Archive for janvier 2011

Yoko Tsuno Tome 24 : le septième code

25 janvier 2011

de Roger Leloup

Le septième code Yoko Tsuno Roger Leloup

Je me suis fait un petit retour en enfance en ce début de semaine en lisant ce tome d’une série dont j’ai été fan depuis le début… les aventures d’une électronicienne japonaise Yoko Tsuno !

Je ne vais pas dire que j’ai été enthousiasmée, ce serait mentir 😦 même si je ne rejette pas tout de ce tome.

L’histoire… Ca fait déjà plusieurs tomes que le scénario me laissait un peu froide ou tout au moins sur ma faim… Mais je mets ça sur le compte de mon grand âge maintenant… alors que j’étais tant emballée étant gamine… Mais quand même… Je trouve cet épisode un peu trop surchargé…

Les personnages… je suis déçue de voir que Vic et Pol sont de moins en moins présents. J’aimais le côté tempérant de Vic et la gentille folie de Pol… ce dernier devient en plus un grand gamin et… bof… Je n’avais pas forcément adoré la comtesse, alors la voir réapparaitre me laisse froide. Et une autre jeune fille apparaît qui semble être destinée à revenir, en la personne de Emilia… Bon, elle a du caractère, des dons certains… Affaire à suivre.

Le dessin… Alors là, je suis pas mal déçue. Et je suis allée refeuilleter mes vieux tomes pour être certaines que je ne rêvais pas… Mais non, le dessin évolue d’une façon qui me déplait. Les visages deviennent de plus en plus anguleux… Les femmes se ressemblent toutes, les hommes pas mal aussi (ca a toujours été un peu le défaut, mais dans ce tome, ça me saute encore PLUS aux yeux.) Les décors en revanche sont toujours aussi fouillés… Rien à dire de ce côté-là à mon avis…

Voilà, mon petit retour en enfance m’a quand même fait du bien… et je vais me procurer la Servante de Lucifer, le tome qui est sorti cette année… parce que j’ai l’impression que les Vinéens sont de retour et j’ai toujours eu un faible pour les amis bleus de Yoko…

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Miserere

20 janvier 2011

de Jean-Christophe Grangé

Miserere Jean Christophe Grangé

CE SONT DES ENFANTS. ILS ONT LA PURETÉ DES DIAMANTS LES PLUS PARFAITS. AUCUNE OMBRE. AUCUNE INCLUSION. AUCUNE FAILLE. MAIS LEUR PURETÉ EST CELLE DU MAL.

C’est toujours un piège d’ouvrir un roman de Jean-Christophe Grangé. On se dit qu’on va juste en humer les premières pages et puis, bing !, en un clin d’oeil, vous voilà pris au piège, cramponné au fort volume qui fi le à cent à l’heure. AL. F., Livres Hebdo.

Il y a là de quoi leurrer les plus éprouvés des lecteurs de Grangé. Et assez d’ombre pour les contenter. Alexis Brocas, Le Figaro Magazine.

J’ai acheté ce livre à la gare en attendant un train, comme ça, spontanément, sans même lire la 4ème de couverture, juste sur un coup de tête parce que ça faisait longtemps que je n’avais pas lu un Grangé.

Dès le début, j’ai aimé la présentation des deux personnages principaux : l’arménien et le russe. Qualificatifs pratiques puisqu’ils permettent d’éviter des répétitions de noms tout au long d’une page, mais aussi parce qu’ils campent tout de suite les deux personnages chacun dans sa singularité. Ils ont chacun un secret, mais ce n’est que vers la fin de l’histoire qu’ils seront dévoilés au lecteur.

Avez-vous regardé l’image sur la couverture ? J’avais lu plus de la moitié du livre quand j’ai pris la peine de vraiment la regarder et que l’étrange mélange abstrait de noir et de bleu s’est transformé en image précise. Avant je ne voyais que des formes floues qui selon ma logique devaient être en rapport avec la drogue qui joue aussi un rôle important. Après le déclic visuel, le Mal devenait bien plus présent et dérangeant !

