mariage heureux. Mais cette chose qui devrait être si simple fait pourtant froncer bien des sourcils dans l’entourage de Gabrielle. Décidément, le bonheur est suspect en cette époque où notre sainte mère l’Église nous dit que nous ne sommes pas sur terre pour être heureux, mais pour accomplir notre devoir.

Dans le premier volet de cette grande trilogie romanesque, qui a connu un succès sans précédent au Québec, Marie Laberge brosse une large fresque de la société d’avant-guerre. Elle nous fait partager le destin de personnages si vrais qu’ils semblent bondir de la page. Grâce à son art de traduire les mouvements du cœur les plus subtils ou les plus inavouables, elle éclaire de l’intérieur une époque où, sous la gangue des conventions sociales et de la religion, les passions ne brûlaient pas avec moins de force qu’aujourd’hui.

Je suis assez friande de ces sagas québécoises sur fond historique. J’ai eu le plaisir d’en découvrir plusieurs depuis que je m’intéresse aux auteurs québécois et je cumule le plaisir de comprendre un peu plus l’histoire du Québec et de sa place dans le Canada, avec celui de lire des romans bien écrits et intéressants.

Je connaissais Marie Laberge dans un autre registre, avec son roman plus policier, Sans Rien Ni Personne, dont j’ai parlé ici et elle m’a définitivement conquise dans le premier tome du Gout du Bonheur.

Ce premier tome met en scène la famille Miller, composée de Gabrielle, Edward, et de leurs cinq enfants dont Adélaïde, l’ainée.

Cette famille est atypique pour plusieurs raisons. D’une part, le père a baigné dans une culture anglophone et a été au contact des protestants… pour ne pas dire « mal influencé » si l’on en croit la belle bourgeoisie qui les entoure… Ensuite, nous avons affaire à un couple fou amoureux l’un de l’autre… Et oui, à cette époque, dans ce contexte, c’en est presque louche !

La lecture de ces quelques quinze années qui occupent ce tome est très facile et passionnante. Bien sur, on connait déjà le contexte de l’époque, les conventions sociales ultra rigides, la place de la femme dans la famille et la société, la pression de l’église, mais l’illustration de ces contraintes appliquées au quotidien de la famille Miller et de son entourage proche est très bien faite et j’ai beaucoup de plaisir à lire cet ouvrage.

Gabrielle est un personnage très attachant, sa fille aussi, à laquelle on devine un destin intéressant pour la suite. J’ai eu un petit faible pour sa sœur, Germaine, que l’on devine enfermée dans un carcan rigide. Les décors sont bien plantés, les ambiances parfaitement décrites.

J’ai hâte d’ouvrir le second tome, qui est quelque part dans mes cartons, alors il me faudra attendre la rentrée !

 

Bon été à tous !