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Les chants de la Terre lointaine

7 novembre 2010

de Arthur C Clarke

Les chants de la Terre lointaine arthur C Clarke

La Terre se meurt et les derniers représentants de l’espèce humaine prennent place à bord du Magellan pour un voyage de plusieurs centaines d’années. Au cours d’une escale sur une planète-océan colonisée longtemps auparavant par des vaisseaux-semeurs, l’équipage du Magellan rencontre des humains pour qui la Terre n’est déjà plus qu’un lointain souvenir, une légende.

Une fois encore, la magie de Arthur C. Clarke aura opéré. J’ai quitté la Terre proche de la destruction, à bord du vaisseau Magellan, j’étais pleine d’espoir pour l’humanité qui part s’installer ailleurs dans l’univers. Avant de rejoindre Sagan 2, ma destination finale, j’ai fait escale sur Thalassa, planète « semée » il y a 700 ans par un des premiers vaisseaux à quitter la Terre. J’y ai rencontré ses habitants, des descendants des Terriens. Nous nous sommes observés, nous les Terriens, eux les Lassans, si proches et si différents, curieux les uns des autres, un peu jaloux des fois, mais la plupart du temps réunis par nos origines. Nous nous sommes appréciés… puis je suis repartie… pour mon dernier voyage, le temps d’un sommeil de 300 ans…

Je ne sais plus où j’ai lu une description de ce livre parlant d’une fable… Avec le côté poétique, nostalgique que j’apporte à la notion de fable, oui, c’est tout à fait ça !

Je regrette de ne pas pouvoir suivre ces derniers survivants de la Terre dans leur destination finale, de ne pas connaitre le futur de Sagan 2… je regrette aussi de ne pas avoir pu rester sur Thalassa, pour observer l’évolution de ces autres « terriens ».

Arthur Clarke sous-entend des pans de leurs histoires respectives, nous laisse en attente d’une suite, du futur de tous ces personnages ou tout au moins de ces deux planètes… Il y avait tant de matière pour une suite… Mais il a préféré nous laisser faire, avec nos propres imaginations… Qu’à celà ne tienne, je relève le défi et m’en vais rêver de terraformation de Sagan 2, de nouvelles terres immergées sur Thalassa, et de la célèbre bataille des Scorps…

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Mars la Rouge

10 juin 2010

de Kim-Stanley Robinson

Mars la Rouge Kim-Stanley Robinson

Mars la Rouge, ce n’est pas pour demain, c’est déjà aujourd’hui ! Ils sont arrivés. Leur but ? Recommencer l’Histoire dans un décor nouveau. Bâtir un monde neuf, en rupture avec la Terre déliquescente qu’ils ont quittée. Sous le leadership de deux Américains, John Boone et Frank Chalmers, et d’une Russe, Maya Toitovna, les colons s’attaquent à l’installation des infrastructures de base sur la planète. Il faut descendre dans ses canyons vertigineux pour y chercher de la glace, ensemencer les vallées où coulèrent les fleuves, il y a des millions d’années. Il faut inventer de nouvelles villes, avec des matériaux et des concepts nouveaux. Des cités de rêve, greffées sur le désert, au flanc des plus grands volcans du système solaire. Et il faut faire vite, car les immigrants arrivent, de plus en plus nombreux, en provenance d’une Terre surpeuplée. Le rêve sombrera-t-il dans le chaos ? C’est que Mars, si éloignée du berceau de l’humanité, constitue un incroyable enjeu économique et politique pour les puissances terrestres : les transnationales, sociétés tentaculaires dotées d’un tel pouvoir qu’elles peuvent racheter des pays, des Etats… des mondes, peut-être.

J’ai lu ce livre pour la première fois, il y a une éternité… Probablement 10 ou 11 ans… Sorti de derrière les fagots la fin de semaine dernière, je me suis replongée dedans avec beaucoup de plaisir…

L’auteur nous propose une expérience passionnante (enfin pour moi !!!)… Partir avec 100 scientifiques dans un vaisseau spatial, direction Mars… Objectif ? Terraformer la planête !

Ce livre est le premier tome d’une trilogie (Mars la Verte et Mars la Bleue la complètent) qui va donc raconter l’épopée de ces scientifiques et de leurs premiers descendants dans la transformation de Mars en une planête viable pour l’Homme.

On est dans la « hard SF », il ne faut pas donc pas être surpris par l’avalanche de descriptions techniques, géologiques, scientifiques en tout genre que l’auteur fournit. Que l’on apprécie ou pas d’être noyé sous les détails parfois quasiment incompréhensibles, c’est cette abondance qui crée l’intérêt et la « vraisemblance » de ce livre. Personnellement, je suis allée beaucoup plus vite cette fois-ci dans ces parties là et je ne pense pas que celà pose un problème pour un « premier lecteur » non plus.

Anecdote amusante… A l’époque où j’ai découvert cette série, j’habitais en France. Quelques jours après avoir fermé le dernier tome, je suis tombée sur une émission sur Canal Plus je crois, qui montrait les travaux de scientifiques américains pour terraformer une planête ! Ils travaillaient notamment sur des mousses et champignons moléculaires, et tentaient de les faire pousser à très haute altitude pour comprendre et adapter leur comportement avec une atmosphère raréfiée… etc… en gros tout ce que les colonisateurs de Mars la Rouge font et mettent en place ! C’était assez incroyable… j’avais quasiment l’impression de regarder ce que je venais de lire ! (bon presque, okay…)

Pour en revenir au livre, nous suivons un certain nombre des scientifiques du vaisseau. Leurs visions du projet ne sont pas toujours parallèles et je trouve que Robinson décrit très bien les dissensions et heurts qui apparaissent inévitablement dans les milieux en vase clos comme celui-ci. Les personnages sont assez hauts en couleurs et je me suis attachée assez rapidement à un certain nombre d’entre eux.

On sent un enthousiasme incroyable de l’auteur pour une telle mission qui implique non seulement la mise en place de projets scientifiques et techniques ambitieux, mais aussi l’appararition d’une toute nouvelle structure sociale, politique et économique. Suivre ces évolutions en parallèle est vraiment passionnant !

Je vous parlerai prochainement du prochain tome 😉