Le sujet du livre est bien sûr terriblement cruel, on s’en doute, mais on ne veut pas y croire. Il s’agit d’enfants, d’enfants chantant dans des chorales d’église. Où peut donc être le mal dans un tel contexte ? Ah, la première piste est facile : église catholique + jeunes garçons…Trop facile. Ce mal existe, chez Grangé aussi, mais on passe rapidement à un mystère bien plus grand qui entoure ces petits chanteurs à la voix si pure.

Si vous aimez Grangé, je vous le conseille, sinon, âme sensible s’abstenir. Les descriptions sont très détaillées et l’imagination de l’auteur nous laisse une fois de plus sans voix devant de telles atrocités.

Une petite mise à jour de temps en temps…

18 janvier 2011

Cà ne fait pas de mal, n’est-ce pas ?

La page Index des lectures est enfin à jour…

Promis, je mets à jour celle du défi des auteurs canadiens très vite…

A bientôt et bonnes lectures

 

Vous pouvez aussi suivre les mises à jour sur FB

Le chateau de verre

13 janvier 2011

de Jeannette Walls

Le chateau de verre Jeannette Walls

De son enfance étonnante, la journaliste Jeannette Walls a gardé tard le secret. Ce soir-là, en quittant Park Avenue couverte de perles pour se rendre à une soirée, elle est rattrapée par son passé : elle voit sa propre mère, en pleine rue, fouiller dans une poubelle. Jeannette ne descendra pas du taxi. Ebranlée, elle décide de raconter. Les départs précipités, de ville en ville, les jours sans pain, la misère… L’alcoolisme et les absences du père, savant incompris. La douce folie d’une mère artiste et peintre. De l’égoïsme de ces deux marginaux, Jeannette a souvent souffert. Mais quel enfant a jamais pu caresser un guépard au zoo, avoir une étoile pour son anniversaire ou rêver sur les plans d’un château de verre en plein désert, dessiné par un père visionnaire ? De l’absolue liberté de ces deux anticonformistes, clochards célestes et pleins d’amour, les enfants Walls ont, plus que la faim ou la honte, hérité d’un formidable appétit de vivre…

Voici une superbe découverte. Un livre que j’ai pris au hasard, un titre même pas si accrocheur que ça, une jolie couverture, une quatrième de couverture intrigante.

Une histoire vraie… et pourtant, on ne peut pas s’empêcher de se demander si c’est vraiment vrai. Dans notre petite bulle protégée, comment pourrait-on imaginer que certains enfants vivent de cette façon. Bien entendu, on sait qu’il se passe des choses terribles, ne soyons pas naifs… Mais cette histoire ne raconte pas de violences, de drames purs, de faits divers…

Non, ce livre raconte l’enfance de l’auteure. Une enfance entourée par des parents aimants, intelligents, cultivés, avec des valeurs profondes, plein d’idéaux, plein de rêves… Mais il y a un mais… Des parents inadaptés, inadaptables. Des parents d’un égoïsme forcené… Un père alcoolique, une mère « ailleurs » qui offrent à leurs enfants une vie de misère pure et dure, de fuite. On pourrait dire par choix… mais est-ce vraiment un choix pour ces deux marginaux ?

Et quatre enfants, se serrant les coudes, doués d’une volonté féroce de s’en sortir. Des enfants sans aucune illusion sur leurs parents, et pourtant plein d’amour pour eux, soudés dans leur fratrie au point de se sauver les uns les autres d’un avenir sombre qui les menace… Car on ne peut pas s’empêcher de se dire que l’on ne peut pas se sortir, en tant qu’enfant, d’une telle vie. Mais si… C’est au moins en apparence ce que nous montre Jeannette Walls, et pour cette raison, ce livre est un livre d’espoir et de courage.

C’est vraiment une histoire saisissante, qui prend aux tripes, bouleverse. Elle fait naitre beaucoup de réflexion sur l’amour des parents pour leurs enfants, sur les devoirs des parents. Comment peut-on aimer ses enfants au-delà de toute raison, et les faire vivre de cette manière. Et à voir la façon dont ces enfants s’en sont finalement sortis… Faut-il en conclure que le choix était peut être le bon ?

