Archive for the ‘Littérature espagnole’ Category

Le jeu de l’ange

16 février 2013

de Carlos Ruiz Zafon

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Dans la turbulente Barcelone des années 1920, David, un jeune écrivain hanté par un amour impossible, reçoit l’offre inespérée d’un mystérieux éditeur : écrire un livre comme il n’en a jamais existé, «une histoire pour laquelle les hommes seraient capables de vivre et de mourir, de tuer et d’être tués», en échange d’une fortune et, peut-être, de beaucoup plus. Du jour où il accepte ce contrat, une étrange mécanique de destruction se met en place autour de lui, menaçant les êtres qu’il aime le plus au monde. En monnayant son talent d’écrivain, David aurait-il vendu son âme au diable ?

Après l’Ombre du Vent que j’avais adoré, je découvre donc le Jeu de l’ange. Décors et thème similaires, les livres omniprésents, une grande part au mystère et du fantastique en fil rouge… Que demander de plus ?

Contrairement à ce que j’avais cru comprendre, il ne s’agit pas du tout de la suite de l’Ombre du Vent, mais bien évidemment, on évolue dans un univers identique.

Je suis rentrée dans l’histoire à toute vitesse, me suis prise d’affection immédiatement pour le jeune David et ses tourments d’écrivain. J’ai aimé les descriptions de Barcelone, la puissance de l’obscurité omniprésente, les personnages secondaires tels que le vieux libraire Sempere et la jeune Isabella si plein de vie. Puis sans comprendre vraiment pourquoi, il y a eu un flottement et la lecture est devenue plus difficile. Je me suis accrochée, ai fait une pause, suis revenue et je ferme enfin ce livre. Pas déçue réellement, mais peut être un tout petit peu sur ma faim quand même. Mais pouvais-je m’attendre à autre chose après l’émotion que m’avait procuré l’Ombre du vent… Mon erreur aura certainement été de chercher à comparer…

 

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Un miracle en équlibre

20 octobre 2011

de Lucia Etxebarria

Loin des clichés, Lucía Etxebarria livre, à travers cette longue lettre d’une jeune mère à sa fille, une réflexion jubilatoire sur la féminité actuelle. Tour à tour drôle, piquante et poétique, elle lui parle des désirs multiples et parfois contraires qui tiraillent le cœur de la femme moderne : être indépendante, attirante, active, aimante exemplaire, l’une après l’autre ou toutes à la fois. Elle lui parle aussi de ses doutes d’écrivain, de l’inspiration capricieuse et de la cavalcade impatiente des idées et des mots. Ce roman bourré d’humour et d’émotion a reçu le prestigieux prix Planeta, équivalent espagnol du prix Goncourt.

Voici encore un de ces livres que j’ai acheté sur délit de titre et de couverture… Cette auteure m’intriguait par les titres de ses romans (J’ai acheté Amour, Prozac et autres curiosités en même temps 😉 )

Et voici un achat que je ne regrette pas et une auteure que je vais continuer à suivre avec grand intérêt.

Ce livre est une lettre d’amour d’une jeune maman à sa fille. Une lettre immature par moment, et extrêmement raisonnable à d’autres, saine et folle à la fois. Cette lettre a ceci d’intéressant qu’elle ne verse ni dans le larmoyant ni dans le « cul-cul la praline » (haha, j’adore cette expression). C’est aussi le questionnement d’une jeune femme par rapport à la maternité, à l’état de mère versus femme, par rapport à un chemin de vie parsemée d’embûches. L’auteure met l’accent sur les doutes, les peines, les frustrations, les joies aussi bien sûr. Le tout baignant dans beaucoup de poésie et d’humour.

Au delà de la relation à sa fille, c’est aussi de la vie en général que parle Éva, l’auteure de la lettre. La difficulté d’être adulte, la relation par rapport aux autres, L’image de soi-même, le fait de s’accepter en tant que femme, avec ses contradictions, ses défauts et ses besoins, la relation par rapport aux hommes. Tout y passe, comme si cette lettre, qui devient un livre, était une sorte de testament d’une mère à sa fille, une passation de tout son savoir, même imparfait pour donner à son enfant le maximum d’outils  pour vivre sa propre vie.

C’est une lecture qui fait naitre beaucoup d’émotions et qui m’a poussé à réfléchir sur beaucoup de sujets.

Le tableau du Maître flamand

2 juin 2010

de Arturo Perez Reverte

Le Tableau du Maître flamand Arturo Perez Reverte

Julia, restauratrice d’oeuvres d’art à Madrid, travaille sur un tableau du XVe siècle représentant deux chevaliers jouant aux échecs. Une expertise révèle, sous la peinture, une phrase en latin pouvant se traduire par « qui a pris le cavalier » ou « qui a tué le chevalier ». Avec l’aide d’un antiquaire, d’un joueur d’échecs et d’un historien, son ancien ami, Julia tente de déchiffrer l’énigme du tableau. Pure devinette de spécialistes ? Non, car un mystérieux inconnu reprend la partie d’échecs du tableau de façon bien macabre : les proches de Julia, transformés en pièces du jeu, sont assassinés les uns après les autres…Perez-Reverte, que l’on savait déjà extrêmement doué pour les constructions subtiles, se révèle ici un joueur hors pair. Plusieurs énigmes s’entrecroisent et se répondent : qui a tué le chevalier cinq siècles plus tôt ? Quelle est l’issue de la partie ? Qui est l’assassin actuel ? L’auteur fournit au lecteur les diagrammes de la partie en cours, l’impliquant ainsi dans un jeu qu’il mène de main de maître. Jean-Marc Laherrère

Ce livre est le premier de Perez Reverte que j’ai lu. Découverte coup de cœur pour moi, je suis tombée dans ce livre et n’ai pas réussi à en sortir avant la dernière page. Encore aujourd’hui, je prends beaucoup de plaisir à le relire.

Nous suivons une enquête subtile où la peinture que restaure Julia joue le rôle central. La partie d’échec de Peter Van Huys montre deux chevaliers en train de jouer avec une femme qui brode à l’arrière. Mais sous cette peinture, Julia découvre une inscription mystérieuse… « Qui a tué le chevalier? »

Alors que la jeune femme s’attache à trouver la réponse à cette question, les morts se multiplient autour d’elle. Tous liés d’une manière ou d’une autre à la partie d’échec qui se joue sur le tableau.

Toute l’intrigue est basée sur le fait qu’il faut finir la partie en jeu pour trouver le mystérieux tueur de notre époque et résoudre l’énigme du tableau. Les deux enquêtes sont totalement liées et passionnantes…

Pas besoin de s’y connaître aux échecs (non seulement je n’y connais rien, mais en plus ça ne m’attire pas du tout !), c’est de stratégie dont il est question, de réflexions pour engager le mouvement suivant. C’est un livre magique et captivant, reliant notre époque au XVème siècle par le biais de l’art et des échecs.

Un livre qui ne plaira certainement pas à tout le monde, mais qui à mon avis, vaut la peine d’être essayé pour l’originalité du thème…

Et une relecture qui me donne envie de relire les autres que j’ai en stock… Zut, ça va pas faire descendre ma PAL, ça… :-/