Posts Tagged ‘humour anglais’

God save la France

15 février 2011

de Stephen Clarke

God save la France Stephen Clarke

Nom : Paul West. Age : 27 ans. Langue française : niveau très moyen. Fonction : jeune cadre dynamique promis à un grand avenir. Occupation : déjouer les pièges potentiellement désastreux du quotidien français. Hobbie : lingerie féminine. Signe particulier : Paul West serait le fruit d’un croisement génétique entre Hugh Grant et David Beckham. Jeune Britannique fraîchement débarqué à Paris, créateur, en Angleterre, de la fameuse enseigne Voulez-Vous Café Avec Moi, Paul a bien du mal à s’adapter au pays des suppositoires, des grèves improvisées et des déjections canines. Et il n’est pas au bout de ses surprises…

Je ne sais pas pourquoi j’ai relu ce bouquin… Disons qu’il m’est tombé dans les mains, que j’ai pensé ‘a Peter Mayle et à Une année en Provence que j’avais beaucoup aimé et que je me suis dit, allez pour me changer les idées, je vais me replonger dans la vision de la France par un Anglais plein d’humour…

Et bien disons le tout net, ma mémoire flanche, parce que j’avais déjà lu ce livre, déjà pas aimé et je ne me m’en souvenais même pas !

Je ne vais pas critiquer les observations de ce jeune anglais débarquant à Paris… Malheureusement pour mon pays et mes compatriotes, il y a une grande, que dis-je une énorme part de vérité… Mais je sature complètement sur la façon d’écrire tout ça… L’exagération à outrance m’ôte l’envie de rire, et c’est ce qui se passe dans ce livre…

Là où un Peter Mayle critique tout en délicatesse et subtilité, Clarke fait dans la grosse artillerie et avec un objectif quasi affiché de commercialisation outre-Manche… et franchement, ça ne passe pas pour moi. Quite à critiquer la France et les Français (et en bonne franchouillarde que je suis, je ne suis pas la dernière à le faire), autant le faire avec adresse et humour…

Alors ça m’aura occupé une soirée, et voilà un livre qui ne restera pas dans ma bibliothèque. A vrai dire, je ne sais pas pourquoi je l’ai gardé après la première lecture…

Le début de la fin

31 août 2010

de Jasper Fforde

Le début de la fin - Jasper Fforde

Quatorze ans après la tentative d’assassinat dont elle a été victime, la célèbre détective littéraire Thursday Next est toujours aux prises avec la fiction : on lui a collé son alter ego en guise de stagiaire, un Excédent de Bêtise menace, et, surtout, la fin des Temps est à craindre. Tout ça alors que son fils, le petit Friday jadis si mignon, est devenu un adolescent mollasson qui lui cause bien du souci. Pourtant la ChronoGarde cherche à tout prix à le recruter… il est selon eux destiné à sauver la planète… pas moins de 756 fois ! Et ce n’est que le début… car un livre interactif dans lequel les lecteurs pourront tout bonnement éliminer les passages dits ennuyeux est censé pallier la baisse vertigineuse de la lecture dans le Monde Extérieur ! Les lecteurs qui prennent le pouvoir ? Thursday doit bien avouer qu’on ne lui avait encore jamais fait ce coup-là. Et c’est à elle et à elle seule qu’il revient d’empêcher le Monde des Livres de voler en éclats…

Et voilà… Je n’aurais pas pu me retenir bien longtemps… et j’ai donc englouti la série des aventures de Thursday Next.

Tout d’abord, j’aime beaucoup le fait que Thursday vieillisse. En effet, elle est au début de la cinquantaine dans ce tome, qui se situe une quinzaine d’années après le dernier « Sauvez Hamlet ! ».

Elle est toujours aux prises avec les manigances du groupe Goliath, travaille officiellement comme poseuse de moquettes, mais en réalité pour les OpSec et clandestinement pour la Jurifiction, où elle se retrouve en charge de deux stagiaires, qui ne sont autres que ses alter egos dans les livres qui, suite à sa renommée, ont été écrits pour raconter ses aventures… Bref, toujours occuppée la miss ! Surtout si l’on rajoute que son grand garçon, Friday, est en pleine crise d’ado… qu’elle a aussi deux filles… que son cher époux Landen a une vraie crampe de l’écrivain… Ah oui, et comme tout ça pourrait lui laisser quelques moments tranquilles, elle fait aussi du traffic de fromages, et pas n’importe quels fromages !!!

Bien évidemment, le monde est en danger, que dis-je la Fin du Monde est en jeu… Et cette maman active va devoir motiver son fainéant de fils… car tout dépend de lui !!!

Un tout petit peu plus de longueurs peut être et certains personnages m’ont manqué et j’aurais aimé que l’auteur délir eun peu plus sur les livres interactifs, mais globalement je reste sur ma très bonne impression.

Rigolades assurées, univers toujours aussi déjanté, humour anglais toujours aussi excellent… Sous des dehors abracadabrants, plusieurs critiques acerbes de ce qui nous entourent… Je me suis vraiment régalée à lire cette série…

Si vous voulez connaitre mon avis des tomes précédents… L’affaire Jane Eyre, Délivrez-moi, Le puits des Histoires perdues, Sauvez Hamlet

La souris bleue

26 mai 2010

de Kate Atkinson

La souris bleue Kate Atkinson

Un détective privé enquête à Cambridge sur des affaires criminelles qui n’ont jamais été éclaircies. Il doit remonter à des événements du passé, souvent très lointains, pour suivre les traces de la mystérieuse  » Souris Bleue « . Les intrigues sont situées dans des milieux sociaux très divers, allant de la classe ouvrière à la gentry. Les drames les plus poignants alternent avec les épisodes désopilants. On retrouve le regard caustique de Kate Atkinson sur notre monde moderne, la télévision et la  » néfaste food « , entre autres. Anticipations et retours en arrière tiennent le lecteur en haleine. Les maux de notre société, l’amour parental avec ses excès et ses carences sont dépeints avec une étonnante âpreté de ton.

Première rencontre avec Kate Atkinson, faite il y a deux ans… relue ce week-end.

Je me souviens avoir été surprise par la lenteur du départ. Ce qui n’a pas été le cas lors de cette relecture car je me suis attardée sur d’autres détails.

Nous suivons Jackson Brodie, détective privé, qui travaille sur trois enquêtes : la disparition d’une enfant, le meurtre d’une jeune fille et l’assassinat d’un mari par sa femme. Ces trois évènements ont tous eu lieu dans le passé, et n’ont pas été élucidés à ce jour.

Avec beaucoup de brio, l’auteur passe d’une enquête à l’autre, du présent au passé. A chaque chapitre son personnage.

J’ai trouvé ce livre vraiment bien. Au delà de l’enquête, c’est le personnage de Jackson Brodie qui est intéressant, ex-policier, pessimiste, désabusé, caustique. Ce sont aussi les liens entre les protagonistes des enquêtes, relations parents-enfant. De nombreux thèmes très durs sont abordés, comme l’inceste, mais avec beaucoup de finesse. Et l’ironie et l’humour anglais font des merveilles.

A la relecture, ce livre m’a toujours autant plus… ce qui fait que je vais essayer de me replonger dans un autre Atkinson « C’est pas la fin du monde » qui lui, en revanche, ne m’avait pas plus du tout… Affaire à suivre