 

Blacksad tome 4 – L’enfer, le silence

11 janvier 2011

par Canales et Guarnido

Blacksad 4 L'enfer le silence

Années 1950, La Nouvelle-Orléans, où la fête de Mardi gras bat son plein. Grâce à Weekly, un producteur de jazz dénommé Faust fait la connaissance de Blacksad. Faust demande à ce dernier de s occuper d une affaire : un de ses musiciens, le pianiste Sebastian, a disparu. Il n a pas donné signe de vie depuis des mois, mettant en péril le label musical privé d’une star. Faust craint que Sebastian ait, une fois de trop, sombré dans la drogue. Sa requête est d autant plus pressante que Faust se sait atteint d un cancer. John accepte la mission et découvre peu à peu que Faust ne lui a pas tout dit. Il s’aperçoit qu’il est lui-même manipulé, mais décide tout de même de retrouver Sebastian pour comprendre les raisons de sa disparition. Il ne sait pas encore qu il va connaître son enquête la plus éprouvante, à plus d un égard.

Je me suis replongée avec délice dans ce bijou de série qu’est Blacksad et j’ai dévoré ce nouveau tome, qui s’était pas mal fait attendre !

Dans les bas-fonds de la Nouvelle Orléans, la musique cohabite avec la misère, le crime est partout, la discrimination, le racisme et la corruption font de ce monde un univers peu engageant. Mais c’est le monde dans lequel évolue Blacksad, fidèle à lui-même.

Je n’ai pas trouvé de choses profondément nouvelles dans ce tome, mais l’ambiance reste profonde, lourde, la musique est omniprésente et on croirait presque l’entendre encore cette fois-ci. Le dessin est superbe, les couleurs magnifiques, les personnages plein de mystères et inimitables.

J’ai trouvé ce nouvel opus superbe comme ses prédécesseurs. Et il semblerait que l’on n’ait pas besoin d’attendre aussi longtemps pour le tome 5 ? Ce serait extra !

Si vous ne l’avez pas encore fait, tentez l’expérience Blacksad, vous ne devriez pas regretter ♥♥♥

Rue des mensonges

6 janvier 2011

Joy Fielding

Rue des mensonges Joy Fielding

LU PAR CHRISTEL….

Joy Fielding est une romancière canadienne qui rêvait d´être actrice et a soumis sa premiere nouvelle à un magazine à l´âge de 8 ans. Après des études de lettres anglaises et plusieurs rôles au théatre et dans des films, elle se consacre finalement à l´écriture. Elle se spécialise dans les thrillers psychologiques et les romans sentimentaux.

Son succès dès les années 90 tient surtout de son style à décrire aux lecteurs les pensées intimes, les doutes et les angoisse de ses héroines (des femmes toujours!).

Jamie cherche à tout prix à échapper à la banalité de sa vie. Alors quand elle rencontre Brad, elle étanche sa soif d’amour et de reconnaissance entre les bras de cet inconnu aux airs d’homme idéal. Lui aussi a des projets pour elle… Quand il lui propose de partir à la rencontre de son fils, Jamie fonce tête baissée. Destination : Mad River Road. Un aller simple vers l’enfer.

Cela fait quelques années que je refuse ce genre de livres par crainte de ne pouvoir dormir ensuite (comme lire m´aide normalement à dormir…). Mais Joy Fielding me faisait déjà envie il y a quelques années avec le titre „Ne compte pas les heures“ , qui avait déjà de bonnes critiques. Sauf qu´il s´agissait d´un roman sentimental et que j´ai donc été surprise par le style de celui-ci.

Que dire de ce livre sans trop en réveler… un psychopathe et 3 femmes qui vont finir par se rencontrer grâce à lui.

Lui, Brad, a une mère possessive.

Jamie sort d´une relation sans issue, elle exaspère sa famille et voit Brad comme son sauveur

Lily sort d´une relation difficile et est sur le chemin de la liberté, même si elle tait un lourd passé.

Emma est sorti d´une relation difficile et a trouvé plus ou moins sa liberté dans l´écriture dans la ville de Mad River Road. Lily et elle sont voisines .

Jusqu’à leur rencontre, des émotions, des violences, quelques nausées par procuration, des changements de décors au cœur de l´Amérique, des rencontres, des enfants.

L´intérêt est surtout dans l´analyse que nous propose Joy Fielding. On entre dans les têtes, ce qui nous fait ressentir toutes les émotions comme si il s´agissait de nous. C´est donc un livre qui se lit facilement, à condition de ne pas être seule chez soi….

Une saison dans la vie d’Emmanuel

3 janvier 2011

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une saison dans la vie d’Emmanuel

Roman de  Marie-Claire Blais

Emmanuel naît  » sans bruit un matin d’hiver « . Lorsqu’il ouvre les yeux sur ce qui l’entoure, sa mère est déjà partie aux champs. Quand elle reviendra, se souviendra-t-elle qu’elle l’a mis au monde le matin même ? Emmanuel pleure, seul avec sa grand-mère, personnage fort et bourru. Soudain il comprend :  » Il désirait respecter son silence ; il n’osait plus se plaindre car il lui semblait soudain avoir une longue habitude du froid, de la faim, et peut-être même du désespoir.  » Entre une grand-mère sèche, culpabilisante mais rassurante, une mère silencieuse et soumise, un père absent, et d’innombrables frères et sœurs, dont Héloïse, ancienne religieuse devenue fille de mauvaise vie, et le souvenir de Jean le Maigre, frère  » intelligent à vous faire peur  » qu’il n’a pas connu, Emmanuel va rapidement s’éveiller, découvrir la soif de liberté, la vie et son lot de petites joies et de grandes souffrances.
Marie-Claire Blais, dont l’originalité, les talents d’écrivain et la grande sensibilité ont été reconnus dès la parution de son premier livre (La Belle Bête, 1959), a reçu pour Une Saison dans la vie d’Emmanuel le prix Médicis 1976.

Quand je suis arrivée au Canada, j’ai voulu découvrir ce pays sous toutes ses coutures. Pour l’histoire, j’ai lu « L’histoire du Canada pour les nulles ». Pas très académique mais complet, accessible et pas trop long. Pour les arts graphiques, quelques séances au Musées des Beaux Arts. Pour le cinéma, le coffret des films de Denys Arcand, la Chute de l’empire américain et les Invasions barbares, et les Têtes-à-claques un peu aussi. Pour la littérature, j’ai commencé par Marie-Claire Blais. C’est ma deuxième chronique pour mon  défi de lecture canadienne.

J’ai adoré parce que c’est à la fois une belle œuvre de littérature mais aussi une plongée dans le Québec du début du XXe siècle. Une initiation à la civilisation québécoise : l’hiver, la vie à la campagne, les familles nombreuses, la domination de l’église. L’écriture est fine et subtile mais le récit  est pittoresque, rustique : comme si on y était.

Je l’ai dévoré, il faut dire que le livre ne fait que 165 pages. Malgré tous leurs vices, la crasse et la pauvreté, les personnages sont attachants.

La grand-mère Antoinette bourrue et méchante, pas si méchante en fait, plutôt endurcie par cette rude vie de labeur, de froid et de pauvreté. Je l’aime bien finalement, peut être parce qu’elle est directe et tient tête à son gendre, le maitre de maison. C’est mon côté féministe qui parle. Les fils indignes : Jean le Maigre, l’intellectuel, le poète de la famille mais tuberculeux qui finira sa courte vie au séminaire selon la volonté de Grand-mère Antoinette ; et le Septième – je ne me souviens avoir lu son nom dans le livre- le vicieux, le paresseux mais malin et plein de vie. Celui qui s’en sort le mieux dans l’histoire. Et enfin, la sœur Héloïse qui passe du statu de religieuse illuminée à celui de prostituée enthousiaste.

C’est certainement un peu cliché : la famille de paysans pauvres de fin fond du Québec, les fils voués au séminaire et à l’emprise des prêtres pédophiles, le travail à la ville et ses vices urbains. Mais c’est compensé par la belle écriture et le réalisme poignant, tantôt pathétique, tantôt burlesque, tantôt émouvant.

Ce bouquin m’a tout simplement donné envie d’en lire d’autres.

Quelques voeux de saison…

3 janvier 2011

A tous les livrophages, livrovores et autres lecteurs compulsifs qui suivent ce blog,

Je vous souhaite à tous une superbe année, bonheur et sérénité pour vous et vos proches….

et parce que c’est ce qui nous rapproche, je vous souhaite bien entendu de beaux moments de lecture et de partage livresque et une PAL bien portante

Amitiés